YEEEEE LES RP AVRIL 2026/ALSACE

Avec le printemps, les cloches s’en donnent à cœur joie.
Et, soyons honnêtes, les cloches, c’est nous.

On carillonne, on sonne le tocsin et parfois l’alerte mais en face… ça tintinnabule à peine et, parfois même, c’est faux.
Bref, entre cloches ou lapins de garenne, notre cœur balance.
Des captures d’écran en guise de documents, un relevé de décision totalement biaisé, un DUER pas au niveau après deux ans de travail, nous ça nous fiche le bourdon.
Vivement l’été et les merlans frits.


1-LIMINAIRE : un relevé de décisions aux petits oignons

Les RP s’étonnent de lire dans le relevé de décisions du mois de mars la supposée teneur des échanges lors du point « vidéo verticale ».

Nous avions questionné la direction sur le nombre de volontaires retenus : “Il y a 16 journalistes candidats », n’est pas une réponse.

De même, nous l’avions dit en séance, la caravane numérique suivie il y a deux ans, ne peut pas être considérée comme une formation en bonne et due forme (trop lointaine, formation Capcut devenue obsolète).
À aucun moment, dans son relevé de décisions, la direction ne fait part du fait que les élus ne cautionnent pas le bilan présenté. Faux et lacunaire.

De même sur le point DUER. Il est faux de dire que les RP ont proposé quoi que ce soit, “cyberharcèlement” ou « risque physique ». Les RP n’ont rien proposé du tout puisque là encore ils désavouent ce document, qualifié de « brouillon » par la direction elle-même.

La direction ne souhaite pas modifier son relevé. « C’est une synthèse », nous explique-t-elle. Une synthèse avec des raccourcis et des omissions grossièrement choisis, ben, ça n’est plus vraiment une synthèse.
Une prothèse, peut-être ?

Pour rappel, un relevé de décisions doit être conforme aux échanges de l’instance et non une tambouille totalement fantasmagorique qui peut méprendre les salariés sur les positions de leurs représentants.
D’autant que ce relevé sera accessoirement remonté à la direction du réseau dans le cadre de l’expérimentation, afin de pouvoir établir un bilan global fin avril.

Un escamotage inadmissible.
La direction a fait amende honorable dans son relevé de décisions du mois d’avril. C’est déjà ça.

2- EXPERIMENTATION VIDEOS VERTICALES

Nous voici probablement arrivés à la (presque) fin de l’expérimentation vidéo verticale en Alsace, comme dans toutes les antennes concernées par cet accord.
Le temps a filé, le nombre de vidéos verticales produites pas tellement faute d’un calendrier propice (municipales, entretiens annuels, vacances ).

Volontaires ? Tous retenus… ou presque

Nous notons des efforts de clarification de la part de la direction sur la liste des volontaires, par exemple, mais bon, vous nous connaissez, on est tatillon, ce n’est pas suffisant.

C’est une première, la direction nous distribue en guise de documents de travail des captures d’écran. On n’arrête ni le progrès ni le mépris. Le mois dernier, nous avions des PDF issus de documents Excel dont les colonnes n’étaient pas toutes visibles, là, clic clac Kodak l’écran d’ordi.
C’est moins chronophage et tout aussi nul.

Y a pas photo, ça commence pas très bien.

Nous avons donc en Alsace 21 journalistes volontaires, dont quatre formés et douze « non formés mais capables de tourner les modules ».  
Parmi ces volontaires, qui a été retenu ? Deux mois après le début de l’expérimentation, nous ne le savons toujours pas.

« Ben tout le monde », nous explique finalement la direction.
 » Et tout le monde a-t-il été informé que sa candidature a été retenue ? « 
« Oui à 13 h 30« 
« Quel jour ? »
« Heuuu… aujourd’hui« 

13 H 30.
Soit une minute avant le début de la plénière. Ça se passe de commentaire.
Toutes les personnes volontaires, qu’elles le sachent ou non, font donc partie de l’expérimentation verticale d’office. Sous condition qu’elles soient formées, ou capables de le faire : exemple, un JRI maitrisant l’UTS ainsi que les personnes formées lors de la caravane numérique il y a deux ans à « l’incarnation ».

