TRACT INTERSYNDICAL : FONDS DE SOUTIEN POUR LES CDD, CDD-U ET PIGISTES

IL N’EST PAS TROP TARD POUR EN BENEFICIER !

Mardi 24 novembre s’est tenu un comité de suivi de l’accord « fonds de soutien solidaire à destination des salariés non-permanents » signé le 25 mai par la CFDT, FO et le SNJ.

La première bonne nouvelle pour les salariés non-permanents est la reprise de l’activité, très forte depuis l’été.  

En août, septembre et octobre 2020, le taux de recours aux non-permanents a d’ailleurs été plus important qu’à la même période en 2019.


Lire le tract intersyndical

Loi Sécurité Globale : les rassemblements à venir les 26, 27, 28 novembre

Suite à l’adoption de l’article 24 la mobilisation se poursuit. De nouveaux rassemblements sont prévus.

Jeudi 26

Toulouse

Quimper

 
Vendredi 27

Metz : 17h30 devant le tribunal

Lannion, à l’initiative des étudiants en journalisme 

 
Samedi 28
 
Paris : Marche et rassemblements des libertés à 14 heures. Défilé entre République et Bastille et là prise de parole avec des syndicalistes, humanitaires, étudiants, personnalités de la société civile…

Rennes : 11h de la Place de la République jusqu’à l’esplanade Charles de Gaulle. 

Source : CFDT Journalistes

Intersyndicale journalistes : Loi Sécurité globale, le Ministre de l’intérieur ne modifiera pas le texte…

Ce lundi 23 novembre 2020, le Ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a rencontré une délégation de 15 personnes  représentant les syndicats et associations de journalistes, la Ligue des Droits de l’Homme et les associations de droits de l’homme, après la mobilisation samedi contre la proposition de loi Sécurité Globale qui entrave la liberté d’informer.

En réponse aux questions et face à la demande de retrait du texte… une seule réponse du ministre… Rien ne bougera sur ce texte.

Circulez, y a rien à voir.

Paris, le 24 novembre 2020


Lire le tract

Loi sur la sécurité globale : le droit à l’information ne supporte aucune ambiguïté

Le droit à l’information ne supporte aucune ambiguïté

Dans une société où les tensions sont palpables, où la défiance envers les autorités est manifeste, la proposition de loi de sécurité globale, et particulièrement son article 24, crée une nouvelle fracture.

Fracture entre des forces de l’ordre, qui doivent être défendues dans l’exercice de leurs missions face aux menaces croissantes dont elle sont l’objet, et des journalistes qui doivent être protégés sans ambiguïté dans leur liberté d’informer.


lire la suite du communiqué

Projet de loi : « sécurité globale », appel à manifestation les 17 et 21 novembre 2O20

Mardi 17 novembre 2020 arrive à l’Assemblée le projet de loi LREM « sécurité globale » qui, aux dires même de la Défenseure des Droits Claire Hédon, fait peser des « risques considérables » sur la liberté d’informer et le droit à la vie à privée.

Une manifestation organisée par l’intersyndicale CFDT-CGT-FO-SNJ, la Ligue des droits de l’homme et 55 autres organisations, est organisée le mardi 17 novembre à 16 h devant l’Assemblée nationale.

Un autre rassemblement a lieu samedi 21 novembre sur le Parvis des droits de l’homme à Paris. 

Vous êtes attendus nombreux à ces deux rendez-vous.

Ce n’est pas qu’une affaire de journalistes : les drones qui survoleraient nos rues sont un sujet pour l’ensemble des citoyens, qui seront concernés dès lors qu’ils filmeraient ou photographieraient pendant des manifestations.

En tant que professionnels des médias, nous sommes particulièrement préoccupés par l’article 24 de la loi, qui stipule que sera « puni d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende le fait de diffuser, par quelque moyen que ce soit et quel qu’en soit le support, dans le but qu’il soit porté atteinte à son intégrité physique ou psychique, l’image du visage ou tout autre élément d’identification d’un fonctionnaire de la police nationale ou d’un militaire de la gendarmerie nationale lorsqu’il agit dans le cadre d’une opération de police. »

Pour la CFDT, il est hors de question de flouter le visage des personnels du maintien de l’ordre, ni de limiter la recherche d’informations sur le terrain.

