LIMINAIRE CSE RÉSEAU 30 & 31 AOUT 2022

L’abondance, c’est fini ! L’insouciance, on oublie !

La rentrée est morose, mais pour nous, salariés du réseau régional, rien de neuf sous le soleil.

Les économies, on connait. Et la fin de la redevance n’est pas là pour nous rassurer. Impossible déjà de financer la mesure générale pour tous, sans que les salariés soient mis à contribution via le plafonnement de l’alimentation du CET.

Dans le réseau, cela fait longtemps que nous ne sommes plus insouciants. Dans certaines de nos antennes, JRI et OPV s’interrogent sur le remplacement de leurs caméras en fin de vie, sur les investissements dans ces matériels nécessaires à notre activité.

À Poitiers, par temps de canicule, on souffre au travail. Plus de 30 degrés dans un open space tout neuf, avec l’impression qu’on se contentera d’attendre le prochain été, peut-être moins chaud. Tout comme on s’obstine, malgré les deux années de pandémie que nous venons de traverser, à imposer open space et bureaux nomades.

Et nous ne parlons pas des multiples réorganisations et restructurations que nous traversons depuis trop longtemps. La Fabrique, les services dits « supports », les RH, l’information. Nous ne parlons pas des projets, annoncés en grande pompe, sur lesquels les salariés travaillent, conviés en ateliers et séminaires… des projets finalement abandonnés avec le temps qui passe, remplacés par d’autres objectifs.

Dur dur d’être sereins, optimistes, épanouis en cette rentrée. 

Après la régionalisation, c’est ICI qui doit nous mobiliser, accompagné de TEMPO… Un an pour révolutionner l’info. Et déjà, on oppose le réseau, qui sortirait « gagnant » de cette affaire, et le siège, le « perdant ».

On veut mutualiser, faire fusionner le réseau de France 3 et celui de France Bleu. On nous parle de « reporteurs en résidence », sans nous dire de quoi il s’agit, de l’utilisation accrue des UTS pour tous types de tournages, de journalistes – monteurs, de « régie automatisée en test » … On parle beaucoup, on se contredit aussi, on veut faire de la proximité mais surtout sans temps et sans moyens, on vise le « digital first » sans projet éditorial et sans équipes dédiées au web…

Dans le réseau, on manque de tout, même d’encadrants. Red chefs, chefs de centre, adjoints, même les directeurs régionaux se font rares. Peut-être qu’eux aussi ne se projettent plus dans l’avenir du réseau ? N’adhèrent pas aux stratégies qui changent sans arrêt ? Ne savent plus gérer la pénurie, ne veulent plus imposer des économies ?

Il est temps de réagir.

Il faut arrêter de naviguer à vue. Il faut stabiliser le réseau, assurer le financement des projets, informer clairement les salariés des objectifs, des organisations du travail envisagées, les discuter, les aménager.

Arrêter la réflexion en chambre, entre chefs, qui décideraient pour tous, tout en organisant des « consultations », des « co- constructions » fictives. En cette rentrée, les sujets ne manquent pas. La Cfdt sera là pour en parler, pour poser toutes les questions nécessaires, et pour défendre les intérêts des salariés.

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