TOULOUSE, le 16 SEPTEMBRE
Présents pour la direction
Laurence Grandrémy (présidente de l’IP fabrique sud, directrice déléguée aux centres feuilleton fictions)
Muriel Blanchard (responsable des ressources humaines, fabrique, moyens de fabrication)
Sabrina Ragoub (chargée des ressources humaines)
Invités
Olivier Roelens (responsable productions feuilletons & fictions)
Frédérique Michon (assistante du DRH de la coordination des DRH opérationnels et DRH numériques, marketing, communication, et sports)
Claire Gallant (directrice gestion du personnel, de la paie, et des projets SIRH)
Jean-Yves Blaise (responsable du pilotage social)
Présents pour les représentants de proximité CFDT
Frédéric Maillard, Fabrice Martin
1/ Fictions Feuilleton
Bilan canicule
Les élus demandent la présentation d’un bilan concernant la procédure et/ou actions concrètes mises en place concernant la période de canicule.
Les actions menées cet été en 2026 :
– Anticipation des risques en sensibilisant les chefs de poste et les directeurs de production : avec des modifications de séquences privilégiant les intérieurs, des décalages de plan de travail pour tourner sur les heures les moins exposées, des temps de travail réduits et des pauses fraicheur. Sensibilisation des équipes à la feuille de service et envoi de guides sur les comportements à adopter en cas de températures élevées.
– Aménagement des conditions de travail en créant des espaces ombragés ou fraicheur : pergolas avec filets camouflages ou anti-chaleur, brumisateurs, ventilateurs, locaux climatisés, camions réfrigérés ou véhicules climatisés à proximité des tournages.
– Renforcement des volumes d’eau fraîche, fruits et glaces, achats de couvertures de survie pour protéger le matériel.
Hors moyen
Les élus expriment leur profonde incompréhension et leur inquiétude face au fait que le téléfilm Hors Moyen – CROIX ROUSSE, tourné à Lyon aux mois de septembre et octobre, n’ait pas pu être internalisé, alors même qu’il aurait permis de contribuer à combler le déficit d’activité en fiction prévu pour la fin de l’année.
Cette situation suscite un réel désarroi parmi les salariés, qui peinent à comprendre les choix opérés tandis que l’activité fait défaut. Les élus souhaitent savoir pour quelles raisons ce choix a été fait et demandent à la direction de bien vouloir en préciser les justifications ?
Le responsable production feuilletons fictions nous dit découvrir ce point à la lecture de la question. La direction de la fabrique n’est pas sollicitée, ni consultée par les fictions hors moyen. Il n’y a de ce fait aucun échange, ni information.
Face à ces réponses de la direction, les élus s’interrogent sur le respect de l’application des règles d’or (faut-il encore qu’elles existent) afin de faire prioriser le recours interne des moyens de fabrication.
Coupure repas USGS
Les élus demandent quelles règles sont appliquées notamment dans le cas de coupure supérieure à 1 heure ? En particulier ce qui justifie que les créneaux horaires de 11 H 30 à 14 H 30 le midi et de 18 H 30 et 21H30 le soir ne soient pas toujours respectés.
Nous avons eu le privilège de la lecture de l’ accord collectif page 81 concernant le temps de repas.
« Le temps de repas est en principe d’une heure et d’une durée minimale de 45 minutes.Le temps de repas, entendu de la cessation à la reprise de l’activité, doit être planifié par l’employeur. Le temps de repas est habituellement fixé entre 11h30 et 14h30 ou entre 18h30 et 21h30. Si le temps de repas planifié par l’employeur est inférieur à 45 minutes, il est assimilé à du temps de travail effectif. Dans le cas où l’amplitude journalière couvrirait deux périodes qualifiées de temps de repas, conformément au présent article, l’une d’entre elle est assimilée à du temps de travail effectif dans la limite de 45 minutes à condition qu’elle soit précédée et suivie d’une période de travail. Si pour des nécessités de service, ou à la demande de l’employeur, les pauses repas sont prises à proximité du poste de travail et que le salarié est obligé de rester disponible pour toute intervention éventuelle, le temps de repas est alors considéré comme du temps de travail effectif, réintégré dans la vacation considéré et rémunéré comme tel. »
L’accord précise que le repas est « habituellement de 1H », appuyant sur ce mot pour apporter de la souplesse à la réalité de terrain. Ainsi, des exceptions existent pour des nécessités de service (terminer une séquence par exemple) ou une distance importante avec le lieu de restauration..
Dépasser 14H30 ou 21H30 n’est donc pas comptabilisé comme du temps travaillé, annonce la direction, précisant s’être renseignée auprès du service juridique de l’entreprise.
La direction s’engage cependant à un rappel des règles des temps de pause auprès des assistants de réalisation en charge des plans de travail pour les prochaines préparations.
2/ AEM
Les élus demandent la présentation de l’évolution des déclarations AEM des intermittents. Quelles sont les conséquences pour le service paie et pour les intermittents ?
Un sujet technique et paye qui concerne les collègues intermittents CDD U : les modalités déclaratives sociales changent, à l’initiative de France Travail : la Déclaration Sociale Nominative (DSN), sur laquelle figurent toutes les infos de contrat (salaires, cotisations, dates etc.), remplacera l’Attestation Employeur Mensuelle AEM.
Et ce, au plus tard fin 2026. FTV annonce être prêt, probablement dès octobre 2026.
