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Première newsletter 2026
ON SONGE DEJA À LA RETRAITE
C'est pas bon signe ça non ?
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Pour cette newsletter de janvier, on part sur de bonnes bases.
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Pour commencer : n'oubliez pas de voter (hé oui encore) aux prochaines élections des administrateurs au Conseil d'administration de France Télévisions.
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Les administrateurs salariés représentent votre voix lors du Conseil d’administration du groupe France Télévisions. Ils participent aux travaux du Conseil et aux décisions par un vote. Ils représentent les intérêts du groupe et remontent vos préoccupations dans cet organe décisionnel de l’entreprise.
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Nous faisons liste commune avec le SNJ.
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Elles auront lieu du 22 au 28 janvier prochains. Vous avez certainement reçu les codes à la maison ainsi que le lien vers le site de vote.
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Sinon un numéro : 05 67 31 53 03
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Ensuite, un petit (grand) débrief sur la retraite progressive et plus largement sur l'accompagnement des séniors dans l'entreprise. L'âge moyen des salariés de FTV est de 50 ans. La retraite ? Un sujet d'avenir.
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AGIR POUR FRANCE TÉLÉVISIONS
Liste d'union proposée par CFDT SNJ
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Parce que le CA, c’est important. Il détermine les orientations de notre activité et veille à leur mise en œuvre.
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Il est constitué, pour 5 ans, de 15 membres : le.la président.e de France Télévisions, un.e député.e et un.e sénateur.trice, cinq représentant.es de l’État, cinq personnalités indépendantes, et deux représentant.es du personnel du groupe France Télévisions, qui disposent d’un droit permanent à l’information sur des documents comptables et juridiques de la société et peuvent formuler des vœux auprès du CA, qui est tenu d’y répondre par un avis motivé.
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PREPARER SA RETRAITE
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À France Télévisions, la moyenne d’âge atteint les 50 ans. Avec le vieillissement des effectifs et la prolongation des carrières, il devient indispensable de mieux considérer les salariés expérimentés.
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Pour la CFDT, le dialogue social est la clé : il doit permettre d’adapter les politiques d’entreprise, de prévenir les discriminations liées à l’âge et de valoriser la transmission des savoirs. Nous agissons depuis plusieurs années pour que la gestion des fins de carrière soit intégrée à la négociation sur l’emploi des seniors, et à la gestion des emplois et des parcours professionnels. L’enjeu est d’obtenir des mesures concrètes, adaptées aux réalités du terrain, bien au-delà des seuls dispositifs législatifs.
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LA RETRAITE PROGRESSIVE
Depuis 1er septembre 2025 : un nouveau droit pour tous
La retraite progressive permet de réduire son temps de travail tout en percevant une partie de sa pension. C’est un véritable outil pour adoucir la fin de carrière, préserver le pouvoir d’achat et préparer sereinement sa retraite.
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Pendant cette période, le salarié continue à cotiser et acquiert de nouveaux droits, qui seront pris en compte lors du recalcul de la retraite définitive. Ce mécanisme présente de véritables atouts : il offre une transition douce entre vie active et retraite, permet de maintenir les droits sociaux et d’éviter une chute brutale des revenus.
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Depuis le 1er septembre 2025, suite à l’accord national interprofessionnel négocié par la Cfdt, il faut avoir 60 ans et justifier de 150 trimestres cotisés (tous régimes confondus, soit 37,5 années).
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Le salarié devra exercer son activité à temps partiel, avec une quotité comprise entre 40 % et 80 % d’un temps plein.
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Le principe est simple : la retraite progressive complète le salaire à temps partiel par une fraction de pension correspondant au temps non travaillé. Ainsi, un salarié travaillant à 70 % percevra 70 % de son salaire et 30 % de sa retraite. Au moment du départ définitif, la pension est recalculée pour intégrer les droits supplémentaires acquis pendant cette période.
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Ce dispositif permet donc de réduire son activité sans rupture de droits, tout en garantissant une meilleure transition financière et sociale.
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Cependant, la pension partielle ne compense pas toujours intégralement la baisse de salaire, et les cotisations réduites entraînent une acquisition moindre de droits qu’en temps plein.
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Nous conseillons aux salariés qui souhaitent bénéficier de ce dispositif d’effectuer des simulations de revenus pendant la retraite progressive et lors de la liquidation complète de la pension.
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ATTENTION
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Le passage à temps partiel nécessite l’accord de l’employeur, qui dispose de deux mois pour répondre à la demande. En cas de silence, l’accord est réputé acquis.
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Une fois ce temps partiel validé, il conviendra d’adresser une demande formelle à la caisse de retraite, accompagnée des justificatifs (contrat, bulletins de salaire, attestation employeur…).
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L’ACCOMPAGNEMENT DES SÉNIORS
Un combat et un avenir à construire ensemble
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L’Accord National Interprofessionnel (ANI) sur l’emploi des seniors, signé le 14 novembre 2024 et transposé dans la loi le 15 octobre 2025, entérine de réelles avancées pour ces derniers en entreprise.
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DES DIAGNOSTICS PRÉCIS POUR DES NÉGOCIATIONS EFFICACES
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L’ANI impose désormais une phase de diagnostic obligatoire avant toute négociation sur l’emploi des seniors. Ce diagnostic couvre des enjeux majeurs : recrutement des expérimentés, maintien dans l’emploi, transmission des savoirs, santé au travail, et bien plus encore. Pour la CFDT, ce diagnostic n’est pas une formalité administrative. Nous exigeons qu’il soit rigoureux, transparent et participatif, afin d’identifier les besoins réels des salariés et de négocier des solutions adaptées.
