LIMINAIRE CSE Central -20 janvier 2023 :« L’art de la guerre, c’est soumettre l’ennemi sans combat ».

Ici, ce qui nous importe, c’est le combat.

Le combat contre des réformes injustes – celle des retraites, parce qu’il faut rajouter  de la vie aux années passées dans l’entreprise, et non des années à la vie professionnelle.

Rallonger les carrières, mais vouloir sortir les salariés seniors de l’entreprise, parler sans arrêt de rajeunissement de la pyramide des âges, mais nous faire travailler plus longtemps, plus vieux, sans adapter le travail à l’homme. Au contraire, nous devons être agiles, nous adapter sans arrêt et maitriser de nouveaux outils, de nouvelles organisations, dans un rythme effréné, dans un contexte professionnel déstabilisant et angoissant. La Cfdt se battra pour changer le regard sur les salariés dits « séniors », qui doivent être vus et reconnus comme des experts, qui doivent pouvoir transmettre leurs compétences, et qui ne sont pas atteints d’obsolescence en raison de leur âge…

Le combat contre des projets de France Télévisions qui mettent en danger les salariés, leurs activités, leur métier, leur emploi.

Le projet Campus, un beau projet. Imaginer ensemble les nouveaux locaux, penser autrement le travail, rapprocher les salariés… Mais il y a aussi tout ce qui n’est pas dit. Les synergies, les mutualisations, les transferts d’activité.

Les régies et nodal, dans le contexte du nouveau CDE : Malakoff, le siège, qui va faire quoi ?

La maintenance : qui va travailler pour qui, quel sera le niveau de compétence des techniciens, leur activité ?

Les rédactions : rédaction nationale, rédaction des Outre-Mer à Malakoff, agence de presse du Studio, qui fera quoi, dans le contexte du projet Tempo ?

Nous n’en sommes qu’au Meta zoning, allez-vous nous dire. Mais les salariés se posent d’autres questions ! Quelle va être leur activité demain ? Avec qui vont-ils travailler ? Malakoff va-t-il continuer à exister en tant que collectif, en tant qu’établissement, avec sa mission dédiée aux Outre-Mer ?

Le projet Tempo, un beau projet… s’il ne comportait pas le postulat de la suppression de séditions nationales de France 3. Sans dire aux salariés concernés de quoi sera faite leur activité demain. Leur organisation du travail. Le sens qu’ils pourront donner à leur travail.

Sans dire aux salariés des régions comment, à moyens et effectifs constants, ils travailleront.

Parce que, voyez-vous, nous ne rêvons plus. Nous savons que tous ces projets s’adapteront aux moyens de moins en moins disponibles. Que des ateliers auxquels nous sommes conviés pour « co-construire », on ne retiendra que ce qui coûtera le moins en moyens, ou encore ce qui conviendra en termes d’organisation du travail.

« Celui qui a inventé le bateau a aussi inventé le naufrage » : il va de même avec les grands projets, qui doivent être solidement conçus et dotés des moyens nécessaires pour résister aux tempêtes.


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