Le droit des citoyens à être informés ne peut s’affranchir de la possibilité que les journalistes filment et diffusent l’action des forces de l’ordre. Une démocratie digne de ce nom doit s’assurer que l’action de ses forces de l’ordre pour la sécurité de tous les citoyens respecte les lois de la République. En 1964, en inscrivant dans son nom le “D” de démocratie, la CFDT a clairement affirmé que la démocratie était une des valeurs constitutives de son action syndicale.

Ce texte, élaboré sans aucune concertation avec les organisations syndicales de journalistes, est une violation grave de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, une des plus anciennes lois sur la liberté de la presse d’Europe, et porte atteinte au libre exercice de la profession de journaliste. 

Déjà, en septembre, le ministre de l’Intérieur a édité un nouveau Schéma national du maintien de l’ordre. Ce texte présente « la liberté d’expression et de communication comme une condition première de la démocratie », et demande de reconnaitre aux journalistes « une place particulière », mais rappelle en même temps que « le délit constitué par le fait de se maintenir dans l’attroupement après sommation ne souffre d’aucune exception y compris au profit des journalistes et membres d’associations ». 

Comment les journalistes peuvent-ils rendre compte sans être au cœur des évènements? 

Depuis plusieurs mois, la CFDT et son union syndicale des journalistes se battent contre ces projets ; il est temps maintenant d’élargir la mobilisation.

Nous appelons donc à :

·    Participer aux rassemblements prévus à Paris (avec une demande d’autorisation de rassemblement déposée conjointement avec la CGT, FO et le SNJ), le mardi 17/11 de 16h à 20h place Edouard-Herriot (derrière l’Assemblée nationale), et le samedi 21/11 à 11h, Parvis des Droits de l’homme.

·      Interpeller votre député (et nous le faire savoir, à journalistes@f3c.cfdt.fr), par mail ou via la plateforme d’interpellation des députés en ligne sur le site de la Ligue des Droits de l’Homme. 

·      Relayer nos positions et les visuels et bannières élaborés par la Ligue des Droits de l’Hommes sur les réseaux sociaux, et signer la pétition citoyenne de la Ligue des Droits de l’Homme.

Merci à tous !

Contact coordination CFDT-journalistes : J.-F. Cullafroz-Dalla Riva : 06 07 94 76 65

Retrouvez toutes les interventions CFDT-Journalistes lors de son audition par la Commission d’enquête relative à l’état des lieux, la déontologie, les pratiques et les doctrines de maintien de l’ordre du 5 nov dans cette vidéo : http://videos.assemblee-nationale.fr/Datas/an/portail/video.9829902_5fa413b003f0c.pratiques-et-doctrines-de-maintien-de-l-ordre–auditions-diverses-5-novembre-2020

  1. à 3h 6mn 20s et 3h 52 mn 9 s: Jean-François Cullafroz, trésorier de la CFDT Journalistes
  2. à 3h 17mn 7s et 3H 47 mn 40s : Yohann Relat, journaliste France2 et DS CFDT à France TV
  3. à 3h 42 mn 9s : Gérard Fumex, journaliste d’un pureplayer indépendant, interpellé lors d’une action Extinction-Rébellion à Annecy qu’il couvrait.
  4. à 3h 57 mn 48s et 4h 4mn 7s : Eric Dessons, reporter photo au JDD et élu CFDT au CSE Lagardère, et blessé par la police lors de manif parisienne alors qu’il était en reportage

Imprimer le pdf

Crise sanitaire : Deuxième round ! CSE Siège du 4 novembre 2020

Premier CSE Siège avec notre nouveau Président Laurent Benhayoun, membre de l’équipe RH de la nouvelle DRH de FTV. 

Laurent Benhayoun prend la suite de Stéphane Chevalier, ex-directeur du dialogue social de FTV, qui aura exercé la présidence du CSE moins d’une année. Nous avons exprimé, à l’occasion de ce changement à la tête du CSE côté Direction, notre souhait de travailler dans un esprit constructif avec les élus, comme ce fut le cas avec Stéphane Chevalier.

La crise sanitaire de la COVID-19 : le Siège peut mieux faire !

