Étaient présents :
La direction : Samuel Peltier, directeur régional, Maryline Camacho, responsable des ressources humaines, Séverine Achard, IRH, Anne De Geoffroy, secrétaire de direction et Jérôme Comin, coordinateur numérique (en visio)
Les représentants de proximité : Sébastien Antunes, Coralie Chaillan, Denise Delahaye, Yannick Fournigault
Intervention de :
Anne-Sophie Maxime, déléguée à la coordination des antennes, Jérôme Comin, coordinateur numérique et Frédérique Levée, coordinatrice de l’assistance sociale
≥ EXPÉRIMENTATION DES VIDEOS VERTICALES
La réunion de l’instance débute avec un point sur l’expérimentation des vidéos verticales. En présence des délégués syndicaux : Pierre-Olivier Casabianca (SUD) Laurence Collet (CFDT) Eric Jacquet (FO), en visio Ariane Masseglia (CGT) et Magali Roubaud (SNJ).
La direction a transmis au préalable, un tableau récapitulatif des vidéos verticales réalisées depuis le début de l’expérimentation.
Pour rappel, cette expérimentation encadre la fabrication de vidéos dites verticales produites uniquement dans le but d’être publiées sur les réseaux sociaux. Elles se différencient des vidéos verticales déjà existantes qui résultent d’un procédé de verticalisation de reportages réalisés pour le linéaire.
« 73 vidéos verticales ont été publiées ; près de 70% ont été réalisées par des journalistes titulaires volontaires ayant suivi la formation ».
Jérôme Comin, coordinateur numérique
Jérôme Comin, le coordinateur numérique , explique que ces vidéos ont porté à la fois sur des sujets « classiques » et des opérations spéciales, comme la visite du pape à Monaco, les élections municipales, les élections des conseils métropolitains ou encore celles des nouveaux maires.
Avant le premier tour des élections municipales, le total des vues, toutes plateformes de réseaux sociaux confondues atteignait 3, 3 millions de vues pour les vidéos verticales.
Les contenus liés aux élections municipales ont rencontré un très gros succès, comme celle où intervient Gérard Holtz, ou celle tournée le soir de la défaite de Christian Estrosi ; elles avoisinent le million de vues. Sans oublier, que certaines vidéos continuent d’être visionnées bien après leur publication « elles continuent de vivre ».
« On a parfois des petits soucis avec le sous-titrage, l’assemblage, mais on essaie de progresser ». Jérôme Comin, coordinateur numérique
Pour réaliser leurs vidéos verticales, les journalistes ont été formés au logiciel Edit. Toutefois, ils ne pouvaient pas produire l’habillage ni les sous-titres conformes à la charte, ; celle-ci émanant habituellement du logiciel Première utilisé par les CEN et les monteurs.
À la suite d’un échange avec la coordination nationale, le coordinateur numérique a décidé de déployer le logiciel PowerDirector sur les ordinateurs bureautiques des journalistes ayant suivi la formation à la vidéo verticale. L’assemblage pourra être réalisé sur smartphone avec Edit, puis finalisé sur ordinateur avec PowerDirector pour l’habillage et le sous-titrage. Il s’agit d’un logiciel grand public ne nécessitant pas de formation spécifique.
Le coordinateur numérique reconnaît néanmoins qu’une surcharge importante pèse sur les CEN, contraints de prendre en charge de nombreux habillages et sous-titrages que les journalistes ne parvenaient pas à réaliser.
Afin d’alléger cette charge « temporaire », le coordinateur numérique préconise de prioriser les traitements entre les reportages linéaires verticalisés et les vidéos verticales produites par les journalistes : « Il faut privilégier l’actualité “chaude” et les vidéos verticales afin de normaliser la pratique. »
L’objectif est d’atteindre une autonomie complète des journalistes dans la réalisation de vidéos verticales, sans intervention des CEN.
L’ÉDITORIAL >>>
Comment se définit la nouvelle écriture web ?
« On progresse dans l’écriture » souligne le coordinateur numérique. Il observe toutefois que trop de vidéos verticales reprennent encore la construction de reportages destinés au linéaire.
À titre d’exemple, une vidéo consacrée à une saisie des douanes présentait une liste exhaustive des objets saisis — dont un masque inca — ainsi que deux interviews à caractère institutionnel. Selon lui, il aurait été préférable de resserrer l’angle en se concentrant uniquement sur ce masque.
À l’inverse, un tournage consacré à un jardin a été décliné en deux sujets distincts : une première vidéo verticale centrée sur le jardin, et une seconde dédiée exclusivement aux conseils du jardinier. Une approche plus efficace, avec une écriture directe et un angle plus précis.
