Crise sanitaire : Deuxième round ! CSE Siège du 4 novembre 2020

Premier CSE Siège avec notre nouveau Président Laurent Benhayoun, membre de l’équipe RH de la nouvelle DRH de FTV. 

Laurent Benhayoun prend la suite de Stéphane Chevalier, ex-directeur du dialogue social de FTV, qui aura exercé la présidence du CSE moins d’une année. Nous avons exprimé, à l’occasion de ce changement à la tête du CSE côté Direction, notre souhait de travailler dans un esprit constructif avec les élus, comme ce fut le cas avec Stéphane Chevalier.

La crise sanitaire de la COVID-19 : le Siège peut mieux faire !

La Direction ne partage pas le diagnostic fait par les élus en cette période de flambée épidémique. Pourtant un constat s’impose : il y a encore beaucoup trop de monde au Siège. De fait, le Siège s’inscrit comme probable vecteur de contagion de la Covid pour les salariés sur site.

Comment pourrait-il en être autrement, alors qu’il est maintenant établi que la contagion du virus par l’air est effective. Posons-nous la question : Est-il suffisant de renforcer des plexiglass, porter des masques, nettoyer au mieux les surfaces si trop de salariés se côtoient de nouveau sur leur lieu de travail ?…

Nous nous accordons à dire, que le confinement reste encore la meilleure des protections.

Bien sûr, la Direction met en avant notre mission de service publique et notre devoir d’information en cette période de crise, que nous ne contestons pas.

  • Conférences de rédaction en visio,
  • Groupes WhatsApp pour communiquer,
  • Mise en place du télétravail dans certains services : Numérique, Magazine, Infographie, Médiathèque…
  • Etude de la possibilité de mettre en place du montage en télétravail pour les sujets dit « froids » c’est-à-dire les dossiers et les actualités qui ne sont pas en ouvertures.
  • Déploiement d’équipes de reportage décentralisées (3 ou 4) partout en France afin d’éviter les déplacements à travers le territoire.

Néanmoins… les mauvais reflexes reprennent vite le dessus :

La Direction détaille donc les mesures prises au Siège :

  • Elections américaines : on somme les infographistes jusqu’ici en télétravail à revenir sur site,
  • Montage en télétravail : sous prétexte que l’expérience n’aurait pas été «satisfaisante» lors du premier confinement, on préfère attendre la validation des tests des nouveaux process pour le relancer

Nonobstant le fait qu’un certain nombre de journalistes et de monteurs ont été satisfait de leurs sujets, pourquoi ne pas perpétuer ce qui avait été validé en mars jusqu’à la mise en place effective des futurs nouveaux process ?

Il s’agit tout de même de préserver au mieux les salariés d’une contamination qui peut s’avérer mortelle. Rien que cela…

Les élus demandent le retour du bilan quotidien de la situation sanitaire au sein de FTV afin d’être en mesure d’en évaluer l’évolution. Aujourd’hui nous n’avons aucune connaissance du nombre de cas contact.

Et nous demandons : pourquoi ne pas aller au-delà des recommandations sanitaires ?

Les conditions de circulation en région parisienne diffèrent complètement de celles observées au printemps dernier, avec une densité dans les transports en commun qui devient une véritable mise en danger.

C’est pourquoi nous demandons que les salariés soient encouragés à utiliser d’autres modes de transports, plus « safe » car individuels : taxis et voitures personnelles. Selon la Direction, pour des questions d’assurance, il n’était pas permis d’utiliser sa propre voiture pour se rendre sur des lieux de tournage. Quant aux taxis les conditions pour en bénéficier sont les mêmes que celle accordées lors du premier confinement.

La Direction rappelle les dispositions sanitaires prisent pour les salariés :

  • Port du masque : en plus des directives habituelles, les masques chirurgicaux sont préconisés dans les lieux exigus tels que les salles de montage, les régies… De nouveaux masques en tissus plus légers que les derniers fournis seront distribués aux salariés. Ils seront de catégorie 1 (matériaux filtrants au moins 90 % des particules émises par le porteur).
  • Tests PCR : l’ensemble des salariés a la possibilité de demander un test PCR au cabinet médical. Après avis du médecin du travail, le salarié sera dirigé vers un laboratoire.

Pour les missions qui imposent un test PCR (mission à l’étranger, évènements sportif…), ces tests pourront être effectués au cabinet médical par les infirmières formées à les réaliser. Les prélèvements seront transmis dans un laboratoire à Neuilly par motard.

Mais tout ceci n’est pas satisfaisant.

  • A l’heure actuelle, il est impossible de déterminer l’endroit qui a engendré la contamination effective des salariés lorsqu’ils travaillent. La Direction nous dit qu’il n’y a pas de cluster au Siège, mais 8 cas Covid se sont révélés positifs sur le tournage d’« Alex Hugo », forçant l’arrêt du tournage. D’où la demande des élus à faire respecter les distances d’un minimum de 1M50 entre chaque poste de travail.
  • Nous demandons la fin des conférences de rédaction de 18 personnes dans une salle comme cela a été pratiqué par Stade 2 dernièrement ; d’ailleurs, depuis, plusieurs cas Covid positifs sont avérés au service des sports…
  • Pourquoi faire venir des cars régie de Région au Siège alors que la régie 3 est opérationnelle ?  Pour nous, c’est un non-sens.

Pour l’instant les différentes éditions ne participent pas à la mise en place de sujets communs. Il faut dire que le premier confinement avait révélé des méthodes peu recommandables de la part des encadrants, dans la mesure où des fonctionnements claniques s’étaient mis en place, avec des rédactions en chef qui avaient pratiqué une sélection de type « casting » rigoureux pour choisir ceux qui auraient le droit, l’honneur, la chance de travailler. Ce comportement peu professionnel avait dégradé les relations professionnelles entre de nombreux journalistes et leur hiérarchie.

Le montage avait, lui aussi, été impacté. Nous avions trop souvent remarqué une amplitude horaire déraisonnable imposée à certains monteurs, amenés à travailler de 9h00 à 20h45 ou qui montaient des dossiers de 4 minutes en 4h00 pour respecter la deadline de diffusion dans les éditions.

La Direction nous assure de sa volonté de maintenir des conditions sanitaires optimale à la Fabrique et à l’Information. Mais elle souligne que l’évolution de la crise sanitaire peut changer les choses.

Formations : à distance sauf si…

Les formations en présentiels sont interrompues, mais il est prévu de reprendre celles qui concernent l’outil éditorial commun NRCS : à compter du 17 novembre prochain, les salariés concernés seront formés à distance – et en présentiels quand la formation impose la manipulation des outils, mais cela, c’est pour plus tard. Les webinaires sont maintenus – comme leur nom l’indique, ils se pratiquent via le web…

 A distance, donc.

Des outils identiques pour tous !

Open Media, un seul serveur pour tous

Ce nouvel outil remplace les anciens systèmes de conducteurs des éditions du Siège (France 2, France 3 et France Info). A l’issue de la bascule, il n’y aura plus qu’un seul serveur et selon la Direction :

  • Il n’y aura aucun impact sur l’utilisateur.
  • L’outil serrait moderne et stable.
  • Il permettra d’éliminer nombre d’actions rébarbatives (remplir les mêmes synthés plusieurs fois selon les éditions dans lesquelles le sujet passe par exemple).
  • Les droits des sujets seront très fortement renforcés.

La mise en route d’Open Media devrait être réalisée entre le mois d’avril et le mois de juin.

Au vu de l’importance du projet, les élus demandent qu’une commission «ad hoc » soit mis en place. Ils estiment aussi qu’il est primordial de redéfinir un nouveau calendrier de la mise en place du NRCS, crise sanitaire oblige. On ne peut pas faire l’économie de formations adéquates, les formations à distance et les webinaires ne permettront pas d’appréhender correctement les nouveaux outils.