La Direction ne partage pas le diagnostic fait par les élus en cette période de flambée épidémique. Pourtant un constat s’impose : il y a encore beaucoup trop de monde au Siège. De fait, le Siège s’inscrit comme probable vecteur de contagion de la Covid pour les salariés sur site.

Comment pourrait-il en être autrement, alors qu’il est maintenant établi que la contagion du virus par l’air est effective. Posons-nous la question : Est-il suffisant de renforcer des plexiglass, porter des masques, nettoyer au mieux les surfaces si trop de salariés se côtoient de nouveau sur leur lieu de travail ?…

Nous nous accordons à dire, que le confinement reste encore la meilleure des protections.

Bien sûr, la Direction met en avant notre mission de service publique et notre devoir d’information en cette période de crise, que nous ne contestons pas.

  • Conférences de rédaction en visio,
  • Groupes WhatsApp pour communiquer,
  • Mise en place du télétravail dans certains services : Numérique, Magazine, Infographie, Médiathèque…
  • Etude de la possibilité de mettre en place du montage en télétravail pour les sujets dit « froids » c’est-à-dire les dossiers et les actualités qui ne sont pas en ouvertures.
  • Déploiement d’équipes de reportage décentralisées (3 ou 4) partout en France afin d’éviter les déplacements à travers le territoire.

Néanmoins… les mauvais reflexes reprennent vite le dessus :

La Direction détaille donc les mesures prises au Siège :

  • Elections américaines : on somme les infographistes jusqu’ici en télétravail à revenir sur site,
  • Montage en télétravail : sous prétexte que l’expérience n’aurait pas été «satisfaisante» lors du premier confinement, on préfère attendre la validation des tests des nouveaux process pour le relancer

Nonobstant le fait qu’un certain nombre de journalistes et de monteurs ont été satisfait de leurs sujets, pourquoi ne pas perpétuer ce qui avait été validé en mars jusqu’à la mise en place effective des futurs nouveaux process ?

Il s’agit tout de même de préserver au mieux les salariés d’une contamination qui peut s’avérer mortelle. Rien que cela…

Les élus demandent le retour du bilan quotidien de la situation sanitaire au sein de FTV afin d’être en mesure d’en évaluer l’évolution. Aujourd’hui nous n’avons aucune connaissance du nombre de cas contact.

Et nous demandons : pourquoi ne pas aller au-delà des recommandations sanitaires ?

Les conditions de circulation en région parisienne diffèrent complètement de celles observées au printemps dernier, avec une densité dans les transports en commun qui devient une véritable mise en danger.

C’est pourquoi nous demandons que les salariés soient encouragés à utiliser d’autres modes de transports, plus « safe » car individuels : taxis et voitures personnelles. Selon la Direction, pour des questions d’assurance, il n’était pas permis d’utiliser sa propre voiture pour se rendre sur des lieux de tournage. Quant aux taxis les conditions pour en bénéficier sont les mêmes que celle accordées lors du premier confinement.

La Direction rappelle les dispositions sanitaires prisent pour les salariés :

  • Port du masque : en plus des directives habituelles, les masques chirurgicaux sont préconisés dans les lieux exigus tels que les salles de montage, les régies… De nouveaux masques en tissus plus légers que les derniers fournis seront distribués aux salariés. Ils seront de catégorie 1 (matériaux filtrants au moins 90 % des particules émises par le porteur).
  • Tests PCR : l’ensemble des salariés a la possibilité de demander un test PCR au cabinet médical. Après avis du médecin du travail, le salarié sera dirigé vers un laboratoire.

Pour les missions qui imposent un test PCR (mission à l’étranger, évènements sportif…), ces tests pourront être effectués au cabinet médical par les infirmières formées à les réaliser. Les prélèvements seront transmis dans un laboratoire à Neuilly par motard.

Mais tout ceci n’est pas satisfaisant.

  • A l’heure actuelle, il est impossible de déterminer l’endroit qui a engendré la contamination effective des salariés lorsqu’ils travaillent. La Direction nous dit qu’il n’y a pas de cluster au Siège, mais 8 cas Covid se sont révélés positifs sur le tournage d’« Alex Hugo », forçant l’arrêt du tournage. D’où la demande des élus à faire respecter les distances d’un minimum de 1M50 entre chaque poste de travail.
  • Nous demandons la fin des conférences de rédaction de 18 personnes dans une salle comme cela a été pratiqué par Stade 2 dernièrement ; d’ailleurs, depuis, plusieurs cas Covid positifs sont avérés au service des sports…
  • Pourquoi faire venir des cars régie de Région au Siège alors que la régie 3 est opérationnelle ?  Pour nous, c’est un non-sens.

