Copil Web HdF : cafouillages au (re-)démarrage

Suite à la restitution de l’expertise ORSEU le mois dernier, les élus du CSE réseau F3 ont exposé plusieurs préconisations auxquelles la Direction ne s’est pas opposée.

Si certaines concernaient la nécessaire réforme du dispositif Lignes Directes Harcèlement, d’autres portaient sur la prise en compte des effets délétères sur la santé des salariés de nos Antennes de Lille et d’Amiens.

Ainsi, la remise en route du Copil paritaire pour le Web des Hauts-de-France s’imposait dans les meilleurs délais.

Cette résolution a été formulée le 17 mars mais plus d’un mois après, les représentants des salariés de Picardie et du Nord Pas-de-Calais n’étaient toujours pas sollicités par l’un des représentants de la Direction à ce Copil. Après avoir adressé un premier mail à la Direction demandant la reprise du Copil, c’est au bout du 3ème courriel de relance que les représentants des salariés ont enfin reçu une réponse, ouf !

Pourtant, l’Inspection du Travail de Lille a bien constaté que FTV était, dans la gestion de ce dossier, en infraction vis-à-vis du Code du Travail, et l’a mis en demeure de lui présenter un plan d’actions pour gérer cette crise avant cet été. Si ce n’était pas réalisé, FTV s’exposerait à des poursuites pénales, il est grand temps de reprendre le fil du dialogue et de l’esprit QVT…

Lille : réunion des RP d’avril 2021

La Fabrique / Santé / Formations / Cantine / Médecine du travail 2020 / Mouvements / Copil / Audiences Web / UCC ?

LA FABRIQUE

Santé des salariés

Nous avons alerté la direction sur le mal-être des salariés de la fabrique, lié aux déménagements et au contexte sanitaire. C’est une accumulation de choses qui a débuté avec le report du déménagement puis la crise sanitaire qui met à mal quotidiennement les salariés. À Lambersart, les salariés se sentent à l’abandon dans ce bâtiment vieillissant (problèmes de chauffage, de matériel, de ménage, de restauration…)…
Il y a également le problème du protocole des cas contacts qui n’est pas respecté et qui n’est pas forcément connu des salariés.
A cela s’ajoute le télé-montage qui modifie complètement les habitudes de travail et qui est beaucoup plus fatigant.
Un seul responsable technique, ça peut aussi être problématique.

Muriel BAJARD-BUONO et Elodie POPIEUL sont disposées à échanger avec les salariés qui en ressentent le besoin pour voir de quelle façon la direction peut les accompagner.

Formations professionnelles

Il est important pour les salariés d’avoir une visibilité et un calendrier sur les formations possibles. La direction de la Fabrique reconnaît que même si les budgets sont contraints, il faut un meilleur retour sur les demandes de formations faites par les salariés lors des entretiens individuels, la RH l’a bien pris en compte. 

Avec le déménagement, nous allons changer de version d’AVID et nous changeons de logiciel pour le montage son et mixage avec « Protools ». Une formation à « Protools » pour les mixeurs sera calée avant la prise en main du matériel (fin mai, début juin).

Reste à trouver des libertés dans les plannings denses, pour former l’ensemble de l’équipe, car les budgets de formation ne permettent pas de faire de formation individuelle. Le risque est de retarder l’installation et la prise en main des nouvelles machines dédiés à l’Avid, et de perdre des compétences si les monteurs images ne sont pas formés sur les bases de « Protools ».

Formations SST et incendie pour les salariés de la Fabrique
La fabrique est d’accord pour intégrer les salariés de la fabrique dans les formations SST qui seront assurées par Bertrand Théry pour les salariés de Liberté.
Dès que les formations pourront à nouveau être assurées elles seront mises en place.
La Fabrique doit se rapprocher de Florence Delalaing.

En ce qui concerne les formations incendie, le service développement RH est entrain d’étudier les possibilités de formations et de dates.

Travaux du « 31 »

Le chantier accuse un léger retard actuellement, mais il ne devrait pas avoir de conséquences pour la suite du calendrier. La livraison pourrait intervenir le 17 mai. Début du câblage prévu à partir du 26 avril.
Des visites pour les RP et pour le personnel seront possibles à partir de la mi-mai.
La libération complète de Lambersart doit être réalisée pour la fin juillet.
Nous demandons à pouvoir disposer d’un rétro-planning pour ces étapes.