De même, ne doivent pas être bafoués les droits moraux de propriété intellectuelle des journalistes. Une commission indépendante permettrait d’étudier la réalité du projet et ses conséquences.

Galaxy 5, pour plus de stabilité

C’est un système de fabrication unique pour l’ensemble du Siège. Selon la Direction, sa migration permettra une amélioration visible pour l’ensemble des utilisateurs. Elle devrait permettre :

  • Plus de stabilité
  • Une meilleure organisation de l’arborescence
  • Une amélioration du montage « One Cut » pour les deskeurs de France Info.
  • Cette mise à jour du système apportera plus de sécurité.

Un smartphone pour tous

La Direction veut mettre en place une charte d’utilisation de la téléphonie mobile, annexée au Règlement intérieur.

Mais trop d’éléments constitutifs de cette charte posent encore question :

  • Sur le terrain disciplinaire : quelles sont les sanctions appliquées lorsque la Direction estimera qu’il y a eu un mauvais usage du mobile ?
  • Le caractère intrusif de l’outil : qu’elles sont les données auxquelles l’entreprise aura accès ?
  • L’attribution du mobile sera-telle faite sur la base du volontariat ?
  • Qui paiera les frais supplémentaires en cas de surcoût ?

Autant de questions qui nous poussent, en l’état, à nous opposer à cette charte.

La charte a fait l’objet d’une analyse juridique par le conseil juridique du CSE a été remise aux élus du CSE Siège ; forts de cette analyse, nous demandons à la direction d’amender cette charte en tenant compte de nos questionnements.

 C’est le CSE Central qui, en définitive, va adopter – ou pas – ce texte.

« Un livre, un jour », c’est terminé

Il est toujours triste de vivre la fin d’une émission littéraire. Quotidiennement, pendant 2 minutes une œuvre était présentée aux téléspectateurs (roman, biographie, livre pour enfants, BD…) Diffusée sur FR3, puis France 3 de 1991 à 2019, cette émission était incarnée par Olivier Barrot, un conteur qui transmettait avec bonheur les plaisirs de la lecture.

La Direction a donc décidé la suppression de cette émission, et nous explique cela par un souhait de « transversalité » : un seul programme court sera diffusé sur toutes nos antennes et sur le numérique. Un nouveau programme, « La P’tite librairie », remplacera « Un jour, un livre » sur F3 et « Dans quelle étagère » sur F2.  

Mais pourquoi supprime-t-on la logique de chaîne ? Pourquoi chaque chaîne ne garde-t-elle pas son identité avec ce qui la défini, c’est à dire ses propres productions ?

Attention : quand la transversalité nous condamne à l’uniformisation des programmes, nous perdons nos identités de chaine, et nous perdons ce qui fait notre attrait pour les téléspectateurs.

Sur tous ces points, la CFDT restera à l’écoute et veillera à informer et défendre les salariés du Siège et de La Fabrique.

Paris, le 09 novembre 2020

Vos élu(e)s : Caroline Labasque (Elue CSE Siège), Martine Chevalier (Elue CSE Siège), Yohann Relat (DS Siège), Marie-Hélène Bordes (DS Siège)


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Nouveau Schéma du maintien de l’ordre : la position de la CFDT

Ce jeudi 5 novembre 2020, les délégations des organisations syndicales représentant les journalistes ont été auditionnées en visioconférence par une commission d’enquête parlementaire sur le nouveau Schéma du maintien de l’ordre publié par le Ministère de l’intérieur le 16 septembre 2020.

La CFDT France Télévisions était représentée, dans la délégation CFDT, par Yohann Relat, journaliste à la rédaction nationale de FTV.

A ses côtés, des reporters et photojournalistes de la presse écrite et des membres de la CFDT Journalistes (Dominique Préhu, Eric Dessons, Gérard Fumex, et J.-F. Cullafroz)

Pour voir la vidéo de l’audition : http://www.assemblee-nationale.fr/dyn/actualites-accueil-hub/maintien-de-l-ordre-audition-de-francois-molins

lire notre audition

Liminaire CSE Siège – 4 novembre : Assurer la continuité d’activité, mais pas à n’importe quel prix !

Nous vivons depuis le 15 octobre le retour du confinement.

Une résurgence de l’épidémie à laquelle notre pays fait son possible pour s’adapter, mais dont les conséquences, une nouvelle fois, vont affecter durablement le fonctionnement de notre entreprise.

Dès la rentrée dernière, nous avions souhaité, ici même, alerter la Direction sur le fait que dans beaucoup de services, et plus particulièrement dans tous les collectifs de travail qui nourrissent directement nos antennes, rédactions, régies, moyens de reportage, une grande partie des procédures mises en oeuvre au printemps dernier pour faciliter le travail à distance avaient été abandonnées du jour au lendemain, sans autre forme de procès.

Alors que de nombreux journalistes, monteurs, souhaitaient que le télétravail puisse perdurer chaque fois que possible et que le télémontage soit maintenu, mais également que les horaires de leurs prises de service soient échelonnés pour tenir compte de la situation sanitaire, ils ont été nombreux, trop nombreux, à essuyer des refus de leurs chefs de service.

Au-delà du bien être des salariés concernés, nous avons fait valoir que ces procédures devaient perdurer dans l’intérêt même de l’entreprise, afin que chacun puisse continuer de pratiquer les procédures en distanciel, se les approprier, mieux les maîtriser, et les améliorer. C’était une affaire de résilience. Nous regrettons, au vu de l’évolution de la situation, de ne pas avoir été mieux entendus.

Deux mois seulement se sont écoulés depuis cette prise de parole.

A cette mise en garde, alors même que la situation continuait d’apparaître incertaine et la décision de couper court au télétravail très hasardeuse, la direction nous a répondu que les retours d’expériences étaient en cours, et que les enseignements de cette période particulière seraient tirés le moment venu…

Et il faut croire que ce moment est venu, un peu plus tôt, peut-être, que nous l’espérions tous…

Nous aurions souhaité, en aussi peu de temps, éviter ces injonctions contradictoires. Elles épuisent inutilement ceux qui les subissent, et sapent durablement le moral des troupes. Nous entendons bien sûr qu’il n’était pas possible, en septembre dernier, d’anticiper le retour de circonstances semblables dès la fin de l’automne.

Et l’enjeu de ce petit rappel n’est pas d’instruire le procès en impéritie de nos décideurs.

Nous souhaitons, en revanche, par ces quelques lignes, inciter la direction à ouvrir sans attendre une grande consultation de tous ses salariés, et plus particulièrement de ceux dont l’activité sur site est maintenue, sur les procédures et les moyens qu’ils jugent nécessaires de mettre en place ou d’améliorer pour que le travail continue de se faire dans les conditions les plus satisfaisantes possibles, eu égard aux circonstances. Quels effectifs ? Quelles tâches ?

Quelles interactions avec les autres services ? Quels outils ?

Alors que le « mode dégradé » refait surface, tout doit être fait pour qu’il ne soit pas dégradant pour la santé des salariés qui sont en première ligne, à leur domicile comme sur site.

A notre sens, la pire réponse à cette situation serait que tout vienne d’en haut, sans qu’il soit possible d’en discuter. Au même titre qu’il apparaît aujourd’hui dérangeant  beaucoup d’entre nous que les décisions prises en France pour gérer la crise sanitaire soient prises dans le secret d’un petit cénacle, en conseil de défense, et ne soient donc pas délibéré démocratiquement, le même besoin d’horizontalité s’exprime dans les entreprises.