Pour l’instant les différentes éditions ne participent pas à la mise en place de sujets communs. Il faut dire que le premier confinement avait révélé des méthodes peu recommandables de la part des encadrants, dans la mesure où des fonctionnements claniques s’étaient mis en place, avec des rédactions en chef qui avaient pratiqué une sélection de type « casting » rigoureux pour choisir ceux qui auraient le droit, l’honneur, la chance de travailler. Ce comportement peu professionnel avait dégradé les relations professionnelles entre de nombreux journalistes et leur hiérarchie.

Le montage avait, lui aussi, été impacté. Nous avions trop souvent remarqué une amplitude horaire déraisonnable imposée à certains monteurs, amenés à travailler de 9h00 à 20h45 ou qui montaient des dossiers de 4 minutes en 4h00 pour respecter la deadline de diffusion dans les éditions.

La Direction nous assure de sa volonté de maintenir des conditions sanitaires optimale à la Fabrique et à l’Information. Mais elle souligne que l’évolution de la crise sanitaire peut changer les choses.

Formations : à distance sauf si…

Les formations en présentiels sont interrompues, mais il est prévu de reprendre celles qui concernent l’outil éditorial commun NRCS : à compter du 17 novembre prochain, les salariés concernés seront formés à distance – et en présentiels quand la formation impose la manipulation des outils, mais cela, c’est pour plus tard. Les webinaires sont maintenus – comme leur nom l’indique, ils se pratiquent via le web…

 A distance, donc.

Des outils identiques pour tous !

Open Media, un seul serveur pour tous

Ce nouvel outil remplace les anciens systèmes de conducteurs des éditions du Siège (France 2, France 3 et France Info). A l’issue de la bascule, il n’y aura plus qu’un seul serveur et selon la Direction :

  • Il n’y aura aucun impact sur l’utilisateur.
  • L’outil serrait moderne et stable.
  • Il permettra d’éliminer nombre d’actions rébarbatives (remplir les mêmes synthés plusieurs fois selon les éditions dans lesquelles le sujet passe par exemple).
  • Les droits des sujets seront très fortement renforcés.

La mise en route d’Open Media devrait être réalisée entre le mois d’avril et le mois de juin.

Au vu de l’importance du projet, les élus demandent qu’une commission «ad hoc » soit mis en place. Ils estiment aussi qu’il est primordial de redéfinir un nouveau calendrier de la mise en place du NRCS, crise sanitaire oblige. On ne peut pas faire l’économie de formations adéquates, les formations à distance et les webinaires ne permettront pas d’appréhender correctement les nouveaux outils.

De même, ne doivent pas être bafoués les droits moraux de propriété intellectuelle des journalistes. Une commission indépendante permettrait d’étudier la réalité du projet et ses conséquences.

Galaxy 5, pour plus de stabilité

C’est un système de fabrication unique pour l’ensemble du Siège. Selon la Direction, sa migration permettra une amélioration visible pour l’ensemble des utilisateurs. Elle devrait permettre :

  • Plus de stabilité
  • Une meilleure organisation de l’arborescence
  • Une amélioration du montage « One Cut » pour les deskeurs de France Info.
  • Cette mise à jour du système apportera plus de sécurité.

Un smartphone pour tous

La Direction veut mettre en place une charte d’utilisation de la téléphonie mobile, annexée au Règlement intérieur.

Mais trop d’éléments constitutifs de cette charte posent encore question :

  • Sur le terrain disciplinaire : quelles sont les sanctions appliquées lorsque la Direction estimera qu’il y a eu un mauvais usage du mobile ?
  • Le caractère intrusif de l’outil : qu’elles sont les données auxquelles l’entreprise aura accès ?
  • L’attribution du mobile sera-telle faite sur la base du volontariat ?
  • Qui paiera les frais supplémentaires en cas de surcoût ?

Autant de questions qui nous poussent, en l’état, à nous opposer à cette charte.