AS-ORTF et Camionnette du CSE

Depuis plusieurs mois, nous alertons la direction sur le problème de stationnement de la camionnette du CSE, et de l’accueil des réunions de l’AS-ORTF ainsi que de son matériel (représentant l’équivalent d’une petite armoire).

La direction n’a toujours pas statué sur ces deux points.

Ndlr : Si aucune solution n’est proposée par la direction, la commission activités sociales et culturelles NPDC du CSE sera dans l’obligation de se séparer de ce véhicule qui rend pourtant bien des services à tout le personnel.

RH Fabrique

Le poste de « technicien d’exploitation vidéo » de la post-prod sera présenté en avril. Il y a deux candidats CDD.

L’ANTENNE

Point RH

Deux postes de journaliste vacants et deux autres postes en cours de publication :

– 1 gestionnaire d’antenne

– 1 rédacteur en chef-adjoint

Ces deux postes devraient être passés au COCA du mercredi 14 avril.

Deux nouveaux postes également vacants :

– 1 chef de Centre

– 1 chargé d’édition numérique (mais la salariée est toujours dans les effectifs à ce jour)

Nous avons une nouvelle fois alerté la direction sur la situation des monteurs. Il serait temps de combler au moins un des postes vacants au montage. La direction avait promis le remplacement d’un monteur à partir de trois départs. En juin, on comptera le 4ème départ, mais la direction signale qu’un poste de monteur est en détachement dans une autre région (ce poste est en détachement car il n’y a pour l’instant pas de poste vacant dans la région en question).

Le RRH nous informe qu’un des poste était bloqué, en attente d’un dossier en contentieux mais la réouverture de ce poste va pouvoir être demandée très prochainement, pour l’instant, le recours à CDD est possible. Erik Berg confirme qu’ils vont faire le nécessaire dès qu’ils le pourront.

Il y a également le poste d’adjoint au numérique qui reste encore vacant.

La décision de le combler est en attente de la mission d’analyse et de réorganisation du service par Daniel IELLI. La direction confirme qu’elle est également en attente de l’action en justice qui est en cours.

Le poste d’OPS libéré fin mars dans le cadre de la RCC, ne sera, semble t’il, pas réouvert. La décision n’est pas encore prise définitivement mais elle le sera au cours de l’année.

Cantine et part employeur

Ndlr : Voir les commentaires du mois dernier…

On reprend les mêmes. La direction du réseau n’a pas pris d’engagement lors du CSE. Ce dossier ne va pas se traiter au niveau local… Il faut remonter le problème plus haut pour avancer sur le dossier. Donc, à ce jour, pas d’indemnisation de la part employeur pour les salariés qui fréquentaient la cantine Vauban, non accessible.

Mais selon nous, tout là haut, les problèmes de cantine de Lille n’émeuvent pas grand monde.

Nous avons proposé une nouvelle fois l’attribution des titres restaurants pour tous, à la place des cantines où on ne peut pas déjeuner. Mais là on a l’impression d’avoir dit un gros mot… Pas question, selon le RRH ça couterait vingt fois plus cher à la boite, et pour lui, seule obligation en matière de restauration, une zone de restauration avec un micro-onde… De quoi se plaint-on ?

Nous avons insisté sur l’inégalité de traitement entre les salariés dans les Hauts de France, puisque les salariés d’Amiens, de Boulogne, et plus récemment de La Fabrique perçoivent les titres restaurants…

Cantine de Lambersart

Le service de restauration est toujours ouvert mais est amené à disparaitre pour les salariés de France3. Si vous possédez un compte pour ce service et qu’il vous reste un solde sur votre carte, il n’est pas prévu de remboursement du solde. Il faut que vous alliez là bas, une dernière fois, consommer votre solde. La part employeur n’étant plus versée, vous devez garder le ticket de caisse et le présenter en compta pour vous faire rembourser cette part employeur.

Bilan 2020 du médecin du travail

Sur un effectif de 208 salariés de Lille, gérés par le docteur Lefebvre, celle-ci a procédé à :

– 137 examens, dont 29 visites périodiques et 8 visites d’embauche.