Qu’est-ce qu’une vidéo verticale de type premium ?
Selon le coordinateur numérique ce type de format n’est pas encore d’actualité : « avant de savoir courir, il faut apprendre à marcher. » À terme, l’objectif est de produire des vidéos plus ambitieuses, de type décryptage, pouvant durer 3 à 5 minutes ; comme par exemple, les formats proposés par Le Monde, avec des enquêtes vidéo vidéo approfondies — notamment celle consacrée au tir ayant causé la mort d’une mère de famille à Marseille. Dans ce cas, il s’agit de productions premium.
Mais, il est déjà possible de produire des sujets d’environ 2 minutes 30. Un exemple récent, à Marseille, présentait un panorama des œuvres de street art apparues dans la ville. Ce type de réalisation implique plusieurs intervenants, une diversité de visuels et parfois un tournage sur plusieurs jours, avec une approche itinérante. Pour ces formats, le rôle du monteur est essentiel.Haut du formulaireBas du formulaire
Qui fait le choix des reportages à verticaliser ?
Ce sont les RCA Num, qui ont pour objectif de traiter l’information à 360°. Chaque matin, un point est organisé avec le coordinateur numérique, qui définit le planning de diffusion en lien avec le community manager. Ensuite, le RCA Num formule ses demandes auprès du CEN – chargé d’émission numérique- ou du monteur, lorsqu’il y en a un, pour la verticalisation des contenus.
Quel est le cahier des charges dans le choix des reportages ?
En tant que journalistes, nous traitons un sujet avant tout pour son intérêt journalistique. Lorsque nous réfléchissons à un angle ou à un sujet, nous ne raisonnons pas en termes de vues.
« La question que l’on se pose : comment construire un sujet au mieux pour lui donner toutes les chances d’être vu par le plus grand nombre de personnes ? ». Jérôme Comin, coordinateur numérique
Il est habituel de dire, « il n’y a pas de mauvais sujets, seulement de mauvais traitements ». Il n’y a pas de course à l’audience, et il faut assumer pleinement notre mission de service public.
Comme prévu dans l’expérimentation, l’utilisation d’un fond vert est-il envisagé ?
Aujourd’hui, ce type de formats commencent à être développé à Marseille avec une émission exclusivement numérique intitulée « La hype part en live », réalisée sur fond vert. Le dispositif s’améliore progressivement.
“Le fond vert, pas forcément terrible visuellement … je préfère qu’on travaille sans pour l’instant”. Jérôme Comin, coordinateur numérique
À ce stade, le coordinateur numérique préfère se concentrer sur la narration, le choix d’angles resserrés et le lien avec l’actualité, car les formats verticaux restent encore un peu « froids » et pourraient gagner en réactivité. Il paraît plus pertinent, pour l’instant, de travailler sur le fond.
Les éléments de forme, comme le fond vert, restent accessoires et viendront naturellement dans un second temps.
LES AUDIENCES >>>
Existe-t-il des différences entre les productions réalisées avant et après l’expérimentation ?
Il est difficile d’expliquer précisément le succès d’une vidéo, tant celui-ci dépend de nombreux facteurs. Dès lors, la comparaison entre les vidéos réalisées avant et après l’expérimentation des formats verticaux reste délicate. Le coordinateur numérique estime néanmoins que « ces vidéos trouvent leur public ».Il distingue trois types de vidéos :
- des échecs,
- des vidéos dont l’audience varie selon les plateformes et les réseaux sociaux,
- des vidéos qui « cartonnent » sur toutes les plateformes.
Les raisons d’un succès ou, au contraire, d’un échec peuvent être l’actualité, le choix des thèmes, ou encore le traitement par les autres médias. Par exemple, une vidéo verticale incarnée consacrée à la récolte des fraises a totalisé 63 400 vues (37 000 Insta, 23 000 Facebook, 3 400 short Youtube), alors même que le sujet pouvait sembler peu attractif.
« Le sujet trouve son audience parce qu’on donne une réponse à une question clairement posée ». Jérôme Comin, coordinateur numérique
Ce type de contenu montre que, grâce au format, à la manière dont il est raconté, « on se donne toutes les chances pour que ça marche ». On constate d’ailleurs que ces vidéos performent proportionnellement mieux que des reportages linéaires adaptés au format vertical.
Existe-t-il une différence significative entre les reportages verticalisés et les vidéos verticales ?
En moyenne, on produit trois à quatre sujets verticalisés pour une vidéo verticale.
