LA RADIO : On ne va pas attendre qu’elle disparaisse pour s’en soucier

À France Télévisions, tout le monde n’a plus que le mot « quadri-média » à la bouche. Numérique, réseaux sociaux, plateformes, nouveaux usages : soit. Personne ne dit le contraire. Mais pendant qu’on regarde vers l’écran de demain, la radio, elle, semble progressivement passer au second plan. Et en Outre-mer, ce n’est pas un détail.

Parce que la radio n’y a jamais été un média d’appoint. Elle fait partie du quotidien, de la culture et participe aussi à la sécurité des populations.

Un cyclone arrive. Les infrastructures sont touchées, les réseaux tombent, la data devient inaccessible, les communications deviennent très difficiles.

Comment connaître l’évolution de la situation ? Quelles routes sont praticables ? Où sont les secours ? Quelles consignes suivre ?

Un poste à piles, et la radio peut continuer à informer.

On allume. On écoute. On s’informe…

C’est précisément cette robustesse qui fait de la radio un outil stratégique dans les territoires ultramarins. Un coup de chapeau mérité aux journalistes et techniciens qui bossent dans les radios outre-mer, bien souvent sans compter leur temps, malgré des difficultés techniques persistantes, dont l’imbroglio Zénon…

La radio touche toutes les générations et accompagne toutes les situations : en voiture, sur un volcan, à la maison, au travail, sur un bateau ou dans une zone isolée. Elle porte aussi des langues, des voix, des cultures et une proximité avec les territoires qu’aucune application ne pourra remplacer.

Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion, Mayotte, Polynésie, Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna, Saint-Pierre-et-Miquelon : chaque territoire a son histoire, ses habitudes, ses langues et sa relation propre à la radio.

Ceux qui la font et ceux qui l’écoutent sont les mieux placés pour en connaître la valeur. Pas les tableurs.