Les formations

Deux formations destinées à l’encadrement sont prévues en avril.
Pour les journalistes ?Pas d’autre session planifiée à ce jour.
De leur côté, six monteurs ont été formés, d’ici fin juin deux autres le seront.

Deux vidéos sont volontaires mais, eux, ne rentrent pas dans l’expérimentation car notre régie ne permet pas de traiter les vidéos verticales.

Les sujets TV : une valeur sûre

Les modules verticaux (réellement) produits dans le cadre de l’expérimentation sont au nombre de onze, à date.
Leur durée avoisine la minute.

Nous soulignons que le coordinateur numérique, qui n’a aucun lien hiérarchique avec la rédaction, valide pourtant la plupart de ces modules.
Ce n’est pas ce que prévoit l’accord.

Article 8 accord d’expérimentation : rôle des différents intervenants
Les différents intervenants dans l’expérimentation sont les suivants :
Le chef de projet / coordinateur numérique central : en charge de coordonner l’ensemble des phases préparatoires puis opérationnelles ;
Le coordinateur numérique : en charge de la circulation sur le web des contenus spécifiques ;
Le rédacteur en chef / rédacteur en chef adjoint en charge du numérique : initie et valide les sujets avant diffusion.  

Parfois même, ce dernier valide ses propres modules. Pourquoi s’embêter ?

La direction explique que les modules qui fonctionnent le mieux sont les sujets TV resizés.  Cette information est aussi rassurante qu’improbable.

  • Rassurante car, finalement, c’est ce que nous savons faire : de la belle image, du montage de qualité, de l’info vérifiée.
  • Improbable, car pourquoi nous former à l’incarnation et à l’assemblage ? « Pratiquer, pour produire plus et plus vite »

Ç’a le mérite d’être clair et c’est bien là, la seule valeur ajoutée.
Produire plus … mais moins bien.
D’ailleurs, la plupart des modules expérimentaux produits jusqu’à présent ressemblent à s’y méprendre à des sujets TV, la qualité technique en moins.

Bilan ?

Les retours sont unanimes.
Beaucoup de difficultés rencontrées avec les outils d’assemblage et de titrage. « Les premières journées ont été très compliquées mais les progrès rapides. Personne n’a été dégouté ». Power Director devrait être installé sur les PC « ça ira mieux ». Quand l’expérimentation sera terminée ?

Résultat : ce sont les CEN qui finalisent les modules, une charge de travail supplémentaire dont ils se passeraient volontiers.

Sinon rien de factualisé sur la charge de travail, l’organisation du travail et le workflow ni sur l’éditorial ou le fond. La case « remarques » a même tout bonnement disparu ce mois-ci des documents, heu, des photos.

3- MODULES VIDEO RESIZES : des process à revoir

La direction peut-elle rappeler les mesures prises en réponse au dérapage déontologique de Notre Dame où l’anonymat d’une mineure a été levé ?

Depuis ce crash déontologique, d’autres erreurs, plus minimes, ont eu lieu, laissant douter de l’efficacité du dispositif mis en place. Des erreurs de retranscription de chiffres, le commentaire d’un rédacteur mis cul par-dessus tête pour être plus « punchy »… pas terrible.

La direction précise que le rédacteur en chef a écrit une note de service pour rappeler les consignes, l’utilisation des synthés et appeler les monteurs, les CEN et l’encadrement à la vigilance. Pour le reste, l’information systématique de l’auteur lors de la réutilisation de son sujet pour le web, là pas d’engagement ferme.
Dommage.