Le docteur a dû prononcer 3 avis d’inaptitude, 1avis d’incompatibilité temporaire

– 27 adaptations aux postes de travail.

Elle note une année 2020 très particulière entre la crise sanitaire qui a amené beaucoup d’échanges avec les salariés et la situation au Web en septembre, où 26 salariés ont consulté (pour la plupart, avec des ressentis de violence et d’injustice amenant beaucoup d’anxiété ) elle a établi un droit d’alerte pour le service Web, suite à ces consultations. Le docteur Lefebvre a noté également à cette période, une résurgence d’un mal-être au service montage.

En cas de mal-être, voir de Burn Out, le médecin du travail peut intervenir auprès de l’employeur, mais cela ne se fait qu’avec l’accord de l’employé.

Le docteur Lefevre souligne que si un service montre des signes de souffrance, l’entreprise doit s’en emparer et passer en priorité par le dialogue.

Elle précise également que dans le cas d’un salarié en temps partiel thérapeutique, c’est à l’employeur de trouver la solution de remplacement et gérer l’organisation du temps de travail afin que la charge ne se reporte pas sur les collègues.

Accidents de travail : Depuis le début d’année, il y a eu 4 accidents de travail.

Il y a eu également 3 accidents de trajet, principalement dûs à des déplacements vélo ou trottinette.

Vaccination : Le docteur Lefebvre nous informe que les entreprises ont reçu un mailing afin que les salariés puissent s’inscrire et se faire vacciner auprès du pôle santé de la médecine du travail (injections AstraZeneca) dès que les doses seront disponibles et en fonction des critères. L’employeur doit transmettre cette information aux employés.

Bilan 2020 de la Psychologue du travail

Lors de la précédente réunion, Aurélie Laval nous avait fait le bilan de l’année 2020. Nous avions posé la question à la direction de ce qu’elle faisait de ces chiffres. La réponse n’avait pas été très claire, et nous avons donc reposé la même question.

Réponse : «  Nous n’attendons pas le bilan pour continuer de travailler. Les actions sont déclenchées au fur et à mesure. Une fois qu’un cas ( individuel ) est exposé, des points d’échanges ont lieu avec les managers pour mener des actions spécifiques. Dans les cas collectifs, on n’attend pas la fin du bilan pour lancer et mener des actions, mais cette année particulière, certaines ont été plus difficiles à mettre en place. 3 actions de coaching pour les cadres avaient été prévues en avril mais ont été déprogrammées à cause de la Covid

Il y a aussi des actions au niveau de FTV, comme des formations pour les cadres (exemple en cours sur les agissements sexistes et harcèlement moral), formations à la QVT. Les managers sont sensibilisés à l’isolement des collaborateurs en télétravail et également sensibilisés à la notion de droit à la déconnexion.

Point Numérique

Les audiences sont très mauvaises, au mois de mars, elles ont chuté de 35% par rapport au mois de Février qui avait déjà perdu lui aussi.

Les chiffres sont bas :

4,4 Millions de pages vues en février

2,9 Millions de pages vues en mars

La tendance semble s’inverser pour les premières semaines d’avril.

( pour info, en 2020, nous annoncions dans un Compte-rendu des RP 15,9 Millions en mars et 9,5 Millions pour avril ).

Selon la direction, il y a une explication, commune à toutes les régions, la nouvelle obligation légale d’accepter les règles et d’être tracé… Beaucoup d’internautes n’accepteraient pas le traçage !

L’autre explication serait un changement d’algorithmes de google, qui aurait pénalisé la recherche de nos pages.

Enfin la situation locale que nous connaissons sur les Hauts de France, avec une baisse du nombre de sujets publiés, des outils et des codes de publications qui ne sont pas parfaitement utilisés et maitrisés par les journalistes qui n’y sont pas habitués.

COPIL

Les élus et représentants de proximité des Hauts de France avaient demandé la reprise des travaux du COPIL, cette demande était restée sans réponse. Eric Berg souhaite remettre en route le COPIL, dans ce but il rencontre le cabinet JLO le 14 avril, afin d’envisager le changement des membres ayant quitté la société.

La prochaine réunion du COPIL est programmée le 20 avril, avec tous les membres et par Visio.

