Réseau France 3 : Journal des Moyens internes de fabrication ex-filière

Suite à la réunion de la Commission de suivi de la réorganisation des Moyens Internes de Fabrication (MIF) qui a eu lieu le 14 novembre 2018, la CFDT crée une newsletter destinée aux personnels de l’ex-filière Production de France Télévisions, afin de les informer des suites de la réorganisation des Moyens Internes de Fabrication (MIF).

LA FABRIQUE une nouvelle marque de France Télévisions

Le but du changement de dénomination de la filière : faire du marketing, vendre les savoir-faire, identifier le travail de l’ex-filière sur les productions FTV, exprimer la fierté de disposer d’un outil de production propre… Il était temps ! Donc, La fabrique, c’est l’ex-filière Production (les sites de Bordeaux, Toulouse, Rennes, Strasbourg, Nancy, Lyon, Lambersart, Marseille) PLUS la post-production du siège, PLUS le site du Franay à SaintCloud (où est monté le nouveau feuilleton de France 2).

Une société extérieure, Fllow, est en charge de la réflexion sur la stratégie de communication de FTV et de la création d’un label « La fabrique ».

Un label qui doit valoriser l’indépendance en matière de production d’une partie de nos programmes et nos savoir-faire. Fllow doit aussi réfléchir aux moyens de fédérer les équipes autour de ce label… Selon la presse, Fllow a consulté d’ores et déjà les 1000 collaborateurs des équipes des MIF sur leur perception de leur direction, leur métier et leurs missions.

Toujours selon la presse, un comité de 6 salariés « managers » ou issus du terrain aurait participé à une session de co-création. Le tout aurait permis à Fllow de définir le label, de créer le logo et d’écrire une charte d’engagement du label… D’autres ateliers auraient eu lieu, avec pour but de travailler sur le catalogue de services en ligne de La fabrique. Combien ça coûte ? On ne sait pas.

Donc, depuis le 13 novembre 2018, La Fabrique (donc le travail des équipes des MIF) doit être mentionnée dans les génériques. On se demande d’ailleurs pourquoi l’ex-filière n’était pas mentionnée systématiquement ; il aura fallu une réforme et le jus de crâne d’une société de conseil pour y arriver ! Et si vous êtes fan de La fabrique… Si vous êtes « proud to be La fabrique » … Casquettes, pulls, mugs, les produits dérivés existent déjà ICI

1000 salariés consultés et fiers d’appartenir à la team de La fabrique, yeah ! Certes, nous avons comme un doute sur la consultation des salariés de La fabrique, mais passons, on ne va pas gâcher la fête. Cette réforme des MIF que la Direction s’efforce de nous faire avaler à coups de commissions, d’ateliers, de communication, de promesses floues, de méthode agile ou de « Work in progress »… ne nous convainc toujours pas.

« Work in progress » ? « Work in regress » ?

« Work in progress », comprenez un projet en cours d’évolution. Un truc pas fini, qui s’adapte aux circonstances, qui change, qui vit. Dans l’industrie, le « work in progress » vise à diminuer les stocks, à fabriquer en temps réel.

Le « work in progress » est-il adaptable à la production télévisuelle ?

En tout cas, c’est un leitmotiv (tout comme l’utilisation de « agile ») dans la transformation de France Télévisions, et la réforme des MIF en est un exemple. Entre le projet présenté aux élus de l’ex-CCE et l’état actuel du projet, les choses ont changé ; les effectifs cibles, la localisation des activités et des équipes, l’activité.

Le « work in progress » permet le flou : comment dire ce qu’on va faire quand on prône l’adaptation permanente ?

Alors « work in progress » devient « work in regress ».

Un exemple: le cahier des charges “fictions” 2019. Il devait être présenté à la fin du premier semestre 2018 (rappelons que le nombre de fictions fabriquées par l’ex-filière avait été diminué en 2018 entre autres pour permettre la création du feuilleton pour F2), il l’a été, oralement (aucun document n’a été fourni), au cours de la Commission suivi des MIF mi-novembre : 21 fictions seulement réparties sur 3 sites, au lieu de 24 sur 4 sites en 2018… Mais « le plan de charge n’est pas encore totalement arbitré » : ça peut bouger… « Work in progress »…

21 fictions sur trois sites, ce sont 7 fictions pour Lille, 7 pour Lyon, 7 pour Marseille… et rien pour Bordeaux, si ce n’est une contribution à la fabrication de fictions « traditionnelles » et les « Mongeville » tournées à Bordeaux avec le renfort de Marseille et Lyon. Concernant ces fictions « traditionnelles », en voici la répartition prévisionnelle et communiquée oralement :

Bordeaux, le « Work in progress » et le FabLab

« Work in progress » oblige, la direction annonce que le site de Bordeaux va devenir… un Lab… Après la Fab, le Lab… Ce qui donne… le « FabLab » ! Re yeah ; un laboratoire pour la production de fictions à destination du numérique : des fictions très courtes (4 minutes par ex.), tournées selon des process différents et rapides (une journée de tournage à terme). Il parait qu’aujourd’hui, FTV ne sait pas faire. On va donc apprendre, « learning by doing » : ce sont les équipes bordelaises qui vont s’y coller dans le FabLab en « work in progress ». Re re yeah. Ces fictions numériques seront proposées en priorité à NoA, la télé numérique expérimentale en « Work in progress » de F3 Nouvelle Aquitaine, et à Slash, le canal de diffusion numérique de FTV. Travailler pour le numérique… Il était temps !

Un si grand soleil, caliente !

On s’en félicite, le feuilleton marche plutôt bien en termes d’audience, 3,5 millions de téléspectateurs en moyenne / soir. En deux mois, le feuilleton a atteint autant de téléspectateurs que « Plus belle la vie » en 11 mois ! Et la courbe d’audience est stable. Ce qui a amené la Direction à décider que la fabrication du feuilleton sera continue sur l’année, sans pause estivale ; soit 25 épisodes de plus à fabriquer !

« Work in progress », mais comment on fait ?

Sachant que l’engouement des salariés permanents de l’ex-filière pour travailler à Vendargues est resté timide, et que déjà aujourd’hui, le recours aux intermittents sur le site est plus élevé que prévu… Mais la Direction se veut optimiste, ce recours à l’intermittence n’a pas de gros impact sur l’économie du projet, selon elle, malgré le surcoût engendré par les frais de mission. Elle mise sur un plan de formation pour les CDI candidats, afin de recruter sur le site un personnel qualifié pour l’activité proposée.

C’était l’épisode N°1 du feuilleton « l’Echo de La fabrique, journal des MIF ex-filière »… Parution prévue : dès qu’il y a du nouveau ! A bientôt donc !

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