Pour le coordinateur numérique, ces derniers performent mieux en proportion que les autres. Il l’explique par un respect plus strict des codes de la vidéo verticale comme le hook, c’est-à-dire la phrase d’accroche qui dès les premières secondes, est essentiel. S’il n’est pas efficace dès le départ, cela pose problème. Elles peuvent connaître de très forts succès, notamment lorsqu’elles respectent pleinement ces codes spécifiques.
À l’inverse, un sujet verticalisé — sans que cela soit une critique — reste construit selon les codes du journal télévisé : le sujet est lancé par un présentateur, ce qui change la manière d’entrer dans le contenu. On n’amorce donc pas le sujet de la même façon.
Quelles vidéos comptabilisent le plus de vues, les plus courtes (1 minute) ou celles qui sont un peu plus longues ?
Il s’agit tout d’abord des vidéos dont l’angle est très resserré et qui reposent sur un bon choix de narration.
À titre d’information, les algorithmes mettent davantage en avant les vidéos dont le taux de rétention dépasse 10 % de la durée totale. Or, il est plus facile d’atteindre 10 % sur une vidéo d’une minute que sur un format de 2 minutes 30.
Les contenus s’orientent-ils davantage vers l’actualité ?
La tendance reste encore au reportage pré-calé, mais la couverture de l’actualité va être de plus en plus privilégiée. « L’information se consomme aujourd’hui sur les réseaux sociaux, et la couverture de l’actualité y fonctionne particulièrement bien. »
L’EXPÉRIMENTATION >>>
En Côte d’Azur, il n’a pas été possible de mener l’expérimentation des vidéos verticales avec les monteurs, ceux-ci ayant mis un terme à leur collaboration basée, pour rappel, sur le volontariat.
Une déléguée syndicale rappelle que le mélange entre expérimentation du montage de vidéos verticales (montage planifié une journée) et l’expérimentation sauvage sur le planning de montage d’actu avec la verticalisation des reportages issus du linéaire a généré de la confusion et des tensions. L’antenne de Marseille a-t-elle rencontré les mêmes difficultés ? La direction répond qu’« il n’y a pas eu la même concomitance ».
Le directeur régional rappelle également que « ces questions nécessitent des réunions avec l’ensemble des interlocuteurs, et pas uniquement le montage ». De fait, les délégués syndicaux et les représentants de proximité estiment que l’expérimentation demeure incomplète.
“Ce n’est pas tronqué, on s’adapte à chaque antenne. Ce qui est dommage, c’est que ce sont les mêmes monteurs qui ont exprimé une envie de monter du numérique. Il faut restaurer la confiance “ Samuel Peltier
Les monteurs ont demandé une reconnaissance sous forme de prime. La direction indique être, pour l’instant, dans l’incapacité de répondre favorablement à cette demande.
Les délégués syndicaux demandent, de leur côté, la prolongation de l’expérimentation.
Est-ce qu’un iPad est envisageable afin de faciliter le travail des journalistes ?
Les conditions de réalisation doivent être le plus proche possible de celles d’un journaliste de terrain capable d’assembler et d’envoyer très rapidement ses contenus avec son propre matériel.
« Quand on part dans cette expérimentation de vidéo verticale, on part sur un modèle très agile »
La tablette peut être perçue comme un outil plus confortable, mais elle correspond, selon le coordinateur numérique, à la fabrication d’un produit plus premium, nécessitant un montage plus complexe, à l’image des enquêtes vidéo proposées par Le Monde. Dans ce cas, l’intervention d’un monteur est indispensable.
Quelles améliorations possibles pour la formation initialement prévue ?
Au vu des premières semaines d’expérimentation, les représentants de proximité formulent les propositions suivantes :
- Porter à 2 jours, au lieu d’un, la durée de la partie technique de la formation,
- Ajouter une journée dédiée à l’éditorial, afin de mieux appréhender l’écriture et les codes du web
Il est demandé également une journée de formation complémentaire pour les journalistes ayant déjà suivi la formation initiale, jugée trop courte.
La direction estime toutefois que les délais sont trop courts, en raison des emplois du temps des journalistes (les congés) et de la date de fin de l’expérimentation, fixée au 2 mai. Elle s’engage néanmoins à faire remonter cette demande, tout en jugeant sa mise en œuvre « difficile ». La direction rappelle par ailleurs qu’un effort a déjà été consenti pour former les encadrants au logiciel Edit, celui des journalistes volontaires.
Un bilan “financier” ?
