Elections des administrateurs salariés au conseil d’administration de France Télévisions

Liste Alternance syndicale CFDT, SNJ, SUD.

Pour conquérir votre voix, il faut se vendre. Et nous, qu’avons-nous à vous « vendre » ?

Des candidats issus du terrain, qui travaillent en région, en Outre-mer et pour la rédaction nationale…

Pour le lire le communiqué de la liste Alternance Syndicale CFDT, SNJ, Sud, veuillez cliquer sur le lien ci-dessous :

Liste ALTERNANCE SYNDICALE

Profession de foi

Préavis de grève Réseau France 3: pour des moyens à la hauteur de nos ambitions

La CFDT appelle les salariés des 24 antennes régionales de France 3 à cesser le travail le 25 janvier 2021, jour de lancement du 1er étage de la fusée appelée « régionalisation ». (lire notre préavis de grève)

Une nouvelle tranche, celle de 18H30, que le national ne fabriquera plus.

On aurait pu penser que ce qui ne sera plus dépensé par France 3 pour la fabrication de cette tranche au national, serait rebasculé en région. Des budgets, des emplois, des moyens.

Mais non. Ce qui est appelé « régionalisation » est en réalité une opération d’économies pour France Télévisions, d’ « optimisation » des ressources en région pour les antennes. Dans un contexte d’économies permanentes, que nous subissons depuis des années.

On va donc faire plus, non pas à moyens constants, mais à moyens réduits puisque le réseau continue à contribuer au jeu de massacre sur l’emploi à France Télévisions.

Pour donner toutes ses chances à cette nouvelle tranche, pour qu’elle ne se fasse pas harakiri dès son lancement faute de moyens, la CFDT demande que dès le la mise en œuvre du créneau, les postes vacants dans le réseau soient comblés.

Pour l’heure, la direction table sur les évolutions des métiers – comprenez les poly compétences – pour assouplir les plannings et disposer des « ressources » nécessaires. C’est ensuite seulement qu’elle envisage de combler des postes vacants, sur de nouveaux profils.

Poser le sujet des métiers et des compétences ; négocier ; arriver – ou pas – à des accords ; former ; mettre les postes en consultation : c’est la réponse de la direction à la question des moyens. Une réponse claire : le salut viendra par l’acceptation de ces poly compétences.

Nous refusons le lien qui est fait entre les moyens pour réaliser, à compter du 25 janvier 2021, cette tranche, et les « nouveaux métiers » qui restent à négocier. C’est aujourd’hui que nous avons besoin de postes et de moyens. Tout de suite.

La grève est, pour l’heure, notre seul moyen pour exprimer cela. Pour obtenir que rapidement, la direction refasse ses comptes et attribue aux antennes les moyens nécessaires pour fabriquer des « 18H30 » de qualité, sur la forme comme sur le fond.

Paris, le 19 janvier 2021


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Bonne année ! Liminaire CSEC du 19 janvier 2021

Bonne année !

E glickliches Neies Joohr en Alsace,

Urte berri on au Pays Basque,

Bone- érez ané  à la Réunion,

Bon nannen en Guyane,

La orana i te matahiti api en Polynésie…

A Paris, en Région, en Outre-Mer. A Bruxelles, Washington, Jérusalem ou à Pékin…

Bonne année, donc, France Télévisions.


Une année 2021 paisible, sereine, heureuse, pleine d’ambitions, de projets, d’enthousiasme.

Voilà ce que nous voulons pour 2021.

Mais on va casser l’ambiance, parce que là, c’est mal barré !!!

2021 a commencé par une grève longue au siège. Parce que la direction a décidé, toute seule et sans expliquer son projet, de licencier les illustrateurs sonores en CDD. Reportant la charge de travail sur les autres corps de métier : rédacteurs, monteurs, OPS mixeurs… Niant la richesse qu’apportent depuis toujours les illustrateurs sonores aux reportages et magazines.

2021 se poursuit par une grève dans le réseau France 3. Une aberration, quand on y pense puisqu’il s’agit de protester contre LE projet d’avenir du réseau régional. Oui mais un projet monté à la hussarde, sans fond ni forme, 13 mn de plus tous les soirs sans moyens. Des micros-trottoirs, des témoignages, des directs pour occuper le terrain, du journalisme porte micro.

2021, la valse des directeurs continue dans les stations Outre-Mer. Un bon directeur de station est un soldat qui dit oui, qui exécute, qui ne réfléchit pas, qui n’adapte pas la doctrine au terrain. Il fait et il se tait, aucune tête ne dépasse.

2021, nous le craignions, ne sera pas une année bienveillante,

ni l’année de l’épanouissement professionnel des salariés,

ni de la réalisation d’une ambition de service public.

Sera-t-elle une nouvelle année d’improvisation, de bricolage à moyens de plus en plus réduits, de dialogue social de moins en moins constructif ? Une nouvelle année d’intransigeance, de douleur pour bon nombre de salariés, d’incompréhension mutuelle, de négation de nos compétences, d’errances éditoriales ?

Intransigeance et d’incompréhension mutuelle : sur les projets de l’entreprise, les organisations syndicales et les représentants du personnel ne sont pas entendus. Informés, certes, mais pas écoutés. Non, on déroule, on avance en mode bulldozer, et tant pis pour les dégâts collatéraux. Réforme des moyens internes de production, fermeture de France Ô, nouvelle organisation des rédactions dans les stations des Outre-Mer, réorganisation des services au siège, création de la Chaine Info… On fonce, on comptera ceux qui restent à la fin  à la fin, voilà la méthode.

Douleur : combien d’alertes sur la santé des salariés ? Trop. Et si ces alertes sont certes traitées au cas par cas et dans l’urgence grâce à l’implication des CSSCT, jamais le sens du travail n’est interrogé.

Négation de nos compétences : les métiers ? Pour vous, ils n’existent plus. Les compétences ? Pour vous, nous sommes interchangeables. Notre avenir, c’est le nivellement par le bas. Plus besoin de soigner la lumière sur nos plateaux, le son pendant nos directs, l’image en tournage, le montage, la conception des sujets. On balance deux-trois infos glanées dans un dossier de presse ou sur internet faute de temps de calage, on tourne trois-quatre plans, on les monte à l’arrache et on colle quelques notes de musique par-dessus… Trop souvent, « ça le fait »…

Errance éditoriale : il y a eu le mouvement des gilets jaunes, il y a la crise sanitaire… Quelles leçons en tirons-nous ? Aucune si ce n’est qu’il faut « décrypter », c’est-à-dire raconter, en 3 minutes, aux téléspectateurs ce qu’ils savent déjà, puisque nous n’avons pas de temps, nous même, pour « décrypter ». Ou encore, donner la parole aux « gens ».

Faire moins bien ce que les réseaux sociaux font bien mieux que nous. Donner la parole à madame Michu, pour ne pas enquêter, éclairer, expliquer. C’est pratique, un micro-trottoir sur un marché, c’est vite fait, vite monté, vite diffusé, vite oublié. Du pas cher pour remplir l’antenne.

Ce que nous souhaitons pour 2021 : de vrais projets communs. Enfin.

Des projets construits ensemble, issus d’une vision commune du service public de télévisions, et en adéquation avec nos moyens qu’il faut cesser de détruire.

Bonne année à tous.


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