Depuis la réunion des RP, nous avons appris que les salariés membres du COPIL n’avaient pas été informés de cette date en amont. Une simple convocation la veille pour une réunion COPIL le lendemain. Les salariés membres du COPIL ont demandé un report de la réunion pour cause de planning, deux salariés d’Amiens étant en congés… Cette réunion n’aurait donc pas respecté la représentativité géographique des salariés.

Une restitution du rapport ORSEU doit être faite aux représentants de proximité d’Amiens et de Lille, il reste à définir les modalités de présentation et la date.

Une enquête de l’inspection du travail est toujours en cours, la direction Hauts-de-France a reçu une mise en demeure de présenter son plan d’action pour le WEB. Une présentation orale a été faite par Erik Berg, il doit maintenant leur fournir le plan par écrit.

Une autre partie de la mise en demeure concerne les conditions de restitution du rapport de la LDH, cette partie doit être gérée par la structure parisienne.

La direction précise qu’elle souhaite former les adjoints au WEB, elle estime que plus les adjoints seront compétents au WEB, plus les problèmes pourront être résolus.

Point service Doc/Thèque

Selon la direction, les salariés du service ont bien compris que le fonctionnement était différent des autres régions. Le service va être regroupé et il faut maintenant bien penser le déménagement, il est nécessaire qu’ils soient bien installés. C’est la prochaine étape du projet qui doit être étudiée avec le chef de centre. La direction évoque également la demande d’ouverture d’un poste supplémentaire qui pourrait également participer au WEB. La direction confirme des renforts pour le service à l’occasion des futures élections, afin que le travail se fasse dans de bonnes conditions.

Infographie

Le départ en RCC d’un des infographistes, amène à se poser des questions concernant le remplacement.

La direction nous dit être en pleine réflexion à ce sujet, mais n’envisage pas le remplacement du poste, elle compte sur le recours à l’intermittence et sur les UCC.

Selon elle, en terme d’épanouissement, si les salariés sont volontaires, c’est profitable.

Il semble important de faire un recensement des éventuels volontaires. Nous avons également alerté sur l’impact en cascade sur les autres métiers de ces remplacements d’infographie par UCC.

Point sur les UCC

Une UCC, doit être exercée de façon occasionnelle, elle ne doit pas devenir l’activité principale d’un salarié volontaire.

Pour accéder à l’exercice d’une UCC il y a un parcours de formation.

Les volontaires passent des tests, puis un entretien devant un jury. Ils reçoivent ensuite une formation théorique et pratique sur d’autres sites. A l’issue de cette période, ils passent enfin devant un jury pour la validation de leur UCC.

Nous demandons un point de recensement sur les volontaires aux UCC (en particulier l’infographie) à la prochaine réunion des RP

UCC Multimédia

Nous souhaitions faire un point sur la compétence multimédia, Vincent Robert nous confirme que depuis le début de l’année, il n’y en a eu qu’une seule, sur 4 personnes qui peuvent pratiquer.

Ce sont principalement des assistantes d’émission qui produisent des modules complémentaires pour le WEB et l’antenne. Ça peut être des parties de tournage, montage ou encore rédaction, et même des ITW de groupes musicaux par exemple, c’est assez varié mais chaque personne pratique avec ses compétences.

Les salarié(e)s pratiquant l’UCC multimédia préparent et tournent leur produit, ils ou elles ont la responsabilité du produit fini, la mission est « en gros » celle de réalisateur…

Ménage

Sur presque tous les sites , des problèmes liés au ménage ont été constatés. Nous avons fait remonter plusieurs remarques du personnel.

Les services généraux ont fait un point avec le prestataire.

Des visites de site sont prévues avec contrôle qualité.

Le 14 avril à Lambersart

Le 22 avril à Boulogne sur mer

Pas de date arrêtée, mais les visites de BEX seront faites en mai.

Questions diverses

Question surprise :

– Avez vous déjà entendu parler du MédiaLab…?

– Non…?

La direction non plus…!

Nous leur avons donc appris qu’un partenariat avait été signé entre France Télévisions et YouM3dia (incubateur d’Euratechnologies dédié aux nouveaux médias).

Le projet initial en partenariat avec l’ESJ Lille doit participer à l’accompagnement des startups et à la mise en place d’expérimentations avec des solutions de projets incubés… avec le soutien du MédiaLab (cellule innovation de la direction de l’information) de France3 Hauts de France ( article du 25/03/21 : e-marketing.fr ).