En ce qui concerne les ETP, la direction indique que les vidéos verticales sont réalisées avec les effectifs habituels du web, soit un rédacteur parmi les quatre présents chaque jour.
A noter qu’avec la montée en puissance du numérique en 2026, un surplus de montage avait été intégré au budget, sans même l’expérimentation, avec la verticalisation des reportages du linéaire.
À la question du carburant consommé lors des déplacements des journalistes, le directeur régional répond : « On n’en est pas là. »
Un point d’étape sera réalisé au niveau du réseau avec les organisations syndicales le 14 avril.
≥ LE POINT ANTENNE
“Nous venons de mettre un terme à une longue séquence pour nous de trois mois de forte activité.” Samuel Peltier
La direction remercie et félicite les équipes d’Antibes pour l’énorme travail réalisé ces 3 derniers mois sur les élections municipales, sur les entretiens politiques sur Internet, sur les soirées électorales, sur l’élection du maire de Nice en direct sur le linéaire et sur le Web, et sur la visite du pape à Monaco en collaboration avec TV Monaco, avec près de huit heures d’antenne.
“Notre moteur ce n’est pas l’audience, c’est l’information. Quand on fait la visite du pape sur plusieurs heures Nous notre boulot c’est de faire vivre des évènements de les raconter.” Samuel Peltier
La direction précise que nous cumulons 4 millions de vues sur cette opération, toutes vidéos confondues sur nos réseaux, avec des pics sur certains certaines vidéos, notamment les entretiens numériques ou le débat entre Estrosi et Ciotti.
La direction note que ce duel a été un des contenus les plus consultés sur les réseaux sociaux et sur le site, dans notre région et en France. Sur la visite du Pape, le direct sur notre site a atteint les 500 000 vues.
“Nous n’avons plus besoin de commander de créneau linéaire pour les événements parce que la deuxième antenne est celle qui devient aujourd’hui la première antenne, c’est le numérique.” Samuel Peltier
La direction se félicite de cette nouvelle possibilité de prise d’antenne sur le numérique et prend deux exemples en référence : “Pour le débat sur Valbonne, on a mis en place un nouveau dispositif technique, on est très agile. Pareil pour les entretiens à la locale de Nice, en quelques heures nos équipes techniques arrivent à monter un plateau à la locale ça prouve notre savoir-faire, notre réactivité et notre force de frappe sur le numérique.”
Autre satisfaction, depuis 3 semaines “Mon côté sud” est diffusé au niveau national, le samedi soir à 20h40, et c’est un beau succès d’audience avec pour chaque épisode plus d’un million de téléspectateur. Ce million à atteindre était la condition nécessaire pour que l’émission soit à nouveau diffusée, dans cette case, en septembre.
À VENIR >>>
Les vacances scolaires se déroulent du 11 au 26 avril, il y aura 3 week-ends communs, avec le pilotage suivant : Antibes, Marseille, Antibes.
- Il n’y aura pas de “Dimanche en politique” le dimanche 12 avril en raison du Paris-Roubaix.
- Le festival de Cannes se déroulera du 12 au 23 mai. La couverture quotidienne sera conservée dans les JT, sur les réseaux sociaux, et sur notre site. Le plateau sera le même plateau que celui de l’année dernière dans l’espace France Télévisions avec une mutualisation de nos moyens.
≥ LE CYBERHARCÈLEMENT
Récemment, une journaliste de la rédaction web a réalisé un “explainer” en incarné sur un sujet sensible. Lors de sa diffusion, les réactions sur nos réseaux sociaux ont été très violentes. La journaliste a été la cible d’insultes et de menaces nominatives, et a été contrainte de fermer son compte Facebook personnel.
- Qu’a mis en place la direction pour protéger la journaliste ?
- La direction peut-elle indiquer aux salariés les directives pour faire face à ce risque dans le réseau France 3 ?
La coordination numérique présente le protocole mis en place par FTV en pareil cas. Il comporte divers degrés de réponses.
- D’abord, une écoute attentive pour évaluer le ressenti du niveau de menace
- Une orientation possible vers le psychologue du travail
- Une orientation possible vers une cellule dédiée à FTV intitulée “social room” qui permet la mise en place d’un garde du corps numérique capable de filtrer les requêtes sur META.
- Un dispositif qui fonctionne sur tous les comptes, même personnels, mais qui impliquent que le compte personnel soit considéré comme professionnel.
- Une orientation possible vers la cellule sécurité dont le rôle est d’apporter des recommandations qui peut passer par un dépôt de plainte et aller jusqu’à une demande de protection personnelle.