A France Télévisions, notre conseil de défense à nous, le Comex ne peut avoir la prétention de savoir, à lui seul, anticiper toutes les difficultés matérielles qui sont susceptibles de se mettre en travers de la route lors de cette nouvelle étape. Il n’a pas non plus, quelles que soient les qualités de ses membres, la capacité de trouver seul l’ensemble des solutions nécessaires à la bonne marche de l’entreprise.


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CONFINEMENT, TÉLÉTRAVAIL, ACTIVITÉ

Premières informations données ce matin lors du CSE réseau France 3 – Vendredi 29 octobre 2020

Suite à l’intervention télévisée du Président de la République hier soir annonçant un nouveau confinement, voici en bref ce qu’il faut retenir des annonces faites ce matin lors du CSE du réseau.

A ce stade, chaque fois qu’il est possible, le télétravail est la règle, c’est à dire quand les métiers et la situation personnelle le permettent.

La direction s’engage à maintenir le plus haut niveau possible d’activité en y incluant si nécessaire les non permanents, tout cela dans le respect des règles sanitaires.

La direction affiche sa volonté de ne pas diminuer l’offre de programmes, celle d’actualité, et les émissions d’antenne.

Concernant les locales, tant qu’il y a le potentiel humain pour continuer à travailler, elles ne seront pas fermées.

La direction – « sous réserve d’inventaire » et de respect des règles sanitaires – souhaite éviter la diffusion en grande région, et préfère procéder si nécessaire par étapes avant de réduire les offres, à savoir raccourcir la durée des éditions et mettre en place l’échange des sujets entre les antennes.

Pour la CFDT, s’il est nécessaire que la direction prenne des mesures d’urgence afin de protéger les salariés qui travaillent sur site ainsi que ceux qui le font depuis leur domicile, il n’en reste pas moins qu’il faut tirer les leçons du précédent confinement.

Nous demandons donc qu’un plan de continuité d’activité nous soit présenté afin qu’il puisse être discuté.

La présence physique sur site devient l’exception. C’est le manager qui décide de la présence des personnels dans les antennes et de la répartition des ordinateurs pour le télétravail. Les personnes « vulnérables » resteront chez elles, en télétravail ou en absence autorisée rémunérée.

Jusqu’au 2 novembre, il sera possible de récupérer son ordinateur, son fauteuil sur site et d’utiliser un taxi pour le transport du matériel.

Les formations à l’UFTV à Paris sont suspendues ; concernant les formations dans les antennes, une expertise est en cours pour savoir si elles sont tenables.

Concernant les invités sur nos programmes, la direction souhaite éviter que la TV ressemble à une « visio permanente » et encourage à continuer à recevoir les invités sur les plateaux, dans le respect des consignes sanitaires. Par contre, les invitations« hors invité plateau » sont interdites.

Le risque d’isolement des salariés en télétravail ou en absence autorisée rémunérée sera surveillé, les managers sont invités à porter une attention particulière à ces salariés.

L’attestation de déplacement de l’employeur sera établie dans la journée.

La Régionalisation : le nouveau Directeur du Réseau France 3, François Desnoyers a exposé les grandes lignes du projet derégionalisation, un projet dans la continuité de ce qui nous a déjà été présenté lors de réunions précédentes. Le réseau régional devrait s’orienter vers une augmentation de l’activité en région, mais… pour l’instant… rien de bien précis…

La CFDT estime que le projet de régionalisation est stratégique. Les orientations stratégiques pour le réseaudoivent être présentées de manière beaucoup plus précise aux élus du CSE, et demandons donc 

  • Un état des lieux du réseau
  • Une présentation des orientations stratégiques pour le Réseau France 3
  • Une présentation des lignes budgétaires et des moyens à disposition, et de la politique en matière de formation et de développement des compétences
  • Une projection des effets attendus sur l’emploi, les métiers…

Courage à tous !

Vos élus CFDT au CSE : Claude Framery, Pascal Lefebvre, Olivier Mélinand, Nancy Gressier, et Isabelle  Girardin (représentante syndicale CFDT).

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CSE Siège 20 et 21 octobre 2020

Obscurantisme et régressions

Hommage à Samuel Paty

Le CSE Siège à tenu à observer une minute de silence pour honorer la mémoire de Samuel Paty, professeur d’histoire et géographie, sauvagement assassiné le 16 octobre à Conflans-Sainte-Honorine.

Passeur de savoirs, ses élèves ont témoigné de sa volonté d’exercer leur esprit critique, seul gage d’exercice du bon usage des droits de l’homme et des citoyens dans la cité.

Lorsque nous manquerons de courage et de ténacité pour exercer pleinement notre liberté d’expression dans nos missions d’information, souvenons-nous de Samuel Paty qui a payé de sa vie son ouverture d’esprit.

Ce CSE a été l’occasion de présenter différents bilans au Siège :

  • Bilan de l’emploi au 30 juin 2020
  • Bilan social 2019
  • Bilan du plan de développement et des compétences 2019
  • Bilan sur l’information et l’aide au logement 2019

Bilan de l’emploi au 30 juin 2020

En ce qui concerne l’emploi et selon les sources de la Direction :

Au 30 juin 2020, le siège compte un effectif de 3965 permanents présents (en personnes physiques) dont 156 à temps partiel.

L’effectif permanent est composé de 49,4% de femmes.

Le niveau de l’emploi global au siège en équivalent temps plein est de 4281,4 ETP (équivalents temps plein) moyen soit 3789,6 ETP Permanent et 491,8 ETP Non Permanent.

Ce niveau est en baisse, (-280,1 ETP moyen) par rapport à la situation au 30 juin 2019, et traduit les effets du confinement lié à la crise sanitaire.

Les effectifs permanents représentent 88,5% des effectifs globaux, celle des effectifs non permanents représente 11,5%.

Au global, les effectifs évoluent de -250,4 ETP pour les PTA et de -29,7 ETP pour les journalistes.

Le solde des Arrivées/Départs est de -99, soit 102 arrivées (dont 62,7% transformations de CDD en CDI) contre 201 départs.

Le nombre d’heures supplémentaires payées au global au siège est en baisse de -28,1%, avec un taux de -26,4% pour les permanents et un taux de – 30,8% pour les non permanents.

Nous observons une baisse de l’emploi global au Siège, conséquence des départs en RCC. Il est prévu un total de 385 départs fin 2022.  A 328 départs en retraites s’ajoutent 57 projets professionnels.

Les élus ont fait états de départs prématurés pour nombre de salariés qui sont en souffrance au travail. Ils pointent du doigt un système qui dirige vers la sortie des salariés usés par leurs conditions de travail qui se dégradent et la non-reconnaissance de leur investissement professionnel.

Bilan social 2019

Les élus du CSE Siège ont constaté que le taux d’encadrement ne diminue pas… ce qui a pesé sur les comités salaires qui se sont tenus courant octobre.

Comment distribuer plus de mesures aux petits salaires alors que l’enveloppe est vampirisée par l’encadrement ? De plus, ceux qui sont amenés à quitter leur fonction d’encadrement gardent leur part variable, qui est pourtant une prime sur objectif.  Mais s’ils n’ont plus d’objectif à atteindre, pourquoi gardent-ils leur part variable ? Ce n’est ni plus ni moins qu’un privilège qui leur est accordé.

En ce qui concerne l’encadrement, rien ne change. Les femmes sont désavantagées et se heurtent toujours à un plafond de verre.

Une des explications de la Direction serait que les femmes postulent moins souvent que les hommes à des postes d’encadrement. Les femmes créeraient donc « leur propre malheur » !!!… Quelle étrange idée de la part de la Direction… Les élus demandent plus de vigilance et exige que la parité soit de 50%. Car si à compétence égale le genre ne doit pas être frein… l’incompétence doit aussi être jugée avec les mêmes critères.

