CSE RESEAU FRANCE 3 28 – 29 octobre 2020

Tout arrive à qui sait attendre ?

Bienvenue, Monsieur Desnoyers. C’est votre premier CSE du réseau France 3, pour nous, c’est la routine…une routine perturbée aujourd’hui par l’annonce du re-confinement.

Dans ce CSE, tous les mois, on se réuni, on discute, quand c’est terminé, on se demande à quoi cela sert, et on remet ça le mois d’après alors, pourquoi revenir ?

Eh bien parce que ce réseau régional, on l’aime, et on s’engage pour lui.

Les mêmes sujets, avec d’autres interlocuteurs : en 3 ans, à votre place Monsieur Olivier Montels, Madame Laurence Mayerfeld, et vous maintenant. A tous, nous parlons des tensions sur des personnels au cœur de notre activité TV : comme les scriptes, les documentalistes ou les OPV, dont les métiers ont été décrétés en voie d’extinction, pour lesquels les recrutements ont été négligés, et qui maintenant manquent cruellement.

A tous, nous parlons du manque de moyens dans les petites antennes – et nous le soulignons, le redéploiement de moyens n’est pas une solution, c’est simplement une façon de répartir autrement la misère…

A tous nous parlons du mal être des salariés à Grenoble, à Antibes, à Orléans, à Nantes, à Lille… Ici, des droits d’alerte sont lancés, ailleurs, ce sont les représentants de proximité qui relayent la souffrance, partout, le taux d’absentéisme est supérieur à la moyenne française… Sans qu’il n’y ait de réaction au niveau du réseau.

Au contraire, les alertes ne sont pas entendues. Le seul moyen, pour mettre le sujet sur la table, est-il alors de déclencher un droit d’alerte ?

Pour le salarié, d’appeler la ligne directe harcèlement ? Avec les terribles conséquences humaines provoquées par des enquêtes accusatrices et déontologiquement discutables ? Comme dernièrement à Lille, où près d’une soixantaine de salarié déclare par écrit « ne plus être serein pour venir travailler » : un courrier qu’ils nous demandent de vous remettre aujourd’hui.

Le réseau, ce sont parfois des années d’inertie de certains managers locaux, de loyauté mal placée vis à vis de la direction nationale, d’exécution de consignes sans états d’âme, de manque de courage aussi et de bricolage souvent pour tenir les objectifs… Et nous, salariés, en payons le prix.

Démotivation, déconnection du terrain, externalisation, abandon de certains métiers, absence de projets, changement de cap en cours de route… Nous en avons l’habitude.

Nous allons certainement l’aborder dans cette instance : avec le retour du confinement, le télétravail va de nouveau s’imposer. Un télétravail qui n’est plus exceptionnel mais qui se pratique dans des conditions dégradées en l’absence de matériel adapté.

Que vont devenir nos collègues intermittents, si nos programmes sont de nouveaux perturbés ? Pour la CFDT la relance du fonds de soutien devra de nouveau s’imposer.

Mais tout arrive à qui sait attendre, dit-on. Alors, serez-vous celui par qui le réseau régional trouvera un nouveau souffle ? Dites-nous, Monsieur Desnoyers, « Régionalisation », cela veut dire quoi, au juste ? 

Nous, nous ne le savons toujours pas, mais nous pressentons que c’est « faire plus avec moins », que ce sera « radio filmée » plutôt que « télé de proximité ».

Ce n’est pas parce que les outils deviennent plus « performants », moins contraignants, que la Télé devient un média « facile » : les images, les sons, ont un sens, et nous avons une mission de service public qui va au-delà d’une simple présence sur le terrain pour y faire des directs pas toujours pertinents.

Les chantiers ne manquent pas : régionaliser, c’est un projet d’avenir pour le réseau. Rétablir la confiance, c’est un défi RH pour vous, c’est essentiel pour la réussite des projets du réseau. Une confiance réciproque, direction, managers et salariés. Mais le déroulement des comités de salaires ces dernières semaines, ne nous rassure pas. Contrairement au texte signé et en vigueur, pas de chefs de service présents pour présenter ses contraintes et ses priorités et pas d’explications.

Pas de prise de responsabilité devant les salariés de ce qui est décidé. On peut donc continuer à gérer les carrières à la petite semaine, à la tête du client, entretenir les fonctionnements claniques, servir les copains. En toute opacité.

Monsieur Desnoyers, oui le réseau est fatigué, parfois démotivé. Mais c’est aussi un formidable outil, avec des femmes et des hommes compétents, passionnés, qui aiment leur antenne et leur métier.

Soutenez-nous et appuyez-vous sur nous, parlez nous sans le filtre de vos encadrements et vous verrez : on peut et on sait faire mieux que de la radio filmée.

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