Dans le cas qui a concerné la Côte d’Azur, la journaliste a alerté le coordinateur numérique qui l’a orientée vers la cellule “social room”. Ensemble, ils ont convenu de fermer aux commentaires les vidéos sur certains réseaux sociaux et de supprimer les vidéos sur d’autres.
Le coordinateur numérique explique le même jour, à Marseille, une autre vidéo a fait l’objet d’un harcèlement plus grave, avec cyberharcèlement et menaces qui a conduit à un dépôt de plainte de la journaliste. La direction juridique a formulé une réponse aux commentaires menaçants pour signifier qu’une plainte avait été déposée. Depuis la journaliste n’a pas eu de problème. La vidéo en question a finalement été dépubliée sur demande de la journaliste.
Dans mon kiosque, il existe un guide cyberharcèlement (voir pièce jointe). En voici un extrait :
JE REAGIS
Les premières heures :
• Je préviens mon ou ma chef(fe).
• Celui-ci alerte immédiatement (ça peut être vous -même aussi) :
La direction de la Sûreté et de la Sécurité : securite@francetv.fr
Et la direction juridique direction.juridique@francetv.fr
gwendoline.flamant@francetv.fr
priscille.pelissiedurausas@francetv.fr
Je contacte l’assistance psychologique (contact) si j’en éprouve le besoin.
NE SOUS ESTIMEZ PAS L’IMPACT PSYCHOLOGIQUE !
Vous pouvez avoir l’illusion de pouvoir vous en sortir tout(e) seul(e). Vous avez de bonnes chances de vous tromper. Les conséquences du cyber harcèlement sont insidieuses. Plus le problème est traité tôt, plus efficace sera l’assistance.
Chaque salarié peut joindre gratuitement (où que vous soyez basé) la ligne d’écoute qui est le point d’entrée pour contacter les psychologues du travail : 0 805 384 772, 24h/24 et 7j/7.
Lors du premier contact téléphonique, le psychologue du travail propose au salarié une écoute et une prise en charge de sa demande. Il pourra organiser, s’il le juge nécessaire, un entretien en face à face entre le salarié et le psychologue du travail qui intervient sur son site de travail en toute confidentialité. Il peut être amené à orienter vers d’autres acteurs internes ou vers un psychologue praticien externe à l’entreprise.
J’EVITE DE CHERCHER A TOUT LIRE. JE ME FIXE DES HORAIRES DE CONSULTATION.
Le risque de cyberharcèlement est bien inscrit au DUERP d’Antibes. Les RP souhaitent que soient ajoutées les mesures de prévention suivantes :
1) La création d’avatars pour les contenus sensibles.
2) La formation « cyberharcèlement »
3) Une signature générique pour préserver les noms des journalistes.
La création d’avatars n’est pas prévue par l’entreprise. Mais il est en revanche possible d’utiliser des alias ; la consigne privilégie la signature standart FTV.
La direction confirme que le recours au format incarné sur des sujets sensibles doit faire l’objet d’une réflexion avec les journalistes concerné, et qu’il n’est pas à privilégier de manière systématique.
Enfin, que ce risque ne doit absolument pas nous interdire de traiter les sujets sensibles.
Les RP précisent que les journalistes ne doivent pas hésiter à recourir au service juridique lors de la réalisation de sujets sensibles. Cela n’évite pas le risque de cyberharcèlement mais permet aux journalistes qui traitent ces sujets d’obtenir la validation du caractère légal du reportage.
≥ LES RISQUES PSYCHOSOCIAUX : mise à jour DUERP
Au vu de l’augmentation conséquente de la production de vidéos sur le web et de leur gestion, les RP demandent que le niveau de priorité de l’augmentation du volume de production soit modifié de 2 à 1, soit risque très élevé.
Dans Monespace, le DUERP d’Antibes accessible date du 30/09/2025. Lors de dernière réunion de l’instance, les RP ont demandé que des modifications soient apportées.
- Quand le DUERP d’Antibes sera-t-il actualisé ?
La direction prend en compte cette demande de modification de 2 à 1 du niveau de priorité de l’augmentation du volume de la production de vidéos sur le web, ce qui correspond au niveau le plus élevé de priorité.
Le DUERP est mis à jour systématiquement. Les versions actualisées sont disponibles auprès de l’IMG. Sur mon espace, le DUERP apparaitra modifié une fois l’actualisation annuelle réalisée.
Les modifications du DUERP relatives à l’expérimentation des vidéos verticales, sont toutes centralisées par Rafaele Bourgier, le directeur de la prévention des risques professionnels du réseau.