La mobilité, quant à elle est en berne. Les managers préfèrent trop souvent recruter des profils externes à l’entreprise plutôt que de faire jouer des mutations. Il est regrettable d’abandonner la mobilité qui permettait d’offrir des opportunités de changer de sites ou d’évolutions professionnelles aux salariés permanents de FTV.

Bilan du plan de développement des compétences 2019

L’année 2020 accuse une baisse de FORs (formateurs internes) dû aux départs à la retraite ou vers d’autre activité. Là encore on aimerait qu’il y ait plus de femmes FOR, car les profils sont majoritairement masculins. Elles ne représentent que 33 % des formateurs internes dans les métiers techniques.

Les FOR sont proportionnellement moins nombreux au Siège qu’en régions, et certaines formations ne concernent pas le Siège. C’est le cas du Mojo, plus employé sur le réseau France 3, ou encore des techniciens de régie plus nombreux sur le réseau France 3 qu’au Siège. C’est le cas également des compétences complémentaires JRI/ rédacteur.

Chaque salarié doit suivre au moins une action de formation non obligatoire en plus des formations dites obligatoires. Le problème est qu’on ne connait pas la périodicité de ces formations, ni les délais d’exécution. En fait la commission formation nous dit que tout cela reste flou et appelle donc des éclaircissements lors de prochains CSE.

Les salariés ont besoin de ces formations,mais le budget formation de 2020 sera fortement sous-consommé – la pandémie est passée par là.

Bilan logement

Finissons par le 1% logement…. Et c’est une catastrophe !

Il y a un gap énorme entre la part que verse FTV pour le 1% et le nombre de salariés qui en bénéficie.

Ainsi 2 665 333 euros, correspondant à 0,45 % de la masse salariale, ont été versés à Action Logement, l’organisme collecteur, en 2019. Or, toujours pour l’année 2019, seuls 26 collaborateurs ont été logés !

Les élus déplorent la baisse catastrophique des services et des propositions de logements aux salariés.

Selon nous, il s’agit là véritablement d’une spoliation des fonds. La baisse des bénéficiaires est continue depuis 2017, les bailleurs ont la main mise sur les dossiers, et FTV à totalement perdu son droit de regard sur l’attribution des logements, alors que sa contribution est obligatoire !

Il y a fort à parier qu’Action Logement soit  dans le collimateur du gouvernement et qu’à terme, cet organisme qui a tant apporté aux salariés disparaitra.

Après ces deux jours de CSE siège, vos élus ne peuvent que constater qu’entre la régression des acquis sociaux et le « faire plus avec toujours moins », France Télévisions est bien loin de pouvoir offrir à ses salariés des horizons heureux.

Paris, le 26 octobre 2020


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Direction du Dialogue social : une révolution de palais ?

C’est le grand chamboule tout depuis la fin de l’été à FTV, les nominations se succèdent, certains changent de poste tout simplement, les uns partent, les autres arrivent. Ainsi, un nouveau directeur du dialogue social est nommé, un Jacques pour un Stéphane, cela change quoi, direz-vous…

Alors, simple mouvement orbital périodique autour d’une autre masse prépondérante ? Rien de neuf sous le soleil ? Peut-être que non. Peut-être que cette fois, il s’agit d’une révolution culturelle : une prise de pouvoir des experts en service commandé.

Pourquoi s’alarmer ? Parce que les dessous de la nomination de Jacques Denoyelle au poste de directeur du dialogue social ne sont pas clairs. L’ancien directeur en poste ne faisait donc pas l’affaire ? Peut-être parce que lui, il discutait avec toutes les OS, et pas seulement avec le syndicat partenaire habituel de la direction ?

Et pourquoi ne pas avoir écrit, dans le communiqué annonçant sa nomination, que Jacques Denoyelle était jusqu’à présent directeur associé de SECAFI, cabinet mandaté depuis des années par la majorité syndicale à la tête des ex CE et CSE de France Télévisions pour la réalisation d’expertises sur les sujets économiques, sociaux, santé ?

Le communiqué officiel, lui, ne mentionne qu’une activité pour le groupe Alpha, auquel appartient SECAFI. Quelle pudeur, de la part de la direction ! Le groupe Alpha, dont le PDG Pierre Ferracci affirmait à Mediapart en 2016 que « Ce qui fait la force de Secafi a toujours été son lien très fort avec la CGT, en même temps qu’une indépendance également forte » (28.02.2016, « Syndicats, avec ou contre les patrons ? Le dilemme des experts en entreprise ») … Pierre Ferracci, dont la presse relate les relations privilégiées et la proximité idéologique avec le Président de la République, Emmanuel Macron.

Si nous saluons la qualité des expertises menées par SECAFI, qui ont été essentielles pour nous dans la compréhension de beaucoup de dossiers ces dernières années, nous nous étonnons de la nomination à un poste de direction de celui qui travaillait aux côtés des représentants du personnel, avec des liens privilégiés avec la CGT de FTV. Une belle prise donc, puisque Denoyelle, qui connait parfaitement France Télévisions, saura parler à la CGT, son principal partenaire et donneur d’ordre à FTV.

Evidemment, nous sommes curieux : comment Jacques Denoyelle, qui a formé par ses interventions les élus présidents de commissions, secrétaires des ex CHSCT et CE, membres des bureaux des CSE ou rapporteurs de CSSCT, va-t-il se positionner, en tant que directeur du dialogue social ? Comment va-t-il gérer les amitiés anciennes et solides forgées par un long partenariat avec la CGT, et comment va-t-il parler aux autres organisations syndicales, qu’il a moins côtoyées ?

La CFDT n’acceptera pas que le directeur du dialogue social choisisse ses partenaires. Nous n’accepterons pas que dans le dialogue social, il y ait les « amis » et les autres. Que des informations ne soient pas données de façon équitable à toutes les organisations syndicales, que les dossiers soient préparés en amont avec les uns et pas avec les autres.

Avons-nous des a priori ? Mais évidemment, nous en avons ! Parce que nous savons que la neutralité, l’objectivité, c’est difficile quand on a tissé des liens depuis si longtemps.

Alors, quel est la véritable mission de Jacques Denoyelle : amener la CGT à signer, d’ici à 2022, des accords structurants sur les évolutions des métiers ou le temps de travail, en usant de ses relations privilégiées avec ce syndicat à FTV ?

Pas la peine de lui souhaiter la bienvenue à France Télévisions, Jacques Denoyelle y est chez lui depuis longtemps : on se demandait si SECAFI, omniprésent à FTV, avait des bureaux au Siège ; maintenant, on sait où ils sont : dans le bâtiment Valin, à l’étage du Dialogue Social.

Paris, le 21 octobre 2020


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Déclaration liminaire du CSE Siège 20 et 21 octobre 2020

Pour sauver l’audiovisuel public, sauvons notre redevance !

Chers amis, chers collègues, nous mesurons tous depuis quelques mois les difficultés qui accablent notre pays.

Une crise économique qui frappe durement de nombreux secteurs d’activité, et dont nous aurions tort de penser qu’elle épargnera durablement les salariés de l’audiovisuel public… A cette heure, et alors que débute l’examen du prochain projet de loi de finance au Parlement, toutes les inquiétudes sont permises. Et la plus grande vigilance s’impose.