Comment ça marche ? En fin de contrat de travail, les bulletins de paye sont adressés à l’intermittent, qui déclarera son activité dans son espace France Travail. FTV envoie un « signalement de fin de contrat » à France Travail, qui va retourner une AECS à FTV pour signature (Attestation Employeur Cinema Spectacle), attestation que France Télévisions mettra ensuite à disposition de l’intermittent dans son espace DIGIPOSTE.

Aujourd’hui comme demain, les intermittents sont payés deux fois par mois, au plus près de leur activité, avec deux bulletins de paye. Simplement, demain, s’ajoutera un signalement de fin de contrat. Mais les intermittents n’ayant plus d’AEM pour déclarer leur activité, ils devront se baser sur les bulletins de paye. FTV va informer les intermittents de tout cela.
3/ Présentation du Bilan d’absentéisme du premier semestre
Fin juin 2026, le taux s’établit à 4,57 %, marquant une amélioration de 1 point entre le premier semestre 2025 et le premier semestre 2026.
Au 30 juin, le taux moyen de FTV s’élève à 6,67 %.
Pour la Fabrique, siège inclus, le taux atteint 6,54 %, soit une baisse de 0,52 point sur un an.
L’indicateur global s’améliore.
Le nombre de jours d’absence recule de 22,5 %, soit 640 jours de moins par rapport à l’année précédente.
La diminution s’élève à 18,5 % : le nombre de salariés en arrêt passe de 81 à 66 en 2026.
Au premier trimestre, 55 % de l’absentéisme correspond à des arrêts de plus de 90 jours, contre 63 % en 2025.
Le nombre de salariés concernés passe de 12 en 2025 à 9 en 2026.
Au premier trimestre 2026, les arrêts courts affichent une amélioration de 17 %.
Les déclarations d’accidents du travail en 2026 n’ont pas entraîné d’arrêt de travail.
La situation globale est positive sur le périmètre considéré, mais une vigilance demeure nécessaire.
Le taux a légèrement progressé en avril (4,67 %), mai (5,03 %) et juin (6,06 %).
4/ Présentation du DUERP-PAPRIPACT
Les élus constatent que le PAPRIPACT ne leur a pas été transmis et déplorent que ce point soit tout de même traité par la direction.
Nous rappelons que les bilans des Papripact demandés, nous sont indispensables à la bonne compréhension de l’efficacité des actions menées sur les risques professionnels.
Dans l’exposé, un nouveau point commun à toute la Fabrique est apparu, sur l’intensité des vagues de chaleur, et qui a notamment été notifié sur Bordeaux suite aux incendies de cet été.
Des fuites de condensat de clim à Vendargues qui se déversent dans un local équipé de baies techniques ont été rapportées. Cette problématique va être remontée au responsable de site pour une réparation rapide.
Dans un souci de prévention, les élus demandent si l’on peut équiper de sièges dits « station assis/debout » pour les salariés souffrants qui en feraient la demande : la direction nous répond que ce sera du cas par cas, uniquement dans le cadre du maintien à l’emploi, et que ces stations sont fournies par les directions locales ou l’IMG .
5/ Bilan médecin 2025
À la suite de la demande de la CSSCT, les élus demandent la présentation du bilan 2025 des médecins du travail de notre périmètre fabrique Sud.
Première observation à la lecture des bilans : il convient de souligner que, dans notre périmètre, les sites de Lomme et de Lyon sont absents.
Concernant un bilan, il a fallu déduire qu’il s’agissait de Toulouse. Nous décernons une mention d’honneur à Marseille, au regard de la qualité du document : le bilan, les graphiques et les données sont détaillés.
Nous avons toutefois relevé une difficulté de lecture des chiffres : les cabinets confondent les effectifs du réseau et de la fabrique, ce qui nuit à la lisibilité.
Il s’agit d’une première ; une amélioration est attendue pour la suite.
6/ Bilan social
Présentation du bilan social direct du 1er semestre 2026
Ce document, structuré en plusieurs onglets et riche en couleurs, présente des données difficilement interprétables. Lors de la conclusion, notre responsable des ressources humaines a précisé que cette plateforme est peu exploitée et qu’une amélioration est envisageable.
7/ Formation élu/direction
Les élus demandent si la direction a avancé sur une date pour la formation commune élus/direction.
La direction a recensé les besoins concernant les nouveaux élus (titulaires comme suppléants), les formations seront réalisées entre janvier et mars 2027.
8/ RH
Entrées/Sorties de notre périmètre
Une entrée dans la post production de Vendargues comme responsable technique.
9/Vie de l’instance
Remplacement de Maylie Sauca-Dibon par Laurence Miller en tant qu’élue suppléante.
Petit récapitulatif des élus titulaires et suppléants
RP titulaires
Frédéric MAILLARD (secrétaire de l’IP DMF SUD – VENDARGUES)
Pascal PERCIEDUSERT (secrétaire adjoint de l’IP DMF SUD – LYON)
Fabrice Martin (VENDARGUES)
Tancrède PECHON (VENDARGUES)
Sébastien LEBAILLY (VENDARGUES)
Stéphanie ROUMIGUIERE (TOULOUSE)
Jérôme GARDON (LYON)
RP suppléants
Laurence Miller (MARSEILLE)
Arnaud DESBUQUOIS (LOMME)
Virginie CICERO (MARSEILLE la VALLÉE VERTE)
Isabelle MAHEUX (LYON)
Aïda PRATTE (VENDARGUES)
Jean LONGUEVILLE (LYON)
Prochaine instance de proximité le 21 octobre à la Vallée verte
Pour joindre les élus, une adresse: IP-Fabrique-Sud@francetv.fr