« Mickey frappe à la porte d’une candidate »

C’est à vous, le mépris fait l’attraction

La CFDT FTV dénonce une fois le plus le comportement de la société de production Médiawan, dont l’émission C à VOUS, diffusée le 29 janvier 2026 sur les antennes de France Télévisions, tourne en ridicule un programme de Martinique La 1ère.

Nous avions déjà pointé du doigt ces phénomènes autophages dans un tract « C’est pas nous mais c’est nous qui prenons cher », émission produite par Médiawan, financée par France Télévisions et qui se permet régulièrement, salement, de manger la main qui la nourrit.

Ainsi, cette fois, devant une tablée hilare, l’humoriste Bertrand Chameroy s’attaque à un débat électoral organisé dans la perspective des municipales et plus particulièrement aux candidats présents. Une candidate qui se gratte le nez. Un autre qui fait tomber sa bouteille d’eau. Des non-événements, montés en tête d’épingle, niveau cour de récré CP-CE1. Même pas drôle.

Si l’on peut excuser Chameroy de ne pas être drôle, c’est ballot pour un humoriste mais soit, on ne peut en revanche tolérer qu’il s’attaque, une fois de plus, à France Télévisions.
Cette fois-ci, il affaiblit au passage le débat démocratique, infantilisant des candidats, occultant leurs idées et leurs opinions au profit d’un sketch de fin de repas.
Au profit du trou (normand). Du vide.  Rien qui ne mérite en tout cas d’être relevé. Une bouteille d’eau qui tombe, c’est la gravité. Un « Mickey qui frappe à la porte d’une candidate » (dans le texte), c’est mieux qu’un Rapetou dans le calbute.

  • De quoi décrédibiliser, s’il en fallait encore, la vie politique, notamment dans les stations ultramarines, présentée ici comme un cirque tropical.
    Bertrand Chameroy se serait-il permis de faire la même chose avec des candidats à la mairie de Paris ? On en doute.
  • De quoi amener de l’eau au moulin de nos détracteurs, déjà nombreux et oppressants. Regardez où part votre argent ! Dans des émissions où les bouteilles d’eau tombent et où les gens ont des crottes de nez. Inadmissible.

Se moquer d’une antenne du service public, antenne ultramarine comprise, constitue un mépris inacceptable envers les salariés qui la font vivre et envers les publics qu’elle sert.
Dans un contexte de fortes contraintes budgétaires, accepter que des productions financées par l’argent public ridiculisent nos propres chaînes revient à affaiblir le service public de l’intérieur.