Car parmi toutes les propositions formulées par les députés cette année pour équilibrer les comptes publics, l’une, en provenance d’une quarantaine de députés de la majorité, incite à la plus grande prudence. Comme souvent, elle part de l’idée fort séduisante qu’il faut prendre en compte tous les nouveaux usages de la télévision, de la vidéo, les nouveaux écrans…

Et rendre la contribution à l’audiovisuel public, qui ne sera bientôt plus adossée à la taxe d’habitation, universelle… Ne plus assujettir la redevance à la possession d’un téléviseur, une idée qui à l’âge des tablettes et des smartphones sonne bien sur le papier, un objectif auquel nous pourrions tous autour de cette table souscrire sans réserve… Mais dont le corollaire, lui, ne rassure pas vraiment…

Car ces mêmes députés proposent en contrepartie une forte baisse de la redevance… Qu’ils souhaiteraient voir passer de 138 euros à seulement 100 euros.

S’agirait-il d’élargir l’assiette pour sanctuariser le budget de l’audiovisuel public ou d’amorcer une nouvelle baisse de nos ressources ? A la lecture de l’exposé des motifs, même les plus optimistes pourront avoir des doutes. Ces députés souhaiteraient surtout « poursuivre », c’est en toutes lettres, « la déflation fiscale ».

Dans ce contexte, la baisse du montant de la redevance ferait donc craindre un nouveau rabougrissement de nos recettes les plus essentielles.

En cette matière, les salariés de France Télévisions ont appris dans la douleur à se méfier des annonces de l’Etat-actionnaire synonymes de nouveaux sacrifices…

Dernière en date, l’année dernière, la baisse annoncée presque au même moment que cette année d’un euro de la contribution à l’audiovisuel public…

Une fluctuation qui sera restée imperceptible pour le contribuable, mais dont les conséquences se sont durement fait sentir pour de nombreux salariés de l’audiovisuel public, particulièrement à France Télévisions. En contrepartie de cet euro symbolique, l’audiovisuel public a instantanément été privé, d’un trait de plume, de vingt-huit millions de ressources.

Alors pourquoi mériterions-nous de subir de nouveau un tel traitement ? Serions-nous si généreusement dotés, en comparaison de nos voisins européens, qu’il faudrait urgemment, année après année, nous amputer d’une part significative des recettes qui nous font vivre ?

Comparée à ses voisins européens comme l’Allemagne, le Royaume Uni, ou même la Belgique, la France n’a pourtant rien d’un pays de privilégiés…

Chez nos voisins du Nord de l’Europe, le montant de cette redevance audiovisuelle est jusqu’à trois fois plus élevé qu’en France. Et cette contribution y est le plus souvent universelle…

Pourquoi vouloir sans cesse réduire les budgets de l’audiovisuel public ? Mais pour le sauver bien sûr ! Avec le même logiciel mortifère que celui qui s’applique depuis si longtemps, ailleurs, aux hôpitaux publics, dans l’éducation nationale, avec le succès que la crise du Covid-19 vient pourtant de mettre en lumière… Faire mieux avec moins, et l’année d’après, encore un peu mieux avec beaucoup moins… le slogan reste le même… Tout comme le déni des réalités qui l’accompagne et s’amplifie.

Alors que s’impose partout la nécessité d’un changement de modèle, d’une adaptation au numérique, ce mélange d’austérité et de sous-investissement chronique ne doit pas s’amplifier. Car il ne profite pour l’heure qu’aux opérateurs privés de SVOD, et particulièrement aux plateformes étrangères de SVOD. Des multinationales comme Netflix, Amazon, Disney +, dont le prix des abonnements, contrairement à la contribution à l’audiovisuel public, n’a cessé et ne cessera d’augmenter…

Si les français estiment aujourd’hui que la redevance leur coûte trop cher, c’est parce qu’ils payent cet abonnement en une fois… Peut-être faudrait-il le mensualiser pour qu’ils puissent se rendre compte que les radios et les télévisions publiques avec lesquelles ils se réveillent presque chaque matin et s’endorment presque chaque soir ne leur coûtent en tout et pour tout, qu’un peu plus de 11 euros par mois.

Moins que les 13 euros par mois d’un abonnement premium à Netflix, 167 euros par an de redevance privée ! Beaucoup moins que les 25 euros que certains dépensent sur Téléfoot pour pouvoir regarder, tout au plus, 4 matches de football chaque mois… Alors même que nous produisons infiniment plus de contenus.

L’audiovisuel public n’a pas à rougir d’être comparé à ses concurrents privés. Il est plus que jamais la clé de voûte de notre modèle culturel. Pourquoi vouloir poursuivre la réduction de ses recettes alors qu’il représente à lui seul 18 000 salariés, au moins autant d’emplois indirects, tous non délocalisables ? Chaque année, la redevance finance entre autres choses à hauteur de plus d’un milliard d’euros, des sociétés hexagonales qui paient l’intégralité de leurs impôts sur notre territoire…

On aimerait pouvoir en dire autant de Netflix, basé aux Pays-Bas, ou d’Amazon, avec sa filiale au Luxembourg, qui profitent à plein chaque année de nombreux dispositifs de contournement fiscal…

Alors bien sûr, la résistance à cette nouvelle concurrence doit passer par une offre équivalente sous pavillon français, dans laquelle l’audiovisuel public doit prendre toute sa place. A cet égard, il convient de saluer comme il se doit la naissance de la plateforme Salto, et de lui souhaiter de rencontrer le plus large public possible.

Mais comment s’adapter à ces nouveaux usages sans défendre les ressources qui rendent possibles toutes nos missions de service public ? Salariés comme dirigeants de l’audiovisuel public, il appartient désormais à chacun de nous de revendiquer avec fierté la redevance, et de la défendre avec obstination, car elle est le lien qui nous unit à tous nos compatriotes, parce qu’elle est la richesse de tous les Français.


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Paris, le 20 octobre 2020

DECLARATION LIMINAIRE DU CSE CENTRAL DU 7 ET 8 OCTOBRE 2020

SPECTACULAIRE !

Spectaculaire, c’est le nom d’une émission de France 2, première diffusion samedi 3 octobre. Une émission, un « show » façon Las Vegas, tourné fin septembre avec du public, en période de crise sanitaire.

Paris était alors encore en zone rouge, et on sentait l’écarlate arriver… Mais France Télévisions, le producteur de l’émission, et le public présent, ne semblaient pas le savoir. Pas de gestes barrières, pas de masques, mais des visières en plexi, dont on sait pourtant qu’elles sont loin d’être aussi efficaces que les masques chirurgicaux ou en tissu.

Nous sommes donc les experts en « brouillage de message » : une émission sans gestes barrières ni masques efficaces, alors qu’à longueur de JT, nous analysons la pandémie, nous dissertons sur la crise sanitaire, nous relayons les alertes sur les risques de contamination.

Tout cela est donc contredit, le temps d’une émission du samedi soir.

Injonctions contradictoires aussi dans notre quotidien au travail :

  • Télétravaillons, pour éviter les déplacements et les pics de fréquentation dans nos sites ; oui, mais dans quelles conditions ? Depuis le mois de mars, donc depuis 6 mois, les salariés de FTV s’adaptent à des conditions de travail difficiles à domicile, sans contrepartie puisque la situation est exceptionnelle.

Mais une situation qui dure depuis 6 mois est-elle encore exceptionnelle ? Pas d’indemnité, pas d’équipement adapté, ici on signe des avenants, là-bas le télétravail est refusé à des personnes vulnérables ou à des nouveaux arrivés dans un service…

  • Evitons les rassemblements, nous dit-on. Mais à France Télévisions, quand les personnels demandent que les formations NRCS aient lieu dans leur site pour éviter que les salariés de plusieurs sites ne se retrouvent sur un seul lieu, ce n’est pas possible.