≥ LE POSTE DE CHARGÉ D’ÉDITION NUMÉRIQUE
- Quand le poste de CEN va-t-il être pourvu ?
- Avec la densification de l’activité et à l’approche du festival de Cannes, comment la direction va-t-elle assurer la continuité du service dans les meilleures conditions ?
La campagne de candidature pour le poste de CEN est close depuis le 6 avril. Six candidatures ont été déposées. La campagne d’entretiens n’a pas encore débuté.
Pour information, durant la couverture du festival de Cannes, un doublement des RCA Num et des CEN est prévu.
≥ MUNICIPALES: le partenariat France Bleu / Nice Matin
- Comment se fait-il que France bleu a conclu un partenariat pour les débats d’entre-deux-tours avec Nice-Matin ?
Pour rappel, France 3 a arrêté les partenariats avec les radios privées. Cela a eu des conséquences pour les débats de France 3. En concurrence sur Menton, c’est finalement celui de Nice-Matin qui a eu lieu.
Le directeur régional répond que notre collaboration avec ICI Azur n’est pas exclusive. Cconcernant les débats, France 3 est surtout tributaire des candidats qui imposent leurs volontés, comme ce fut le cas pour Alexandra Masson.
- Pourquoi les débats du 1er tour dans lesquels France bleu a participé n’ont jamais été diffusés sur leur antenne ?
Le directeur régional répond que France Bleu en a fait la demande à sa direction qui a refusé.
≥ LE LOGO ICI TV RADIO DIGITAL
Comme évoqué à plusieurs fois en instance de proximité, le logo ICI TV RADIO DIGITAL ne peut être utilisé que lors d’opérations de partenariat entre la TV et la RADIO. Or, ce logo a été utilisé lors du 2e débat Nice Matin/ICI Azur à Menton.
- Qu’en pense la direction ? Peut-elle rappeler les règles à France Bleu ?
La direction répond qu’il existe une certaine souplesse dans l’utilisation des logos qui sont affichés pour promouvoir notre marque.
Les RP rappellent, une fois de plus, le manque de clarté que ce rapprochement annoncé comme prioritaire, incarné par un changement de marque et des logos communs et ou différentiés, engendre chez notre public. Entre Ici Azur, Ici Côte d’Azur et France 3, nos téléspectateurs et nos internautes doivent eux aussi faire preuve d’une souplesse digne d’un grand écart.
≥ LE RAPPROCHEMENT RADIO / TÉLÉ
- Où en est le rapprochement annoncé entre France Bleu et France 3 Côte d’Azur alias Ici Azur et Ici Côte d’Azur ?
Le directeur régional répond que depuis l’abandon du projet de holding, les initiatives demeurent à la main des antennes.
“On continue à se rapprocher mais il n’y a pas de décision politique,
chacun a repris son couloir.” Samuel Peltier
≥ L’ORGANISATION DES ÉDITIONS SPÉCIALES
Lors des journées dédiées aux éditions spéciales élections municipales, les journalistes de la locale mobilisés pour la soirée de la veille, étaient programmés avec une prise de service à 8H.
- Pourquoi la prise de service des monteurs (10h) n’a-t-elle pas été, elle aussi, avancée pour des sujets prévus pour diffusion dès midi ?
La cheffe de centre répond que la demande ne lui a pas été faite du côté de l’éditorial.
Le directeur régional reconnaît que la logique aurait voulu que les monteurs de Nice soient planifiés avec une prise de service à 8h.
Les RP tiennent à nuancer cette réponse et considèrent que cette logique aurait pu être portée également par l’encadrement technique.
≥ L’ENQUÊTE PARITAIRE
Suite à deux déclarations d’accident du travail en juin 2025, une enquête paritaire a été menée.
- Quelles sont les conclusions ?
L’enquête s’est achevée à la fin du mois de janvier. La direction n’a pas reçu le rapport d’enquête.
≥ LE BUG DE VALIDATION DU CONDUCTEUR DE LA LOCALE DE NICE TOUJOURS LÀ
- Depuis le mois dernier, la direction a-t-elle obtenu une réponse du support concernant le bug de validation du conducteur de la locale de Nice ?
Le support iMedia, sollicité depuis des mois, n’a à ce jour toujours pas solutionné ce dysfonctionnement. Des tests ont été effectués mardi soir, sans mettre en danger le JT, et le problème perdure.
- La direction a-t-elle conscience, qu’un problème de ce type qui perdure aussi longtemps peut engendrer des impacts sur le travail des salariés ?
