La CFDT vous informe : PIM, PAM… POUM !

Quand le système lâche, c’est le service public qui trinque.

Ce samedi 25 juillet, les téléspectateurs de Polynésie La 1ère ont été privés de leurs journaux télévisés. Une situation exceptionnelle, provoquée par une panne technique du système de fabrication.

Cette panne n’est malheureusement pas un simple incident isolé.

Depuis des années, les équipes techniques signalent les difficultés rencontrées avec un système vieillissant. Les pannes se succèdent, les interventions se multiplient et chacun sait qu’il devient de plus en plus difficile de garantir une production sereine.

Cette fois, la conséquence a été visible de tous : plus de journal télévisé. La Direction reconnaît elle-même que le système actuel arrive en fin de vie et qu’il doit être remplacé.

La question n’est donc plus de savoir s’il faut moderniser, mais comment.

Ces derniers jours, certains ont laissé entendre que les représentants du personnel seraient responsables du retard du projet de modernisation.

C’est faux !!!

Si nos outils vieillissent jusqu’à ne plus garantir la continuité de l’antenne, ce n’est pas parce que les organisations syndicales demandent des études d’impact. Les syndicats ne décident ni des investissements ni du lancement des projets. Ils demandent simplement que les transformations soient préparées sérieusement pour éviter de remplacer une panne par une autre.

Les organisations syndicales n’ont jamais demandé de retarder le projet. Elles demandent simplement que celui-ci soit préparé sérieusement, avec des tests complets, une évaluation des impacts sur les métiers, une véritable formation des équipes et des bilans avant de poursuivre les déploiements. C’est d’ailleurs le sens de la résolution adoptée à l’unanimité par le CSE Central le 6 mai 2026 (à lire ici).

L’incident de samedi démontre au contraire qu’il serait irresponsable de mener une transformation de cette ampleur dans la précipitation. À quelques mois des Jeux du Pacifique, chacun mesure l’importance de disposer d’un outil fiable.

Les salariés sont prêts.
Ils l’ont toujours été.

Ils demandent simplement des outils qui leur permettent d’assurer correctement leurs missions et de garantir la continuité du service public.