La contradiction est permanente :

  • Les salariés sont des sachants, c’est le nouveau discours managérial ; des sachants qui ne savent pas, en réalité, puisque quand il s’agit de la stratégie de l’entreprise, de la définition des contenus et des moyens – donc des ETP ou des compétences nécessaires pour remplir nos missions -, le salarié devient un boulet.
  • La télévision, ce sont des images et du son, mais l’avenir du réseau régional France 3 semble passer par la radio, avec des matinales France Bleu illustrée par quelques images prétexte, et dont l’éditorial nous échappe complétement. Une radio filmée appelée à se développer avec des émissions sportives ou politiques.
  • Il faut faire plus… partout… mais avec moins : après le réseau régional de France 3, après les métiers administratifs, ceux d’électro, de machino, de scripte, c’est Malakoff qui est vidé de ses salariés. L’ex France Ô est remplacée par une plateforme au lancement chaotique, et par un « pacte de visibilité » qui doit faire ses preuves.
  • Les stations Outre-mer, La Fabrique et le siège ne sont pas épargnées par les suppressions d’ETP, la saignée est générale. Partout, nous devons moderniser nos méthodes de travail sous la contrainte, voire adapter nos contenus aux outils pour économiser des ETP.

Est-ce ainsi que l’on prépare l’avenir ? Nous en doutons. « Pour son deuxième mandat, Delphine Ernotte met ses troupes en ordre de marche », écrivait la presse il y a quelques semaines. Vos troupes, Madame la Présidente, ce ne sont pas tant vos équipes dirigeantes sans cesse renouvelées, que les salariés de cette entreprise. Qui souffrent, qui doutent, qui sont aussi fatigués par le mouvement perpétuel que vous leur avez imposé.


Vous souhaitez nous poser des questions ?
Contactez-nous au :
01 56 22 88 21

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COMPTE RENDU CSE RÉSEAU RÉGIONAL, 1er et 2 OCTOBRE 2020

Ce CSE était présidé par le DRH du réseau régional, Olivier Godard, en l’absence du nouveau directeur de France 3 Réseau régional, François Desnoyers, dont la nomination est officielle depuis le 30 septembre et qui prendra ses fonctions le 12 octobre.

Pour lire notre liminaire, c’est ici !

L’actu du réseau : pilotage, télétravail et moyens

C’est Alain Astarita, le secrétaire général adjoint du réseau F3 et directeur de la coordination du réseau, qui s’y colle : après les liminaires des organisations syndicales, qui prennent note de la nomination du nouveau directeur du réseau François Desnoyers, il contrattaque. C’est l’image de la « France des sélectionneurs des équipes nationales » qu’il convoque, nous renvoyant tous dans nos 22 – « À France Télévisions, c’est Delphine Ernotte qui sélectionne, et elle a choisi un professionnel, François Desnoyers, qui connait parfaitement les territoires et la notion de réseau régional ».

Cà, c’est dit.

Alain Astarita nous assure aussi que le nouveau directeur adjoint en charge de la coordination des antennes du réseau, Philippe Martinetti, « a prouvé ses compétences dans le réseau (en Corse) et portera les ambitions éditoriales de la régionalisation ».

Très bien.

Quant au pilotage du réseau entre la nomination de notre (ex) directrice comme DRH de FTV, et l’entrée en fonction de F. Desnoyers le 12 octobre, qu’on se rassure, il est assuré par les « têtes du réseau que sont les quatorze Directeurs Régionaux et le directeur de la coordination (A. Astarita), depuis le départ de L. Mayerfeld jusqu’à l’arrivée de la nouvelle direction. Les missions ont été remplies avec les équipes ». Ouf.

Mais revenons à notre réalité du moment, fortement impactée par la crise sanitaire. Au 30 septembre, nous comptons sept cas de COVID-19 diagnostiqués dans le réseau, lequel « s’adapte à la situation et aux injonctions des autorités » et rappelle la nécessité de respecter strictement les gestes barrières à tous moments de la journée de travail (et pas que d’ailleurs). En cas d’ « alerte COVID » dans un site, la direction en est avertie et examine la situation : y a-t-il des cas contacts ? Faut-il les isoler ? Alain Astarita assure que ce travail est mené avec les encadrants et les médecins du travail, avant la prise de décisions.

Le télétravail est encore favorisé quand il est possible, avec une présence de 2 jours voire pas de présence du tout dans les zones où la situation est au rouge vif. Dans ces zones à très forte circulation du virus, les équipes de reportage qui travaillent 5 jours sur 7 risquent d’être très vite épuisées et sont très exposées au risque de contamination : La direction n’envisage pas, pour le moment, de revenir à la planification testée lors du confinement, c’est á dire des phases de terrain courtes de 2 ou 3 jours puis de l’absence autorisée rémunérée pour ces équipes – mais elle n’exclue pas de revenir à cette planification si la situation évolue défavorablement. L’objectif est d’assurer la continuité de l’antenne tout en préservant la santé des salariés.

La prime COVID, annoncée par la direction il y a quelques mois, sera-t-elle aussi attribuée aux CDD qui ont pu travailler pendant le confinement et sans lesquels nous n’aurions pas pu fabriquer certaines de nos éditions ? Elle est distribuée par les chefs de service, qui ont toute latitude pour l’attribuer aussi aux non permanents – nous les invitons donc à tenir compte aussi de l’engagement de nos CDD, journalistes et PTA, qui ont travaillé à nos côtés pendant cette période difficile.

Autre sujet lié à la COVID : le refus de certains salariés de suivre des formations programmées ailleurs que dans leur site, la formation NRCS par exemple, qui regroupera les salariés de différentes antennes dans un seul site. La direction estime que ces formations ne peuvent se faire en visioconférence, que le présentiel est nécessaire, et qu’il ne faut pas « sur-communiquer sur les cas de contamination » pour ne pas entretenir les peurs. « A Linois, toutes les mesures sont prises en termes de gestes barrières », nous dit le DRH.

Peut-être. Mais surtout, selon nous, il faut pouvoir envisager des formations par groupes plus petits, dans chaque antenne, pour éviter les déplacements (du type voyage en train, coincé pendant 2 heures aux côtés de voyageurs qui enlèvent leur masque pour manger, téléphoner… Ou encore, trajets en métro ou RER à Paris en heures de pointe…) et les regroupements.

Nouvelle direction, pour un projet pas si nouveau que ça : la régionalisation… une régionalisation qui s’annonce difficile au vu des moyens dont nous disposons actuellement. Nous relevons que des émissions fabriquées jusque-là entièrement en interne sont remplacées par des émissions fabriquées maintenant en partie à l’extérieur de F3 ; que nous devons acheter des images d’actu parce que nous n’avons plus les équipes pour les tourner ; que le nouveau créneau régional de 18H30 à 18H59 est envisagé comme un créneau des rédactions du réseau, qui sont déjà à l’os et ne peuvent plus, par endroit, fabriquer un JT antenne tous les soirs (en Occitanie, le JT mutualisé est toujours d’actualité !). 

Partout, des postes sont gelés : OPS, monteurs, scriptes, journalistes, des postes d’OPV ont été supprimés au fil des années. Comment envisager sereinement cette régionalisation annoncée ? Nous demandons donc un état des lieux des postes vacants et gelés, de leur comblement, afin de pouvoir évaluer les ressources possibles. Ainsi qu’un organigramme à jour et précis des effectifs des antennes et de la direction du réseau, avec une explication des fonctions de ceux qui sont á la tête du réseau.

« On le fera lors d’une commission emploi à venir », promet Olivier Godard, le DRH – qui confirme que des postes de monteurs et de scriptes ont été, ces dernières semaines, « dégelés » et mis en consultation… « Il y a des tensions, et nous sommes obligés de dégeler certains emplois par ex monteurs et scriptes ». Mais la direction ne veut pas « insulter l’avenir », se gardant des postes vacants pour les transformer après les négociations sur les évolutions de métiers et en fonction des conclusions « métiers » des expérimentations dans le réseau.