Le problème n’est toujours pas réglé mais la validation des conducteurs est réalisée par les scriptes d’Antibes.
La direction précise se renseigner pour savoir si ce bug existe également dans une autre antenne.
≥ L’AVENIR DE LA LOCALE DE NICE EN QUESTION
Une “réflexion” est en cours dans le réseau concernant l’avenir des locales.
- La locale de Nice est-elle concernée ? La direction est-elle au courant de cette réflexion ?
Le directeur régional répond que cette réflexion est nécessaire, rappelant que les locales existent depuis 30 ans. Les usages du public ont évolué et la zone de diffusion sera elle-même amenée à évoluer avec la disparition de la TNT en 2030. Selon lui, il est donc nécessaire de « faire de la télévision autrement ».
“Nous devons nous poser la question de la pertinence éditoriale des locales et de nos priorités : renforcer nos éditions et renforcer le numérique. Soyez rassuré, le potentiel sera conservé mais il sera peut-être déployé sur le JT et sur le numérique ” Samuel Peltier
Cette réflexion en cours concerne tous les formats. Le développement de la production de vidéos verticales suite à l’expérimentation en cours fait partie de la réflexion.
Le directeur régional tient toutefois à rappeler que l’avenir immédiat de la locale de Nice n’est pas menacé.
La question est davantage d’actualité pour les locales de Marseille et Toulon. Seul 30% des téléspectateurs peuvent voir la locale de Toulon. La locale de Marseille, elle, est une locale intégrée. Le directeur régional explique : “Il faut se poser la question de ce qu’on raconte, savoir si on continue à traiter l’actualité dans les locales intégrées comme on le fait depuis des années de la même manière”
≥ LE REDACTEUR WEB PAS UNIQUEMENT AU WEB
Le service web demande depuis longtemps un rédacteur web attitré pour assurer un suivi, une stabilité de l’équipe, réaliser des vidéos numériques et assurer des remplacements de RCA Num. La journaliste recrutée pour son profil web a été affectée à la locale de Nice, pour une période d’une semaine.
Le service web vit mal cette situation, et s’interroge car lors de précédentes réunion RP, la direction avait affirmé rechercher un rédacteur 100% web :
- Est-ce ponctuel ? Son activité va-t-elle bien demeurer principalement au web ?
- L’un des prochains recrutements sera-t-il affecté au web pour garantir la stabilité du service ?
La direction confirme que l’activité principale de la journaliste est bien au web mais que « il n’est pas question d’enfermer les gens dans des cases ». À l’instar des journalistes des BEX, il est tout à fait possible d’être affecté sur d’autres missions. D’autant que la direction a conscience que le “web est exigeant et chronophage”.
Concernant l’impact sur le service web de cette absence, la direction des ressources humaines répond qu’il ne s’agit que d’un «changement d’organisation sur quelques jours.
La direction confirme que les prochains recrutements de journalistes concerneront le service web.
Pour rappel, il n’existe pas de contrat de journaliste web prévu par les accords d’entreprise.
≥ TROP DE JT COMMUNS
Il y a 27 jours de JT communs dans les Hauts-de-France et 84 en PACA. Le quart Sud-Est connaît une forte affluence en période estivale, alors que certaines zones se vident et voient leur activité ralentir, la région PACA, elle, suit une dynamique inverse.
Selon l’INSEE, lors de la saison 2025, la région totalise 43,1 millions de nuitées, un chiffre considérable. Cela se traduit par une actualité riche, culture, tourisme ou événements, mais aussi en matière de sécurité, de santé et de gestion des incendies. Seuls les politiques sont moins actifs l’été. « Nous devrions augmenter nos effectifs au lieu de les mutualiser. »
Par exemple, le festival Passeurs d’humanité, à Tende, n’intéresse peut-être pas les Aixois, mais concerne les Alpes-Maritimes. « C’est notre mission que de couvrir le territoire. Vous le savez, quand le 14 juillet est un moment festif pour les Bucco-Rhodaniens, c’est un moment de commémoration pour les Maralpins. Nous avons deux BRI pour être au plus près des populations, respectons nos téléspectateurs, quitte à réduire la durée des journaux, mais restons chacun chez soi. »
- Comment la direction justifie-t-elle un tel écart ?
Comme cela a été présenté au début de l’année, il s’agit d’un choix clair porté par le directeur régional.
“Nous dégageons du potentiel qui est réaffecté et nous faisons plus d’opérations qu’ailleurs. Nous ne faisons pas partie des meilleurs élèves du réseaux concernant les économies réalisées. En PACA, nous utilisons nos potentiels ” Samuel Peltier
Les RP demandent si en PACA, la direction ne fait pas un excès de zèle sur les économies et si elle ne pourrait pas faire un effort afin de réduire le nombre de ces JT communs.