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DES ENTRETIENS PROFESSIONNELS QUI CHANGENT LA VIE DES SALARIÉS
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L’ANI a acté deux rendez-vous clés pour les salariés : un entretien renforcé à 45 ans et un entretien de fin de carrière avant 60 ans. Ces entretiens doivent être l’occasion d’anticiper les évolutions de carrière, de prévenir l’usure professionnelle, et de préparer sereinement la transition vers la retraite. À France Télévisions, nous nous battrons pour que chaque salarié bénéficie d’un accompagnement personnalisé, avec l’appui de conseillers en évolution professionnelle et des services de santé au travail.
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DES AMÉNAGEMENTS DE FIN DE CARRIÈRE QUI RESPECTENT LES SALARIÉS
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L’ANI a ouvert la voie à des dispositifs innovants pour les fins de carrière : temps partiel de fin de carrière, retraite progressive, et maintien de la rémunération. La CFDT revendique leur application concrète à France Télévisions. Nous négocions pour que les salariés puissent choisir leur rythme de travail en fin de carrière, sans subir de pressions ou de pertes financières abusives.
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LA CFDT, LE MEILLEUR SYNDICAT POUR NÉGOCIER UN ACCORD INTERGÉNÉRATIONNEL AMBITIEUX
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Les avancées de l’ANI sont une première étape, mais la CFDT ne s’arrêtera pas là.
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Nous voulons un accord intergénérationnel d’entreprise qui aille plus loin que le cadre légal. • Un outil de transmission des compétences entre jeunes et seniors, pour renforcer la cohésion et l’efficacité collective. • Un levier de reconnaissance pour les salariés expérimentés, qui méritent respect et considération. • Un cadre sécurisé pour les fins de carrière, avec des aménagements adaptés et des transitions fluides vers la retraite.
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Nouvelle année, nouvelle rubrique. Nous vous proposerons parfois une fiche de lecture en rapport avec l'actualité de notre entreprise. Suite aux vœux de notre présidente, il nous semblait nécessaire d'aborder l'IA sous un angle disons plus critique.
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On commence donc aujourd'hui avec cet essai fort instructif : Un taylorisme augmenté. Critique de l’intelligence artificielle du sociologue Juan Sebastián Carbonell (Éditions Amsterdam, 2025).
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En gros, l'IA n'est ni une nécessité ni un progrès social mais un choix politique et économique. Plus que de détruire nos emplois, l'IA les ubérise, les taylorise, supprimant notre liberté et notre créativité au travail.
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La thèse centrale : Le Taylorisme 2.0
Le terme augmenté ne désigne pas une amélioration de la condition humaine, mais une extension du contrôle. Carbonell explique dans ce premier chapitre que l’IA permet de réaliser l’idéal de Frederick Taylor (le père de l'organisation scientifique du travail rationalisée, fragmentée) : la séparation totale entre conception et exécution.
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L'algorithme décide de la "meilleure façon" de faire et le travailleur n'est plus qu'un exécutant.
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La déconstruction du mythe de l'automatisation totale
L'un des apports majeurs de l'auteur est de montrer que l'IA ne remplace pas l'humain, elle le cache.
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Exemple : pour qu'une IA de reconnaissance faciale ou de traduction fonctionne, il a fallu que des milliers de "travailleurs du clic" (micro-travail) étiquettent des données manuellement pour des salaires dérisoires.
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Et ce n'est pas terminé. Plus on automatise, plus on a besoin d'humains pour surveiller les machines, les réparer ou compenser leurs erreurs. Il n'y aura pas de société sans travail mais un travail en miettes.
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La dépossession du savoir faire
Carbonell analyse comment l'autorité change de visage. Le patron humain s'efface derrière l'écran. Désormais, c’est l’application, c'est l'algorithme qui attribue les tâches, évalue la performance et, parfois, décide du licenciement (comme pour les livreurs de plateformes).
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Face à un manager humain, on peut discuter. Face à un algorithme, la règle est opaque et indiscutable. De fait, le pouvoir de contestation des salariés et des syndicats est très affaibli.
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De plus, l'IA standardise les métiers qualifiés : ce ne sont plus seulement les ouvriers qui sont touchés. Les avocats, journalistes ou médecins voient leurs protocoles dictés par des logiciels d'aide à la décision, ce qui appauvrit leur expertise, leurs qualifications et partant, le sens au travail.
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L'IA comme choix de classe
L'auteur insiste sur le fait que la technologie n'est pas neutre. L'IA est un investissement. Si les entreprises investissent massivement dans l'IA, c'est pour augmenter la plus-value en réduisant les coûts de main-d'œuvre et en augmentant la cadence.
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Carbonell conclut que le problème n'est pas la machine elle-même, mais qui la possède et qui la programme. Il appelle à une réappropriation collective des outils numériques pour qu'ils servent à alléger le travail plutôt qu'à l'intensifier. Un luddisme salutaire.
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Mayotte la 1ère sur son 31
Ou comment terminer l'année en laissant la maison dehors
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La direction a envoyé un message plein de promesses : « Pour bien terminer cette année 2025, Mayotte La 1ère vous propose un moment unique : la soirée “Mayotte La 1ère sur son 31” ».
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Sur le papier, cela ressemble à un événement fédérateur. La réalité, elle, coupe net l'élan. 15 places seulement pour près de 120 salariés
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