La charte a fait l’objet d’une analyse juridique par le conseil juridique du CSE a été remise aux élus du CSE Siège ; forts de cette analyse, nous demandons à la direction d’amender cette charte en tenant compte de nos questionnements.

 C’est le CSE Central qui, en définitive, va adopter – ou pas – ce texte.

« Un livre, un jour », c’est terminé

Il est toujours triste de vivre la fin d’une émission littéraire. Quotidiennement, pendant 2 minutes une œuvre était présentée aux téléspectateurs (roman, biographie, livre pour enfants, BD…) Diffusée sur FR3, puis France 3 de 1991 à 2019, cette émission était incarnée par Olivier Barrot, un conteur qui transmettait avec bonheur les plaisirs de la lecture.

La Direction a donc décidé la suppression de cette émission, et nous explique cela par un souhait de « transversalité » : un seul programme court sera diffusé sur toutes nos antennes et sur le numérique. Un nouveau programme, « La P’tite librairie », remplacera « Un jour, un livre » sur F3 et « Dans quelle étagère » sur F2.  

Mais pourquoi supprime-t-on la logique de chaîne ? Pourquoi chaque chaîne ne garde-t-elle pas son identité avec ce qui la défini, c’est à dire ses propres productions ?

Attention : quand la transversalité nous condamne à l’uniformisation des programmes, nous perdons nos identités de chaine, et nous perdons ce qui fait notre attrait pour les téléspectateurs.

Sur tous ces points, la CFDT restera à l’écoute et veillera à informer et défendre les salariés du Siège et de La Fabrique.

Paris, le 09 novembre 2020

Vos élu(e)s : Caroline Labasque (Elue CSE Siège), Martine Chevalier (Elue CSE Siège), Yohann Relat (DS Siège), Marie-Hélène Bordes (DS Siège)


Imprimer le compte rendu

Nouveau Schéma du maintien de l’ordre : la position de la CFDT

Ce jeudi 5 novembre 2020, les délégations des organisations syndicales représentant les journalistes ont été auditionnées en visioconférence par une commission d’enquête parlementaire sur le nouveau Schéma du maintien de l’ordre publié par le Ministère de l’intérieur le 16 septembre 2020.

La CFDT France Télévisions était représentée, dans la délégation CFDT, par Yohann Relat, journaliste à la rédaction nationale de FTV.

A ses côtés, des reporters et photojournalistes de la presse écrite et des membres de la CFDT Journalistes (Dominique Préhu, Eric Dessons, Gérard Fumex, et J.-F. Cullafroz)

Pour voir la vidéo de l’audition : http://www.assemblee-nationale.fr/dyn/actualites-accueil-hub/maintien-de-l-ordre-audition-de-francois-molins

lire notre audition

Liminaire CSE Siège – 4 novembre : Assurer la continuité d’activité, mais pas à n’importe quel prix !

Nous vivons depuis le 15 octobre le retour du confinement.

Une résurgence de l’épidémie à laquelle notre pays fait son possible pour s’adapter, mais dont les conséquences, une nouvelle fois, vont affecter durablement le fonctionnement de notre entreprise.

Dès la rentrée dernière, nous avions souhaité, ici même, alerter la Direction sur le fait que dans beaucoup de services, et plus particulièrement dans tous les collectifs de travail qui nourrissent directement nos antennes, rédactions, régies, moyens de reportage, une grande partie des procédures mises en oeuvre au printemps dernier pour faciliter le travail à distance avaient été abandonnées du jour au lendemain, sans autre forme de procès.

Alors que de nombreux journalistes, monteurs, souhaitaient que le télétravail puisse perdurer chaque fois que possible et que le télémontage soit maintenu, mais également que les horaires de leurs prises de service soient échelonnés pour tenir compte de la situation sanitaire, ils ont été nombreux, trop nombreux, à essuyer des refus de leurs chefs de service.

Au-delà du bien être des salariés concernés, nous avons fait valoir que ces procédures devaient perdurer dans l’intérêt même de l’entreprise, afin que chacun puisse continuer de pratiquer les procédures en distanciel, se les approprier, mieux les maîtriser, et les améliorer. C’était une affaire de résilience. Nous regrettons, au vu de l’évolution de la situation, de ne pas avoir été mieux entendus.

Deux mois seulement se sont écoulés depuis cette prise de parole.