Après quelques coups de fils, Erik Berg nous confirme que Stephane Mazzorato ayant eu des informations, aimerait qu’on participe au projet.

Il s’agit donc bien d’un projet suivi par la direction de l’innovation technologique de FTV à Paris. Ce MédiaLab est destiné à imaginer ce que pourraient être les médias de demain.

La direction nous confirme que France3 Hauts de France a bien reçu le projet mais que nous n’y sommes pas encore engagés.

Présents à la réunion :

Pour la direction: Muriel Bajard, Elodie Popieul, Erik Berg, Sylvain Cau-Bareille, Vincent Robert.

Pour les représentants de proximité: Séverine Beaurain (Cfdt), Nicole Brame (Cfdt), Patricia Campagne (FO), Claude Preux (Cgt), Philippe Rousselle (Cfdt), Bertrand Théry (Cgt).

Prochaine réunion le 10 mai,

Merci de nous envoyer vos questions avant le 29 Avril.

Séverine Beaurain, Nicole Brame, Philippe Rousselle.

JOURS DE FRACTIONNEMENT : UN DROIT POUR TOUS !

Journalistes et PTA : un droit pour tous, pensez-y maintenant !

QU’EST-CE QUE LE CONGÉ DE FRACTIONNEMENT ?

Quand vous prenez des congés payés en dehors de la période légale qui va du 1er mai au 31 octobre, vous avez droit à des jours de congés supplémentaires : les « fractionnés ».

QUEL TYPE DE CONGÉ DOIT-ON PRENDRE POUR GÉNÉRER LE FRACTIONNEMENT ?

Seuls les congés annuels (à l’exception de la 5ème semaine) génèrent du fractionnement. Veillez à bien poser du congé annuel dans Monkiosque (onglet « nature de l’absence ») au moment de la demande !

TOUS LES SALARIÉS Y ONT DROIT, les JOURNALISTEs aussi !

Pour les journalistes, c’est la Loi qui s’applique : selon le nombre de jours de congés payés annuels (la 5ème semaine de congés payés annuels ne compte pas) qui leur reste à prendre après le 31 octobre, ils auront droit à :

  • 1 jour de fractionnement s’il leur reste entre 3 et 5 jours de congés payés
  • 2 jours de fractionnement s’il leur reste au moins 6 jours de congés payés.

Il s’agit donc de « fractionner » les 4 semaines de congés payés de façon à ne pas les prendre en bloc, et ce entre le 1 er mai et le 31 octobre. 

La direction de France Télévisions refuse aux journalistes ce droit pourtant inscrit dans la Loi, et confirmé par la jurisprudence : seul un renoncement individuel et formalisé par un écrit, donc de chaque journaliste, pourrait fonder la perte du droit au fractionnement[i]. L’accord collectif de FTV ne prévoit pas ce renoncement.

Et si les jours de fractionnement vous sont refusés ? La Cfdt vous invite à vous manifester auprès de ses élus et délégués syndicaux, afin de revendiquer ce droit auprès de la direction nationale en se basant sur la réalité de terrain.

POUR LES PTA, DES DISPOSITIONS conventionnelles PLUS FAVORABLES QUE LA LOI :

Vous prenez au moins 5 jours de congés annuels entre le 15 janvier et le 15 mars, vous générez deux jours de fractionnement.

Vous prenez au moins 11 jours de congés annuels entre le 1er mai et le 31 octobre, vous générez deux jours de fractionnement.  Vous prenez au moins 5 jours de congés annuels entre le 15 novembre et le 31 décembre, vous générez un jour de fractionnement.

NB : Si vous travaillez sur 35 H par semaine (5 jours de 7 heures), le nombre de jours de congés à prendre entre le 1er mai et le 31 octobre n’est que de 10 jours pour bénéficier de 2 fractionnés.

QUAND PRENDRE LES JOURS DE FRACTIONNEMENT ?

Au plus tard le 31 décembre de l’année en cours, sauf le jour acquis entre le 15 novembre et le 31 décembre qui peut être pris jusqu’au 31 janvier de l’année suivante.


 [i] Cour de cassation, civile, Chambre sociale, 13 janvier 2016, 14-13.015, Inédit

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