« On mettra en place des GPEC de proximité, mais la crise sanitaire est passée par là. »

Evolution de métiers ? Un argument avancé par la direction depuis 2017… et depuis 2017, les salariés du réseau souffrent du non remplacement des collègues partis qui ont libéré des postes, postes supprimés (économies…) ou non comblés (évolution des métiers). Et là, on n’en peut plus. Entre les antennes qui tournent péniblement avec deux scriptes, celles qui manquent de monteurs ou d’OPS, les éclairagistes qui disparaissent… Difficile d’envisager les projets du réseau de façon optimiste !

En tout cas, la direction confirme que pour 2020, elle fait « sauter » les plafonds de collaboration pour les CDD. Une bonne nouvelle quand même.

Matinales : la convention avec Radio France

Germain Dagognet, directeur du projet de régionalisation, entre en piste pour nous présenter des extraits de la convention signée avec radio France. Des extraits, parce que la direction refuse de nous communiquer l’intégralité de cette convention, « certaines de ses dispositions ne regardent pas la concurrence »… Secret défense, donc.

Pour faire simple : Radio France a la responsabilité de la production des matinales et refacture les coûts liés à la diffusion TV à l’euro près. Donc aussi les coûts de la prestation « éditeur visuel » assurée par un salarié d’une agence de presse, Edenpress, elle-même prestataire pour Radio France.

Nous n’avons pas compris l’explication donnée par la direction pour ce montage étrange : payer pour rembourser RF qui paye une agence de presse qui paye un journaliste pour une activité d’ « éditeur visuel ». Pourquoi ne pas l’employer nous-mêmes, d’autant que Germain Dagognet trouve que par les temps qui courent, c’est super de proposer du travail à des jeunes…

Sauf que là, ces jeunes ne sont pas employés par FTV, ne sont pas couverts par notre accord collectif, notre mutuelle, nos garanties, etc. Alors qu’ils ne travaillent que pour France 3 !

Par exemple, vu sur Linkedin en janvier 2020 pour la Matinale de Caen :

« Eden Press est une société de production TV qui développe depuis dix ans des programmes ambitieux pour France 3, France 4, France Ô. Les nouvelles écritures du réel, Public Sénat, LCP-AN et le groupe Canal+. Eden intègre le digital dans la fabrication de ses programmes : Tokyo Reverse, (Trophée Révélation, Assemblée des Médias 2014), première expérience de Slow TV française intégrant un dispositif transmédia, ou encore Slow Moscow, première expérience Snapchat TV diffusée sur France 4 dans le cadre de la Nuit Blanche en octobre 2015.


Nous sommes à la recherche d’un profil de journaliste stagiaire pour intégrer les rédactions d’un programme : une émission quotidienne diffusée sur France 3.

En assistant les rédactions, leurs missions seront les suivantes :

Participation à la rédaction ainsi qu’à la ligne éditoriale de l’émission, assister les journalistes dans leurs pré-enquêtes : choix des invités, thème de l’émission, interviews… ; Propositions des sujets ; curieux/se, à l’aise dans le travail en équipe, vous savez aussi être autonome dans la gestion de vos missions. Etudiant(e) en école de journalisme ; sens du relationnel, curiosité et esprit d’équipe ; excellent rédactionnel ; intérêt pour la télévision

Pour nous, cette pratique frise le délit de marchandage, qui est défini par l’article L8231-1 du Code du Travail : « ​Toute opération à but lucratif de fourniture de main-d’œuvre qui a pour effet de causer un préjudice au salarié qu’elle concerne ou d’éluder l’application de dispositions légales ou de stipulations d’une convention ou d’un accord collectif »…

Nous relevons aussi le profil de l’éditeur visuel tel que décrit par l’agence de presse  dans ses offres d’emploi : Un journaliste stagiaire ( !), étudiant en école de journalisme, pour intégrer la rédaction d’une émission quotidienne diffusée sur France 3.

C’est limite.

La coopération avec Radio France, une piste à développer pour remplir des grilles « régionalisées » ? Germain Dagognet confirme qu’ « il n’est pas exclu de diffuser les matinales RF jusqu’à 9H dans le cadre de la régionalisation ; le service public en région doit être fort et allié à la radio publique, face à la concurrence. Et il faut que ce soit le moins cher possible tout en assurant la meilleure qualité possible ».

Et ça marche ? La direction s’engage à nous fournir des audiences pour les matinales existantes, lors d’un prochain CSE.

Et envisage-t-on d’autres émissions de radio filmée ? Germain Dagognet nous dit réfléchir à de nouveaux projets, mais pas pour janvier. Par exemple, l’extension des matinales filmées jusqu’à 9 heures, ou encore des émissions politiques ou de sport.

NoA : peut mieux faire ?

NoA, la chaine expérimentale lancée il y a un peu plus d’un an, a fait l’objet d’une mesure de notoriété présentée aux élus. NoA, qui ciblait la proximité pour un public rajeuni.

Alors, l’objectif est-il atteint ?

Le bilan est mitigé, avec une notoriété à améliorer et un public plutôt âgé.

13% des personnes citent NoA spontanément comme chaine régionale.

 29% connaissent NoA.

40% sont inactifs, dont un quart retraités

Et la TV classique n’est pas morte : 87% regardent NoA sur un écran TV, malgré la mise ne place d’une plateforme numérique dédiée !

L’audience est plutôt masculine, et plutôt âgée avec une majorité de plus de 50 ans

Quelques chiffres, donc : CQFD.

NoA a aussi fait l’objet d’un débat « santé et conditions de travail » : suite à un accident du travail d’une Gestionnaire d’antenne – RSCA (un nouveau métier de NoA), le CSE avait désigné un expert pour accompagner direction et salariés, déjà engagés dans une démarche d’ateliers sur les pratiques professionnelles pour NoA.

Globalement, la démarche des ateliers et l’implication des cadres a permis au projet d’évoluer, et aux salariés concernés de peser dans ces évolutions.

Pour nous, cela montre l’importance de l’adhésion des encadrements aux projets, pour motiver les salariés et les impliquer. Des salariés qui, pour ce qui est de NoA, sont volontaires jusqu’à présent, avant de passer bientôt en mode « contraint », avec une participation de tous au projet, qu’ils soient volontaires ou pas.

Toulon : on relocalise la Locale

Nous sommes consultés peu avant la mise en œuvre du projet sans avoir été entendus en amont sur le projet… Nos remarques arrivent trop tard… A quoi doit servir, dans ces conditions, cette consultation des élus du CSE sur un projet aussi important que l’aménagement de nouveaux locaux accueillant des équipes de France 3 ?

Nous avons aussi l’impression que la direction ne tire pas les leçons de la crise sanitaire et de ses impacts sur la conception des locaux de travail.

Cette vision « hors sol » nous atterre et nous fait craindre pour la santé et la sécurité des salariés. Bench, Open space, flux de circulation : sommes-nous condamnés à porter des masques toutes la journée parce que la direction ne revient pas sur une vision dépassée de l’aménagement des bureaux ?

Ou encore, FTV champion de la communication « green washing » : pas de parking pour les vélos des salariés de Toulon, alors que FTV se lance dans des plans de déplacement à vélo ?

Avis négatif du CSE, on l’aura compris…

Le CSE, sa vie, ses activités sociales et culturelles

Vie du CSE : désignation de deux nouveaux représentants de proximité suite à la démission d’élus en Pays de Loire et Midi Pyrénées : Chantal Frémy est désignée pour Midi Pyrénées, Eleonore Duplay en Pays de Loire. 

