CSE Réseau France 3 du 17 Novembre : 2020 année particulière….

Notamment en ce qui concerne la situation économique de l’entreprise.

On s’en doutait, le premier confinement a bouleversé les antennes et donc aussi les comptes du réseau. La situation au 30 juin est inédite et, nous assure-t-on, conjoncturelle.

Donc, le premier confinement est d’abord synonyme d’économie : 21,1 M d’euros au 30 juin, parce que la masse salariale a fortement baissé, ainsi que le recours aux moyens de la Fabrique.

Mais, hélas, l’argent économisé et non dépensé ne reste pas dans notre cassette : il faudra le rendre l’argent, aussi pour compenser la diminution du budget global de France télévisions dû au recul des rentrées pub.

Moins de masse salariale, cela veut dire quoi ?

Concrètement, ce sont 137, 5 ETP en moins par rapport aux prévisions. Une baisse qui s’explique par la réduction de l’activité pendant le premier confinement – qui a généré un recul du recours aux non permanents – , par l’absence de recrutement pendant cette période pour remplacer les départs dans le cadre de la RCC, par la diminution du nombre d’heures supplémentaires, par les absences pour garde d’enfant payées par la sécurité sociale et par les grèves de début d’année.

Les Dépenses « hors personnel » diminuent : une économie de 12,1M€, liée en partie à la baisse du recours à la Fabrique et à celle des frais de missions et de transport (2,9M au lieu de 5,1M d’euros).

On note également un retard sur le financement des documentaires.

Les recettes pub et parrainages : elles s’effondrent au cours du 1er semestre 2020 et sur cette ligne, les comptes sont dans le rouge avec -3,6M€ : Une catastrophe, selon la direction.

Mais un léger mieux s’est dessiné depuis juillet… qui ne suffira pas pour rétablir la situation.

D’autant que le deuxième confinement impacte lui aussi les recettes publicitaires, avec des conséquences plus importantes pour les comptes du réseau F3 que pour ceux du national.

Et maintenant ? En tout cas, malgré le deuxième confinement, l’activité est maintenue, et les personnels liquident leurs congés 2020 : plus d’économies d’ETP possible, ce poste budgétaire est même en légère hausse, d’autant qu’exceptionnellement, les plafonds de collaboration pour les Non permanents ont sauté jusqu’à la fin de l’année : le recours aux CDD est donc plus fort en cette fin d’année.

Quelles pistes d’économies ? La direction évoque la possibilité d’étaler le lancement des Matinales avec radio France en 2021, afin d’en alléger l’impact financier… et participer á l’effort général d’économies.

Nous avons de la mémoire, et rappelons que pour 2021, nous espérons bien que les propos de l’ancienne directrice du réseau, tenus le 9 septembre lors du CSE à Dijon, se confirment :

« Évidemment que quand on prend des cases qui sont des cases nationales, j’insiste là-dessus, cela veut dire qu’il y a un programme national. Si l’on met un programme régional, on récupère le budget, sinon au secours. Il n’y a plus le programme national, donc il n’y a plus la dépense. On crée un programme dont on n’aurait pas le budget ? Je veux bien que l’on soit tous des magiciens, mais il y a des limites à l’exercice. Deuxième chose, pour certaines cases, cela peut être du programme national externe, mais aussi du programme national qui est fabriqué. Se posera la question du redéploiement des personnels, pas de ces personnes, mais des ETP en général. On ne va pas se dire que l’on va faire tout ce chemin vers une régionalisation, sans ETP ni moyens en plus. Ce n’est pas logique. Il y a nécessairement un redéploiement de budget sur les cases et les programmes, mais aussi d’ETP. Si l’on prend la case, on prend le budget. Pour moi, c’est une équation absolue. ».

Et bien non. En tous cas, c’est pas sûr.

La case qui saute au national pour permettre la réorganisation des programmes de l’après-midi de France 3 et pour dégager le nouveau créneau régional de 18H30, c’est celle de l’émission de jeu « Personne n’y avait pensé» de Cyril Féraud – le seul jeu externalisé de l’après midi, qui coûte donc le plus cher… Mais cette économie ne sera pas forcément basculée, en tout ou en partie, en cash ou en ETP, sur les régions. Ben non, le national doit aussi faire des économies, et c’est donc là qu’il va les trouver.

Double jackpot pour France 3, donc : une forte économie en cash sur la grille nationale, et une case de 18H30 comblée à moyen constants par le réseau.

Alors, poker menteur de l’ex directrice du réseau en septembre ? Nous attendrons donc le budget 2021 finalisé pour constater si oui ou non… le réseau sera le dindon de la farce appelée « régionalisation ».

Le projet de charte de téléphonie mobile.

C’est LE grand projet qui fera entrer TOUS les salariés de FTV dans l’ère digitale : « un smartphone pour tous » – pour tous ceux qui le souhaitent, en tout cas. Pour un usage surtout professionnel (mais pas exclusivement), avec les appli FTV qui vont bien, une ligne payée par FTV (forfait illimité, 20 Go), et un smartphone de moyenne gamme.

Une charte régissant l’utilisation de ces smartphones doit être annexée au règlement intérieur et a pour objectif, aussi, l’information des salariés sur leurs droits et devoirs quant à l’utilisation du téléphone – règles de sécurité et de confidentialité, par exemple.

Transformation du CI ORTF en CASCIE CI ORTF.

La création des CSE, oblige le CI ORTF à se modifier son statut juridique. Sur proposition des élus Cfdt et FO,  le CSE a désigné le secrétaire du CSE et la trésorière adjointe pour représenter le CSE du réseau de France 3 lors des négociations de constitution du CASCIE ORTF.

La Cfdt rappelle son attachement au CI ORTF et à ses valeurs.

La vie du CSE.

Commission antennes et programmes :

Fabienne Labigne (Nantes) est remplacée par Christophe Porro (Marseille).

Prochain CSE les 26 et 27 novembre, en visio…

Vos élus et votre représentant syndical CFDT :

Yvonne Roehrig (Strasbourg), Patricia Jomain (Lyon), Pascal Lefebvre (Lille,

Nancy Gressier (Lille), Bruno Espalieu (Lille), Gonzague Vandamme (RS, Lille)


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Loi sur la sécurité globale : le droit à l’information ne supporte aucune ambiguïté

Le droit à l’information ne supporte aucune ambiguïté

Dans une société où les tensions sont palpables, où la défiance envers les autorités est manifeste, la proposition de loi de sécurité globale, et particulièrement son article 24, crée une nouvelle fracture.

Fracture entre des forces de l’ordre, qui doivent être défendues dans l’exercice de leurs missions face aux menaces croissantes dont elle sont l’objet, et des journalistes qui doivent être protégés sans ambiguïté dans leur liberté d’informer.


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