≥ LE MAQUILLAGE A LA LOCALE DE NICE
- La constitution de trousses de maquillage pour les présentateurs de la locale de Nice, ainsi que le renouvellement des produits font-ils partie du contrat de notre prestataire ?
- Comment les présentateurs doivent-ils exprimer leurs besoins ?
- Lorsqu’un ou une journaliste de la locale présente également le journal régional à Antibes, la direction convient-elle que deux trousses de maquillage sont donc nécessaires ?
La demande doit être formulée par le rédacteur en chef adjoint de la locale de Nice au chef de centre qui transmet au prestataire.
La direction ne voit aucune opposition à la constitution de deux trousses de maquillage pour les présentateurs de Nice qui présentent également à Antibes.
≥ LE MÉNAGE DE LA LOCALE
Après plusieurs moins d’insistance, les RP ont finalement obtenu des précisions de la direction concernant les préconisations d’entretien de la locale. La kitchenette figure bien dans le contrat (voir tableau ci-dessous).
- La direction peut-elle s’assurer que la société respecte le contrat ?
La direction confirme que le contrat doit bien être respecté. Le responsable IMG est en droit de demander l’application du contrat et de demander des sanctions si nécessaires. Des relevés d’incidence doivent être réalisés.
≥ LE PLANNING DE L’ÉTÉ
- Comment vont être organisés les JT grande région cet été ?
Le premier week-end commun ce sera celui du 11 au 14 juillet, piloté par Antibes.
La locale de Nice elle sera ouverte jusqu’au 10 juillet.
- Marseille pilotera les 18 et 19 juillet, et encore les 25, 26 et 27 juillet.
- Ensuite Antibes du 28 au 31 juillet.
- Marseille du 1er au 7 août
- Antibes du 08 au 14 août
- Marseille 15 et 16 août
- Antibes 22 et 23 août
- Marseille 29 et 30 août
- Quand les salariés travaillant en “cycles” seront-ils prévenus de leurs modifications de cycle pour cet été ?
Les salariés concernés ont été prévenus la semaine dernière.
≥ LES HEURES DE DÉLÉGATION
Dans certaines régions, les directions régionales ont maintenu le fonctionnement précédent, c’est-à-dire une journée de délégation RP = 7 heures dans l’attente de la clarification au niveau du réseau sur ce point.
- La direction PACA peut-elle procéder de la même manière ?
Le point a été tranché, pour le salarié au forfait jour, la journée de délégation comprend 7h et la demi-journée 4h.
≥ LA DOCUMENTATION
Les RP transmettent cette question telle que l’a demandé le salarié : « Les JRI ont une carte de presse et les documentalistes, non. Pourtant, ces derniers sont tenus d’être présents et de donner des idées de reportage ».
- Pourquoi n’y a-t-il jamais de JRI en conférence de prévisions ? Quels sont les contours des fonctions de chacun : documentaliste et JRI ?
La réunion de prévisions est ouverte à tous les journalistes, sans obligation de présence. L’organisation des journées de travail fait que de nombreux journalistes, rédacteurs et JRI, sont sur le terrain au moment de la conférence prévisionnelle et ne peuvent donc pas être présents.
La direction régionale rappelle que les documentalistes préparent cette réunion, cela fait partie de leurs prérogatives. « On ne peut donc pas faire sans eux ».
- Est-ce que l’organisation d’activité est le N+1 des documentalistes ?
C’est le rédacteur en chef qui est le N+1 des documentalistes .
- La direction n’a-t-elle pas l’obligation de protéger la santé d’un salarié, y compris en cas de maltraitance de la part d’un ou d’une collègue ?
Si la maltraitance est avérée, la personne qui en est victime doit le signaler à la directrice des ressources humaine qui assure prendre en charge le problème.
≥ LE BILAN SOCIAL 2025
Le bilan social 2025 pour l’antenne d’Antibes a été présenté par Frédérique Levée, coordinatrice de l’assistance sociale. En pièce jointe, un document recense les actualités de l’année passée, comme la prise en charge à 100% des fauteuils roulants ou la réforme de la retraite progressive, et les dispositifs à venir, comme les nouvelles mesures pour la retraite ou le congé supplémentaire de naissance.
LA PROCHAINE INSTANCE DES REPRÉSENTANTS DE PROXIMITÉ AURA LIEU
LE MERCREDI 13 MAI 2026