A cette mise en garde, alors même que la situation continuait d’apparaître incertaine et la décision de couper court au télétravail très hasardeuse, la direction nous a répondu que les retours d’expériences étaient en cours, et que les enseignements de cette période particulière seraient tirés le moment venu…

Et il faut croire que ce moment est venu, un peu plus tôt, peut-être, que nous l’espérions tous…

Nous aurions souhaité, en aussi peu de temps, éviter ces injonctions contradictoires. Elles épuisent inutilement ceux qui les subissent, et sapent durablement le moral des troupes. Nous entendons bien sûr qu’il n’était pas possible, en septembre dernier, d’anticiper le retour de circonstances semblables dès la fin de l’automne.

Et l’enjeu de ce petit rappel n’est pas d’instruire le procès en impéritie de nos décideurs.

Nous souhaitons, en revanche, par ces quelques lignes, inciter la direction à ouvrir sans attendre une grande consultation de tous ses salariés, et plus particulièrement de ceux dont l’activité sur site est maintenue, sur les procédures et les moyens qu’ils jugent nécessaires de mettre en place ou d’améliorer pour que le travail continue de se faire dans les conditions les plus satisfaisantes possibles, eu égard aux circonstances. Quels effectifs ? Quelles tâches ?

Quelles interactions avec les autres services ? Quels outils ?

Alors que le « mode dégradé » refait surface, tout doit être fait pour qu’il ne soit pas dégradant pour la santé des salariés qui sont en première ligne, à leur domicile comme sur site.

A notre sens, la pire réponse à cette situation serait que tout vienne d’en haut, sans qu’il soit possible d’en discuter. Au même titre qu’il apparaît aujourd’hui dérangeant  beaucoup d’entre nous que les décisions prises en France pour gérer la crise sanitaire soient prises dans le secret d’un petit cénacle, en conseil de défense, et ne soient donc pas délibéré démocratiquement, le même besoin d’horizontalité s’exprime dans les entreprises.

A France Télévisions, notre conseil de défense à nous, le Comex ne peut avoir la prétention de savoir, à lui seul, anticiper toutes les difficultés matérielles qui sont susceptibles de se mettre en travers de la route lors de cette nouvelle étape. Il n’a pas non plus, quelles que soient les qualités de ses membres, la capacité de trouver seul l’ensemble des solutions nécessaires à la bonne marche de l’entreprise.


Imprimer le liminaire

CONFINEMENT, TÉLÉTRAVAIL, ACTIVITÉ

Premières informations données ce matin lors du CSE réseau France 3 – Vendredi 29 octobre 2020

Suite à l’intervention télévisée du Président de la République hier soir annonçant un nouveau confinement, voici en bref ce qu’il faut retenir des annonces faites ce matin lors du CSE du réseau.

A ce stade, chaque fois qu’il est possible, le télétravail est la règle, c’est à dire quand les métiers et la situation personnelle le permettent.

La direction s’engage à maintenir le plus haut niveau possible d’activité en y incluant si nécessaire les non permanents, tout cela dans le respect des règles sanitaires.

La direction affiche sa volonté de ne pas diminuer l’offre de programmes, celle d’actualité, et les émissions d’antenne.

Concernant les locales, tant qu’il y a le potentiel humain pour continuer à travailler, elles ne seront pas fermées.

La direction – « sous réserve d’inventaire » et de respect des règles sanitaires – souhaite éviter la diffusion en grande région, et préfère procéder si nécessaire par étapes avant de réduire les offres, à savoir raccourcir la durée des éditions et mettre en place l’échange des sujets entre les antennes.

Pour la CFDT, s’il est nécessaire que la direction prenne des mesures d’urgence afin de protéger les salariés qui travaillent sur site ainsi que ceux qui le font depuis leur domicile, il n’en reste pas moins qu’il faut tirer les leçons du précédent confinement.

Nous demandons donc qu’un plan de continuité d’activité nous soit présenté afin qu’il puisse être discuté.

La présence physique sur site devient l’exception. C’est le manager qui décide de la présence des personnels dans les antennes et de la répartition des ordinateurs pour le télétravail. Les personnes « vulnérables » resteront chez elles, en télétravail ou en absence autorisée rémunérée.

Jusqu’au 2 novembre, il sera possible de récupérer son ordinateur, son fauteuil sur site et d’utiliser un taxi pour le transport du matériel.

