Mayotte la 1ère. Le grand jeu des ETP à Mayotte

Pendant que les organisations changent sur le papier, la réalité reste la même : ce sont les salariés qui absorbent le manque de moyens.
Depuis des mois, nous assistons à des réorganisations successives. On déplace des missions, on modifie les services, on redistribue les moyens… mais sur le terrain, les collègues sont toujours en sous-effectif et la charge de travail continue d’augmenter.
On nous présente chaque nouvelle organisation comme une réponse aux difficultés. Mais une nouvelle organisation ne fait pas apparaître les salariés qui manquent.

LE GRAND JEU DES ETP

Un collègue part en mission dans une autre station. La station qui l’accueille finance son remplacement. Logiquement, cela devrait permettre de soulager l’équipe qui reste à Mayotte.
Mais ce remplacement est ensuite réparti ailleurs, au gré des besoins et des réorganisations. Le collègue est parti, mais personne ne vient réellement prendre sa place.
Alors ceux qui restent récupèrent ses missions, ses dossiers, ses permanences. Ils font simplement avec une personne de moins.
Et quand cela se répète, ce n’est plus exceptionnel : cela devient notre quotidien.
UNE ORGANISATION QUI NE VOIT PLUS LA RÉALITÉ DU TERRAIN. Un service d’organisation d’activité a pourtant été créé et présenté comme la solution à nos difficultés.
Mais les tableaux ne racontent pas toujours ce que vivent les équipes. Certains services peuvent se retrouver sans véritable couverture pendant que, dans d’autres, les collègues enchaînent les journées avec une charge devenue difficilement tenable.

REGARDER CE QUI SE PASSE RÉELLEMENT SUR LE TERRAIN.
Parce qu’un tableau peut être équilibré sur le papier et être complètement déséquilibré humainement.


ET LA SANTÉ DES COLLÈGUES DANS TOUT ÇA ?
Quand une personne manque, son travail ne disparaît pas. Il retombe sur les collègues. Quand plusieurs personnes manquent, certains finissent par faire le travail de deux personnes. Puis arrivent la fatigue, l’épuisement, les arrêts maladie… Et l’absence d’un collègue entraîne à son tour une nouvelle surcharge pour ceux qui restent.
CE CERCLE VICIEUX DOIT S’ARRÊTER.

La santé des salariés ne peut pas être la variable d’ajustement d’une organisation.
ET MAINTENANT, LE RESPONSABLE FINANCIER… À DISTANCE, ENCORE !

Plutôt que de publier le poste ou de mettre en place un intérim en présentiel, la direction choisit de confier cette mission à une personne située dans une autre station à la réunion, jusqu’au 31 décembre 2026. Nous ne remettons pas en cause la personne qui assure cet intérim. Nous questionnons le choix de la direction.

Pourquoi un poste qui répond aux besoins quotidiens de Mayotte ne serait-il pas assuré au plus près des équipes ?
À distance, depuis une autre station…Pourquoi pas depuis la Lune pendant qu’on y est ?

Nous ne demandons pas des privilèges.
Nous demandons les moyens d’effectuer correctement notre travail.

  • Des effectifs adaptés à nos missions.
  • Des remplacements réellement effectués là où les collègues manquent.
  • Des organisations pensées à partir de la réalité du terrain.
  • La prise en compte de la charge de travail et de la santé des salariés.
  • La publication du poste de responsable financier et un intérim en présentiel à Mayotte.

DERRIÈRE CHAQUE ETP, IL Y A UN COLLÈGUE.
DERRIÈRE CHAQUE ABSENCE NON REMPLACÉE, IL Y A UN AUTRE COLLÈGUE QUI TRAVAILLE DAVANTAGE.
Nous ne voulons plus que les difficultés soient simplement déplacées d’un service à l’autre.