Centre de diffusion et d’échanges (CDE) : la CFDT ne signe pas !

PHASE 2 DU PROJET DE DEVELOPPEMENT DES ACTIVITÉS DU CENTRE DE DIFFUSION ET D’ECHANGES (CDE), SIEGE

Phase transitoire ou expérimentation sauvage ?

La CFDT n’a pas signé l’avenant à l’accord de méthodologie « lié à la préparation et au déploiement de la phase 2 du projet de développement des activités du CDE », qui introduit une « phase transitoire » dans le calendrier du projet.

En septembre 2020, la direction avait informé la commission de suivi du projet de CDE de son intention de passer par cette phase transitoire ; à l’époque, l’ensemble des organisations syndicales s’inquiétait : la transition, par définition provisoire, allait, telle qu’elle était envisagée par la direction, pourtant impacter durablement les horaires des salariés, l’harmonisation des services rapprochés, la planification ou encore les fiches de poste

Une transition qui ne devrait concerner, en réalité, que deux services du siège, la médiathèque et le contrôle qualité. Alors pourquoi en profiter pour modifier les conditions de travail et les planifications de tous les personnels concernés par le CDE ?

De fait, cette étape supplémentaire et provisoire est mise en place pour pallier le manque de personnel affectés au CDE et l’absence de gestion prévisionnelle des emplois, des compétences et des parcours professionnels… Alors on mutualise les moyens – le personnel – dès la phase transitoire… pour ne plus revenir en arrière une fois le projet déployé.

D’ores et déjà, la direction sait comment elle veut organiser le futur CDE, et propose dès la phase transitoire de négocier des compensations salariales pour ceux qui perdront des éléments variables, pour le travail de nuit par exemple – alors que la phase transitoire n’a pas pour vocation, comme l’écrit la direction dans l’avenant, d’être pérenne.

Nous comprenons donc… que ce qui est négocié aujourd’hui en phase transitoire sera appliqué lorsque le CDE sera opérationnel.

Et donc que le provisoire sera pérennisé sans possibilité de retour en arrière pour certaines dispositions. Alors que ce qui est négocié maintenant ne correspondra peut-être pas à la réalité de demain, puisque le CDE n’est pas encore déployé, et que nous ne disposons d’aucune projection de planification concrète et réaliste pour le CDE.

Cette phase dite « transitoire » est en réalité une phase d’expérimentation qui ne dit pas son nom. Avec un impact certain sur les conditions de travail des salariés : le but en est clairement de faire « évoluer » les fiches de postes pour diminuer les ETP.

Une « transition expérimentale », simplement accompagnée par la commission de suivi de l’accord de déploiement, informée mais sans poids réel sur le déroulement de cette expérimentation sauvage.

La CFDT ne s’oppose pas par principe au projet de CDE ; mais nous ne cautionnons pas la méthode, qui consiste à avancer à marche forcée en embarquant tous les personnels dans une phase pseudo – transitoire, dont nous ne mesurons pas l’impact sur la suite du projet, et qui ne devraient concerner que deux services du siège.

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Communiqué intersyndical CFDT-FO-SNJ : bilan du fonds de soutien au non-permanents

Ce vendredi 5 février, la direction et les syndicats signataires (CFDT, FO et SNJ) de l’accord « fonds de soutien » ont examiné le bilan chiffré de ce dispositif qui a fonctionné jusqu’à fin 2020.

Les CDD, intermittents ou pigistes éligibles au fonds de soutien avaient en effet jusqu’au 31 décembre pour se déclarer sur la plate-forme mise en place par Audiens et France Télévisions. 

A la demande des syndicats signataires, la direction a effectué, fin 2020, un large rappel auprès des non-permanents. Une opération efficace puisque plusieurs dizaines de salariés se sont inscrits « in extremis », dans les derniers jours de l’année, pour bénéficier d’une aide. 

1481 salariés non-permanents remplissaient les conditions d’accès au fonds de soutien. Parmi eux, 933 ont touché une aide en mai, 832 en juin, 748 en juillet, et 646 en août (le chiffre définitif sera sans doute légèrement plus élevé, quelques dossiers arrivés tard étant encore à l’étude). A noter que selon la direction, parmi ces 1481 salariés non-permanents, 64 ont été embauchés en CDI au cours de l’année. 

Au final, le dispositif a permis de verser plus de 1,9 millions d’euros (994 818€ dans le réseau France 3 régions, 800 340€ au Siège, et 119 514€ en outre-mer). En moyenne, les bénéficiaires ont touché 596 euros bruts d’indemnités complémentaires chaque mois, une somme correspondant au « manque à gagner » en raison de la crise sanitaire. 

La direction a ensuite présenté un comparatif de l’emploi « non-permanent » sur les deux dernières années. Ce tableau fait apparaître un recours important aux CDD, intermittents et pigistes en fin d’année 2020, plus important même qu’en 2019, avant la crise sanitaire. 

Pour la direction, c’est bien la preuve que l’activité a repris normalement depuis septembre 2020, et donc qu’il n’est pas nécessaire de prolonger le dispositif de soutien. 

Pour les syndicats, ce recours important aux non-permanents en fin d’année 2020 s’explique aussi par l’application d’un autre point de l’accord « fonds de soutien »: la limitation du nombre de jours de congés transférables dans le compte épargne-temps (une limitation prévue par l’accord « fonds de soutien »). En prenant la quasi-totalité de leurs congés en 2020, les CDI de France Télévisions ont d’évidence généré plus d’opportunités de contrats pour les non-permanents. 

Si cet accord a officiellement pris fin le 31 décembre, son dispositif solidaire a prouvé son utilité pendant les mois les plus difficiles (printemps et été 2020) pour les non-permanents. 

Ce dispositif doit pouvoir être réactivé si besoin : en période de crise, le service public ne peut pas tourner le dos à ses salariés les plus précaires.  

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