Les formations à l’UFTV à Paris sont suspendues ; concernant les formations dans les antennes, une expertise est en cours pour savoir si elles sont tenables.

Concernant les invités sur nos programmes, la direction souhaite éviter que la TV ressemble à une « visio permanente » et encourage à continuer à recevoir les invités sur les plateaux, dans le respect des consignes sanitaires. Par contre, les invitations« hors invité plateau » sont interdites.

Le risque d’isolement des salariés en télétravail ou en absence autorisée rémunérée sera surveillé, les managers sont invités à porter une attention particulière à ces salariés.

L’attestation de déplacement de l’employeur sera établie dans la journée.

La Régionalisation : le nouveau Directeur du Réseau France 3, François Desnoyers a exposé les grandes lignes du projet derégionalisation, un projet dans la continuité de ce qui nous a déjà été présenté lors de réunions précédentes. Le réseau régional devrait s’orienter vers une augmentation de l’activité en région, mais… pour l’instant… rien de bien précis…

La CFDT estime que le projet de régionalisation est stratégique. Les orientations stratégiques pour le réseaudoivent être présentées de manière beaucoup plus précise aux élus du CSE, et demandons donc 

  • Un état des lieux du réseau
  • Une présentation des orientations stratégiques pour le Réseau France 3
  • Une présentation des lignes budgétaires et des moyens à disposition, et de la politique en matière de formation et de développement des compétences
  • Une projection des effets attendus sur l’emploi, les métiers…

Courage à tous !

Vos élus CFDT au CSE : Claude Framery, Pascal Lefebvre, Olivier Mélinand, Nancy Gressier, et Isabelle  Girardin (représentante syndicale CFDT).

Vous souhaitez nous poser des questions ?
Contactez-nous au :
01 56 22 88 21

Imprimer le PDF

CSE Siège 20 et 21 octobre 2020

Obscurantisme et régressions

Hommage à Samuel Paty

Le CSE Siège à tenu à observer une minute de silence pour honorer la mémoire de Samuel Paty, professeur d’histoire et géographie, sauvagement assassiné le 16 octobre à Conflans-Sainte-Honorine.

Passeur de savoirs, ses élèves ont témoigné de sa volonté d’exercer leur esprit critique, seul gage d’exercice du bon usage des droits de l’homme et des citoyens dans la cité.

Lorsque nous manquerons de courage et de ténacité pour exercer pleinement notre liberté d’expression dans nos missions d’information, souvenons-nous de Samuel Paty qui a payé de sa vie son ouverture d’esprit.

Ce CSE a été l’occasion de présenter différents bilans au Siège :

  • Bilan de l’emploi au 30 juin 2020
  • Bilan social 2019
  • Bilan du plan de développement et des compétences 2019
  • Bilan sur l’information et l’aide au logement 2019

Bilan de l’emploi au 30 juin 2020

En ce qui concerne l’emploi et selon les sources de la Direction :

Au 30 juin 2020, le siège compte un effectif de 3965 permanents présents (en personnes physiques) dont 156 à temps partiel.

L’effectif permanent est composé de 49,4% de femmes.

Le niveau de l’emploi global au siège en équivalent temps plein est de 4281,4 ETP (équivalents temps plein) moyen soit 3789,6 ETP Permanent et 491,8 ETP Non Permanent.

Ce niveau est en baisse, (-280,1 ETP moyen) par rapport à la situation au 30 juin 2019, et traduit les effets du confinement lié à la crise sanitaire.

Les effectifs permanents représentent 88,5% des effectifs globaux, celle des effectifs non permanents représente 11,5%.

Au global, les effectifs évoluent de -250,4 ETP pour les PTA et de -29,7 ETP pour les journalistes.

Le solde des Arrivées/Départs est de -99, soit 102 arrivées (dont 62,7% transformations de CDD en CDI) contre 201 départs.

Le nombre d’heures supplémentaires payées au global au siège est en baisse de -28,1%, avec un taux de -26,4% pour les permanents et un taux de – 30,8% pour les non permanents.

Nous observons une baisse de l’emploi global au Siège, conséquence des départs en RCC. Il est prévu un total de 385 départs fin 2022.  A 328 départs en retraites s’ajoutent 57 projets professionnels.