4- METEO

Un nouvel appel d’offres portant sur la prestation météo a été lancé, avec une échéance prévue en septembre, afin d’aligner les antennes régionales sur le prestataire retenu par France Télévisions au niveau national.
Cet appel d’offres prévoirait notamment la fourniture d’un bulletin météo “PAD”. Ce dispositif PAD existe déjà à Toulouse et à Grenoble.

Le délégué antenne et contenu admet que l’appel d’offres se termine effectivement en septembre et qu’un nouveau prestataire devra être choisi.
Le Grand-Est comptant dans ses effectifs trois présentatrices météo, la direction ne souscrira pas l’option PAD livré comme c’est le cas actuellement en Auvergne et en Occitanie.

5- PAE ET EMISSIONS premier trimestre 2026

Nous sommes une si ce n’est la région du réseau qui produisons le moins de PAE.
Dommage, parce que primo, on s’ennuie et secundo ça marche.

  • Revue Scoute du 3 janvier : 8,3% PDA soit 22 000 téléspectateurs (légère baisse par rapport à l’année précédente). De nouveaux tournages ont été enregistrés en février pour une diffusion fin décembre 2026 ou début 2027.
  • Le Cyclo-cross, PAE numérique et linéaire du 11 janvier, a réalisé un score de 7,9 % de PDA en Alsace, soit 16 000 téléspectateurs.
  • Soirées électorales : 27% de PDA sur la tranche 19 H 53/ 20 H 45 sur le 1ᵉʳ tour et 25,8 % pour le 2ᵉ tour
  • Le court‑métrage Le Dérapage le samedi 28 mars à 12 h 15 : 4,8 % PDA au lieu de 4,3 % PDA
  • Tournage Alsace Express en français (invités : Eric Vial et David Marcelin) enregistré le 30 mars pour une diffusion le 18 avril à 15 h 30

6-DUER ET PAPRIPACT, quand ça veut pas, ça veut pas

Il aura fallu un mail de la CFDT FTV pour que la direction nous transfère les courriers de la Carsat et de l’inspection du travail concernant les suites à donner à notre DUER et le plan d’actions sur les RPS (Risques Psycho sociaux).
Rappelez-vous, ces derniers les avaient jugés non conformes aux enjeux et surtout au code du travail (Papripact).
La direction avait « omis » de nous les envoyer.

Les documents que nous obtenons enfin ne sont toujours pas satisfaisants.

  • Impossible par exemple de trouver l’action dans le Papripact correspondant au risque identifié dans le DUER.
  • Souvent, si ce n’est de façon systématique, plusieurs risques sont regroupés dans une même case, ce qui empêche toute analyse et donc toute proposition de prévention effective.
  • Pire : certaines solutions apparaissent, elles, dans la colonne « facteurs de risque », ce qui est totalement incompréhensible.

Bref, après deux ans de travail en commun, épaulée par la Carsat et un cabinet d’expertise, la direction Grand-Est ne semble toujours pas avoir compris comment construire un DUER.
À moins, bien évidemment, que cela l’indiffère.
Nous verrons bien si l’inspection du travail reste elle, indifférente.

Cette année, pour marquer notre insatisfaction, nous ne participerons pas, comme nous le faisions traditionnellement, aux ateliers DUER par unité de travail.

7- POINT EMPLOI

Point actualisé avec des informations post instance.

  • Le poste de rédacteur en chef à Strasbourg est mis en consultation. Stéphanie Lafuente étant nommée « rédactrice en chef auprès du directeur délégué éditorial en charge de l’information des régions »
  • Le poste de Marine Demazure n’est toujours pas mis en consultation. Guillaume Poisson étant sur ce contrat (de façon partielle) pour le numérique.
  • Le poste de rédacteur en chef adjoint à Mulhouse vient d’être pourvu. C’est Pierre Maurer, ex de BFM Alsace, qui a été retenu.
  • Une mission de responsable de régie a été proposée à Benjamin Reymann du 7 avril 23 mai à Antibes.
  • Philippe Dezempte ayant refusé les deux propositions de reconversion/aménagement de poste, il devrait être licencié pour inaptitude.