La commission Activités sociales et culturelles du réseau s’est réunie, et a fait un point, dans le contexte sanitaire actuel sur l’organisation des voyages et des fêtes de noël : chaque commission locale est libre de ses choix, à condition de veiller au respect des consignes sanitaires et d’être attentif aux conditions d’annulation. Concernant les voyages prévus au dernier trimestre 2020, ils ont quasiment tous été annulés par les prestataires.

La commission a également validé le montant des cadeaux de noël : ce sera 40 euros pour les enfants (jusqu’à 14 ans au 31/12.2020), et 50 euros pour les adultes (les salariés).

La campagne de location pour l’hiver des biens du CSE ainsi que la vente subventionnée par le CSE des chèques culture et vacances, sont lancées, en même temps que le nouveau site internet du CSE qui permet de commander les prestations en ligne.

Rouen : nouvelles régies, nouveau calendrier

Michael Friederich Directeur du Développement de l’Exploitation du Réseau France 3 et Marck Krief Directeur Ingénierie Process 

L’expérimentation va démarrer le 22 février 2021 avec la mise à l’antenne de JT fabriqués et diffusés par une régie automatisée. Des JT à blanc seront testés à partir du 8 février 2021.

Le retard dans la mise en œuvre du projet s’explique non seulement par la crise sanitaire, mais aussi par de nécessaires adaptations techniques et par l’organisation de formations sur site. Celles-ci auront donc lieu dès janvier, à Rouen quand c’est possible.

  1. fin novembre à début décembre 2020 : formations généralistes son et image.
  2. à partir de janvier jusque 8 février 2020, formation sur l’utilisation de la régie 

Les formations « Régie » se télescopent avec les formations « NRCS » ; la direction en est consciente, et elle va permettre le recours aux CDD pour remplacer les permanents qui seront en formation. Pendant les JT à blanc, les formateurs resteront présents en accompagnement et soutient, ainsi que l’ingénierie FTV pour assurer une continuité technique.

Questionnée sur le risque de tensions sur les effectifs pendant la phase de formation, qui pourraient être un prétexte à la fabrication de journaux Grande Région avec Caen, la direction est claire : ce n’est pas une hypothèse pour elle, et elle fera le nécessaire pour que les phases de formation, de JT à blanc et d’expérimentation se déroulent normalement.

Qu’est ce qui sera expérimenté ? Les JT et les émissions de plateau type DEP. Nous invitons la direction à présenter rapidement son projet de régionalisation pour l’antenne de Rouen aux personnels normands, afin que ceux-ci puissent se projeter dans un avenir proche. Nous rappelons aussi que l’expérimentation doit permettre de tester les limites de cette régie, en toute bonne foi : il ne saurait être question de calibrer les projets d’émissions en fonction des capacités fantasmées ou réelles de cette régie automatisée, mais bien de créer des émissions puis d’adapter les moyens afin de pouvoir les fabriquer !

Santé au travail, danger

Alerte pour danger grave et imminent dans les Hauts de France… Une enquête conjointe des représentants de proximité de Lille avec la direction a lieu, le processus est en marche… Nous dit la direction.

Mais le CSE souhaite quand même une expertise – à la demande des élus de proximité des antennes de Lille et d’Amiens ; et puis aussi parce que les élus du CSE doutent que la direction des Hauts de France soit en capacité d’analyser les 21 déclarations d’accidents du travail et les 11 arrêts maladies déclarés à Lille, les deux arrêts de travail à Amiens, les 24 visites spontanées à la médecine du travail de Lille… et de trouver des solutions à la crise que traversent les antennes de Lille et d’Amiens (pour lire notre tract, c’est ici).

Détresse des salariés et de leurs représentants de proximité face à une situation provoquée par la direction, une direction qui aujourd’hui se dit en capacité de surmonter la crise – nous en doutons. Et votons donc une expertise.

Info diverse : le télé montage ou montage en télétravail : la direction confirme que pour le moment, elle n’y est pas favorable mais que dès lors que la direction technique donnera son feu vert à cette pratique, elle sera possible après débat dans les collectifs du travail. Les élus soulignent qu’en la période actuelle, et notamment dans les zones à forte circulation du virus, le télétravail y compris pour les monteurs doit-être possible.

Prochain CSE du réseau régional : 29 et 30 octobre 2020

Vos élus et représentants syndicaux de la CFDT :

Elus : Nancy Gressier, Lille ; Bruno Espalieu, Lille ; Pascal Lefebvre, Lille ; Claude Framery,La Fabrique Lambersart ; Patricia Jomain, Lyon ;Yvonne Roehrig, Strasbourg, Olivier Mélinand, Brest. RS : Gonzague Vandamme, Lille


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Schéma national du maintien de l’ordre : Des obstacles inacceptables pour l’exercice de la profession de journaliste

COMMUNIQUE DE PRESSE CFDT-Journalistes

A Paris, le 23 septembre 2020

Des obstacles inacceptables pour l’exercice de la profession de journaliste

Le ministre de l’Intérieur dit vouloir réviser son Schéma national du maintien de l’ordre édité le 16 septembre 2020.

En l’état présent, s’il a le mérite de la clarté et de la transparence, il reste inacceptable pour les professionnels de l’information. 

En 29 pages, le ministre Gerald Darmanin apporte des précisions auxquelles son prédécesseur ne nous avait pas habitués. Cependant, si ce texte présente « la liberté d’expression et de communication comme une condition première de la démocratie », il n’est pour autant  tendre avec les journalistes.

Certes,  le ministre demande « de leur reconnaître une place particulière », mais, en même temps, il rappelle que « le délit constitué par le fait de se maintenir dans l’attroupement après sommation ne souffre d’aucune exception y compris au profit des journalistes et membres d’associations ». 

Et c’est bien là, pour les journalistes CFDT, le principal obstacle d’un texte rédigé sans consultation de leurs organisations syndicales.

Comment les journalistes (qu’ils possèdent ou non la carte de presse) peuvent-ils rendre compte s’ils ne sont pas au cœur des évènements ? Comment, par exemple, durant le mouvement des Gilets jaunes, notre collègue David Dufresne ou Gaspard Glanz auraient-ils pu apporter la preuve des violences subies par les journalistes s’ils n’avaient pas été au plus près de leurs auteurs ?

Pour CFDT-Journalistes, les consignes nouvelles données à la police et à la gendarmerie conduisent à priver les journalistes de leur faculté d’exercer à plein leur profession.

De plus, elles n’empêcheront pas des interprétations abusives de fonctionnaires zélés comme à Annecy-Meythey (Haute-Savoie) il y a quelques jours, lors de la couverture journalistique d’une action pacifique du mouvement Extinction-Rébellion.

C’est une entrave inacceptable à la liberté de la presse que le ministre pourtant encense.

Pour CFDT-Journalistes, en démocratie, il n’est pas de pouvoir légal sans contre-pouvoir.

En l’occurrence, empêcher les journalistes d’être sur le terrain lors d’interventions des forces de l’ordre privera la population d’éléments factuels pour se forger un avis éclairé, alors même que des groupes policiers spécialement dédiés aux tournages audiovisuels pourront fournir officiellement des images collectées par leurs soins.

CFDT-Journalistes souligne que, dès lors qu’ils exercent leur profession, les professionnels de l’information, (qu’ils possèdent ou non la carte de presse), ne sont plus de simples citoyens mais des vecteurs de la démocratie.

A ce titre, aucune limitation de l’exercice professionnel n’est acceptable.

Aussi, CFDT-Journalistes demande-t-il au ministre

–  de revoir sa copie effectivement et de revenir sur ses consignes liberticides ;

– de recevoir les organisations syndicales de journalistes ;

– de faire le point sur les enquêtes de l’IGPN suite aux plaintes déposées par une quarantaine de journalistes blessés depuis novembre 2018.

Lire le Schéma national de maintien de l’ordre

Paris, le 28 septembre 2020


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