Les élus ont fait états de départs prématurés pour nombre de salariés qui sont en souffrance au travail. Ils pointent du doigt un système qui dirige vers la sortie des salariés usés par leurs conditions de travail qui se dégradent et la non-reconnaissance de leur investissement professionnel.

Bilan social 2019

Les élus du CSE Siège ont constaté que le taux d’encadrement ne diminue pas… ce qui a pesé sur les comités salaires qui se sont tenus courant octobre.

Comment distribuer plus de mesures aux petits salaires alors que l’enveloppe est vampirisée par l’encadrement ? De plus, ceux qui sont amenés à quitter leur fonction d’encadrement gardent leur part variable, qui est pourtant une prime sur objectif.  Mais s’ils n’ont plus d’objectif à atteindre, pourquoi gardent-ils leur part variable ? Ce n’est ni plus ni moins qu’un privilège qui leur est accordé.

En ce qui concerne l’encadrement, rien ne change. Les femmes sont désavantagées et se heurtent toujours à un plafond de verre.

Une des explications de la Direction serait que les femmes postulent moins souvent que les hommes à des postes d’encadrement. Les femmes créeraient donc « leur propre malheur » !!!… Quelle étrange idée de la part de la Direction… Les élus demandent plus de vigilance et exige que la parité soit de 50%. Car si à compétence égale le genre ne doit pas être frein… l’incompétence doit aussi être jugée avec les mêmes critères.

La mobilité, quant à elle est en berne. Les managers préfèrent trop souvent recruter des profils externes à l’entreprise plutôt que de faire jouer des mutations. Il est regrettable d’abandonner la mobilité qui permettait d’offrir des opportunités de changer de sites ou d’évolutions professionnelles aux salariés permanents de FTV.

Bilan du plan de développement des compétences 2019

L’année 2020 accuse une baisse de FORs (formateurs internes) dû aux départs à la retraite ou vers d’autre activité. Là encore on aimerait qu’il y ait plus de femmes FOR, car les profils sont majoritairement masculins. Elles ne représentent que 33 % des formateurs internes dans les métiers techniques.

Les FOR sont proportionnellement moins nombreux au Siège qu’en régions, et certaines formations ne concernent pas le Siège. C’est le cas du Mojo, plus employé sur le réseau France 3, ou encore des techniciens de régie plus nombreux sur le réseau France 3 qu’au Siège. C’est le cas également des compétences complémentaires JRI/ rédacteur.

Chaque salarié doit suivre au moins une action de formation non obligatoire en plus des formations dites obligatoires. Le problème est qu’on ne connait pas la périodicité de ces formations, ni les délais d’exécution. En fait la commission formation nous dit que tout cela reste flou et appelle donc des éclaircissements lors de prochains CSE.

Les salariés ont besoin de ces formations,mais le budget formation de 2020 sera fortement sous-consommé – la pandémie est passée par là.

Bilan logement

Finissons par le 1% logement…. Et c’est une catastrophe !

Il y a un gap énorme entre la part que verse FTV pour le 1% et le nombre de salariés qui en bénéficie.

Ainsi 2 665 333 euros, correspondant à 0,45 % de la masse salariale, ont été versés à Action Logement, l’organisme collecteur, en 2019. Or, toujours pour l’année 2019, seuls 26 collaborateurs ont été logés !

Les élus déplorent la baisse catastrophique des services et des propositions de logements aux salariés.

Selon nous, il s’agit là véritablement d’une spoliation des fonds. La baisse des bénéficiaires est continue depuis 2017, les bailleurs ont la main mise sur les dossiers, et FTV à totalement perdu son droit de regard sur l’attribution des logements, alors que sa contribution est obligatoire !

Il y a fort à parier qu’Action Logement soit  dans le collimateur du gouvernement et qu’à terme, cet organisme qui a tant apporté aux salariés disparaitra.

Après ces deux jours de CSE siège, vos élus ne peuvent que constater qu’entre la régression des acquis sociaux et le « faire plus avec toujours moins », France Télévisions est bien loin de pouvoir offrir à ses salariés des horizons heureux.

Paris, le 26 octobre 2020


Vous souhaitez nous poser des questions ?
Contactez-nous au :
01 56 22 88 21

Imprimer le PDF