LIMINAIRE CSE RÉSEAU 20 ET 21 MAI 2026
Nous sommes pourtant habitués dans cette instance aux mouvements pendulaires. Un coup à gauche, un coup à droite, un coup « proximité », un coup « convergence », un coup « numérique », puis retour case départ avec supplément PowerPoint.
C’est louche, ça rend bigleux.

Cette fois, avec votre grande bascule, vous nous avez carrément, envoyés valser cul par-dessus tête.
Hop dans le vide. Et sans parachute homologué par le comité stratégique de pilotage de la transformation agile.
Car oui, ce qui nous attend, avec la migration de nos contenus sur le site Ici.fr… pour l’heure, c’est du vide.
Du vide intersidéral, piloté à la lampe frontale.
Nous ignorons jusqu’à la date du fameux point de bascule. Septembre ? Décembre ? 2032 ?
D’ici là, il y aurait pourtant quelques détails à régler.
La gouvernance éditoriale entre Radio France et France Télévisions ? On hésite même à dire « entre Ici et Ici », de peur d’aggraver encore la confusion générale. Qui décide ? Qui arbitre ? Qui publie quoi ? À ce stade, le flou artistique tient lieu d’organigramme.
On espère au moins qu’elle sera plus « efficiente » que celle de l’application où depuis 5 ans les contenus s’empilent comme des briques quitte à dire une chose puis son contraire.
La répartition du travail entre nos rédactions ? Il ne s’agira plus de traiter deux fois le même fait divers, et parfois même de façon contradictoire.
C’est en réflexion.
Les réseaux sociaux ? Quels comptes garderons-nous, nous qui nous gaussons de nos si bonnes audiences ? Ceux d’Ici ou de France 3 ?
On ne sait pas non plus.
Le maillage territorial différent entre France Bleu et France 3 ?
C’est compliqué.
Une certitude, et ce n’est pas une bonne nouvelle pour tous nos contributeurs web : c’est le back office de France Bleu qui a été retenu. Atlas, où pour le moment aucune vidéo n’est intégrable.
Pour un média audiovisuel, il fallait oser.
À ce stade, ce n’est plus de l’amateurisme c’est de la malveillance.
- Pour les équipes d’abord qui se verront propulsées dans l’inconnu et au-delà, sans filet de sécurité au risque d’y laisser leur implication et leur santé.
- Pour le site Franceinfo.fr qui héberge nos sites régionaux. Lorsque nous basculerons sur ici.fr, France Info pourrait perdre jusqu’ à 60 % d’audience et passerait à la 4ᵉ, voire la 5ᵉ place des sites d’infos. Alors qu’il est actuellement à la 2nde.
- Et tout cela au moment où la direction du numérique va disparaître pour « infuser » dans d’autres directions.
Pour la CFDT, ce n’est donc rien d’autre que le sabotage en règle d’un fleuron de notre entreprise.
Et du moral de ses salariés.